Depuis le 11-06-2006 :
32283 visiteurs
Depuis le début du mois :
1143 visiteurs
Billets :
55 billets
Le livre de Tatem -pièce théâtrale primée avant d'être jouée et éditée.
Commander le livre avec 50% de réduction via l'email
argotheme@hotmail.fr
Titre :
Listen to this article
ICI - Si vous êtes lecteur intéressé par ce Site/Blog ==> P R O P U L S E R - LE . . . A L' A V A N T...
Cet article a été publié sur agoravox, sur la suite de ce blog vous avez un lien pour le consulter. Par N.E. Tatem avec ARGOTHEME. http://www.argotheme.com | ||||
|
Si une œuvre littéraire mérite d'être relue si souvent sans jamais se faire détrôner par d'autres plus récentes, inusables ou fortes, incontestablement celle de Jack London est l'une parmi les rares élues pour l'éternité.
L'homme extraordinaire, l'équivalent d'une centaine de livres attachants accouchés en moins de 25 ans, appose avec brio son empreinte dans chaque ouvrage. Ce qui donne un sens mirifique, harmonieux et incomparable à toute l'œuvre. Un timbre d'une fierté généreuse, distillé sans concession de sa philosophie à la fertilité inouïe parcourt les textes griffés dès la première ligne. On se demande à la visite de la multitude de titres, quelle vie a-t-elle bien pu accoucher des monumentales qualités ?
La droiture exemplaire conjuguée aux capacités prolifiques rares font de l'auteur l'idole de plusieurs générations de lecteurs et érudits en belles lettres. Les déboires difficiles de son parcours devaient donner un écrivain maudit, celui qui vit les misères. Au contraire, ils lui forgent une personnalité avide de gratitude et l'obtient avec la littérature. S'approfondir dans la connaissance de ses romans, mène à la quête des biographies qui lui sont consacrées pour saisir le mystère de son génie. Dans chacune de celles lui sont faites, il est dit que l'œuvre est puisée du vécu et s'articule avec le fantasme créatif et le style rédactionnel approprié au genre.
Né le 12 janvier 1876 à San Francisco, année où sort L'Aventure de Tom Sawyer le roman Mark Twain dont toute l'œuvre est de la même essence. Sa tendre enfance s'est baignée dans l'atmosphère de spiritisme entretenu par sa mère, ce qui activa l'étalement de sa rêverie fantasmagorique inspirant l'émérite œuvre. Fils illégitime de Flora Wellman, une mère issue d'une famille aisée de l'Ohio qui s'est enfuie de chez ses parents dès 16 ans. Cet âge ne l'a pas empêchée de détenir déjà une culture qui lui a permis de survivre en donnant des cours de piano et de diction avant de se consacrer au spiritisme. Et d'un père, William Chaney lui-même autodidacte et auteur (roman et poésie) qui ne l'a jamais reconnu. Parce que ce dernier se considérait stérile mais pas impuissant, il prit sa quatrième épouse sur six, Flora qu'il abandonna dès qu'elle lui annonça qu'elle était enceinte croyant qu'elle le trompait. Quand ils formèrent leur couple en 1874, elle avait 30 ans et lui 53. Le 16 septembre 1876, elle épouse John London, un veuf poursuivi par sept enfants auxquels se rajouta le futur Jack qui a été considéré par ce maçon et fermier comme son propre fils. C'est sa demi-sœur Eliza qui s'occupa beaucoup de lui.
Il savait lire et écrire dès l'âge de 5 ans selon l'unanimité des biographes qui insistent sur sa jeunesse accablée de moult précarités. Autodidacte de haut vol, Griffith London Chaney dit Jack se considère « un raconteur d'histoires » comme se définissent par modestie élémentaire tous les écrivains. Le brin hors-normes, qui le fait dépasser d'une tête les autres, réside dans ses opinions de rebelle et sa disponibilité à graver avec forte considération la part de son environnement et celle de son vécu dans sa littérature bien plus que fascinante.
Jack a commencé à travailler dès 13 ans dans une conserverie qui conditionnait les produits agricoles, en tentant de publier des articles de presse. Puis économisant et contractant un prêt chez une femme noire, il s'est acheté une barque et s'est mis à écumer les huîtres de la baie de San-Francisco. Le 17 avril 1894, à 18 ans, il était parmi les 100 000 chômeurs qui ont marché depuis sa ville, San Francisco, sur le capitole à Washington. Des centaines de milliers d'autres ouvriers ont pris départ de leurs villes respectives afin de réclamer du travail, ceci pour sa présence dans l'histoire des Etats-Unis et les luttes qui lui a été d'une inspiration pour écrire principalement trois essais sur le socialisme. Il déserta le 24 mai « l'armée industrielle », telle qu'elle a été baptisée. Car il était très difficile de nourrir les marcheurs dans les villes traversées où l'accueil des autres travailleurs était solidaire, contrairement à celui du peuple de droite qui était hostile. Ses premiers papiers de presse commencèrent à paraître après cette escapade avec les hordes de gueux.
Aventure qui l'a marqué pour la vie et déclencha sa conscience politique qui fait de lui un communiste que très peu de biographes et de critiques rapportent fidèlement. Pourtant il s'était fait d'abord une réputation de politicien en se portant candidat dans des élections locales et par une fougueuse participation dans des salons de discussions socialistes que tenaient les mouvements de gauche au début du XXe siècle aux Etats-Unis. Lénine mourant se faisait lire « Talon de fer », Trotski le cite dans ses écrits et Che Guevara prenait référence de ses travaux.
Cependant sa vocation d'écrivain est parvenue au raffinement de son expérience d'impénitent aventurier dans, la ruée vers l'or, les équipées au Klondike. Il le reconnaît lui-même en écrivant en 1915, un an avant sa mort : « C'est au Klondike que je me suis découvert moi-même. Là, personne ne parle. Tout le monde pense. Chacun prend sa véritable perspective. J'ai trouvé la mienne ». Dès son retour du froid canadien et de sa fièvre de l'or, comme des milliers de chercheurs, ses premières nouvelles ont vu le jour. Le succès par la richesse matérielle s'en est suivi par la magie d'une écriture considérée, à ce jour, moderne où chaque mot galvanise sa démarche d'auteur.
Si pour Ernest Hemingway qui a est de la même trempe, en écrivant pendant des années depuis le bureau de Fidel Castro, la phrase courte et salvatrice se composait de : sujet, verbe et complément. Chez Jack London, le livre d'environ cent pages sous le format dit poche, le récit est condensé pour contenir et libérer à la fois toute la matière et les thèmes qui le composent. Certain de ses écrits sont à cheval entre la nouvelle et le roman.
The Redge Pleague (La Peste écarlate), publié en 1912, est l'une des merveilles que nous a léguée Jack London. De quelque 70 pages, ce court roman est celui où l'anticipation concerne notre époque, au regard des grandes maladies - sida et grippe aviaire - qui angoissent scientifiques et gouvernements. Il raconte l'extermination de l'humanité par une maladie hautement contagieuse par l'air, précédant les concepteurs de vaccins et semant une panique généralisée au niveau terrestre. POUR ECRIRE ET PUBLIER UN ARTICLE AVEC POULISCOOP (sccop populaire) organe de cyberpresse de ARGOTHEME. http://www.argotheme.com/organecyberpresse/
| ||||
Publié par argotheme à 10:43:04 dans Cultute et Arts : Critiques. | Commentaires (0) | Permaliens
Par N.E. Tatem avec ARGOTHEME
Comédie-Française contre fratrie Koltès dans un imbroglio théâtral.
Devenue désormais l'affaire Koltès, elle remet au goût du jour un débat de dramaturgie conjoncturellement mis en berne. Que personne n'a cru à sa clôture, malgré l'ancienneté de sa velléité, le-revoilà ! D'ailleurs il ne peut être aplati au mépris de son essence : la place de l'auteur dans une production.
Tant que persiste la criarde insouciance envers les auteurs contemporains (vivants et morts) et de leurs textes qui recèlent en association la transmission culturelle et la nouveauté, la contestation resurgit de sous boisseau. Aussi bien les premiers en quête de consécration que les seconds supplantés par le répertoire classique ou les décideurs des structures, ne peuvent s'enfoncer plus bas. Au vivant on dénie du talent en galvaudant « il y a peu de bons textes actuellement ». Et au contemporain en général, on préfère de loin un Molière ou un Shakespeare sinon, on détourne impunément ses conceptions textuelles.
Frère de Bernard-Marie Koltès, décédé en 1989, dramaturge et auteur génial de la pièce « Le retour du désert », François Koltès réalisateur et auteur, a le principal rôle d'un drame léger pour son aspect people mais lourd quant au sujet qu'il réveille. C'est même l'événement, à connotation de feuilleton estival, du théâtre pour 2007. Le second prend à bras le corps la défense du message du premier derrière ce texte ancré dans l'actualité. Au regard des derniers fracas sur la place publique, à propos du colonialisme et de la discrimination qui questionne une France entre intégration et rejet d'étrangers laborieux sur son sol, l'affaire remue le couteau dans la plaie. L'instigateur, pas plus loyal que lui à la mémoire du défunt, assume une mission alambiquée traduisant le malaise du rapport de la scène à l'écriture.
«Au théâtre, il y a deux metteurs en scène : ceux qui croient qu'ils sont Dieu et ceux qui en sont sûrs. »*1 Dans le contexte où les spectacles sont coiffés d'une façon monopolistique par le metteur-en-scène, cette histoire Koltès, non la première de cette ascendance, pose l'équivoque statut des auteurs et la manière d'exécuter les textes. Quand ces derniers ne sont pas encore tombés dans le domaine public et dès lors qu'un initié aussi bien légal et qu'avisé jusqu'aux bouts des ongles, garantit cette protection, il y a alerte envers un arbitraire bien réel. Par conformité à faire jouer un blanc, un noir ou un arabe dans la distribution qu'il a, légiférée et stipulée, fixée dans son œuvre, l'auteur nommément ici- interpelle les malversions persistantes. De son vivant, il a déjà intenté de la sorte. Ce qui exhorte, en conséquence, le retour au débat occulté. Et de sa ténacité, l'ayant-droit acquiesce. Si l'immortalité de l'auteur parle d'elle-même, son œuvre traduite à plus de trente langues refait surface. Il est le francophone, 3è européen prolifique et doué après Becket et Genet, à être joué dans le monde. L'opiniâtreté spectrale, de ses précis doctrinaux, plane dans les coulisses pour alarmer la cité.
Dans le chapitre des techniques d'interprétation, toutes diligentées pour performer l'attitude mimétique de l'acteur, Stanislavski a préconisé une indexation et une incarnation absolues de l'acteur au personnage. Berthold Brecht, par contre, a mis en exergue la distanciation, le comédien montre le personnage imaginé sans se métamorphoser en celui-ci, restant artiste d'abord. Et Bernard-Marie Koltès a préconisé que l'homme joue l'homme, le rôle de l'enfant va à un enfant, le blanc ne sera représenté que par un blanc, le vieux ira au comédien d'un certain âge etc. Il refuse, précisément au metteur-en-scène, de transformer approximativement le personnage. L'acteur épouse le sujet humain sans céder un iota à l'approximation et au fictif. La conception primaire, le texte, configure la mise-en-scène et le profil de l'interprète. Rien n'est aléatoire, amovible et transformable. On n'a pas vu de ça auparavant. Bernard-Marie Koltès était en éveil du spectacle issu de son texte. Il n'est pas le seul à être à cheval de la sorte, Becket et Genet étaient intraitables sur ce plan.
La vénérable Comédie-Française qui a abrité bien des litiges de ce genre, a porté recours devant les tribunaux l'injonction de François à faire cesser au bout de trente spectacles « Le retour du désert ». Les trente-quatre prévus pouvaient aussi se prolonger de reprises. Ainsi s'est amorcé le premier cran de l'escalade. Selon la presse écrite, il faut préciser qu'elle est plus réactive au théâtre que d'autres médias traditionnels*2, des doléances de l'ayant-droit, outre une correspondance de la SACD, sont à l'origine de la suspension. Corsé, l'échange s'est soldé par l'arrêt des représentations, puisque la société des droits d'auteur a pris partie avec le requérant. La 3ème chambre du TIGP (Tribunal de Grande Instance de Paris) a statué le 30 juin dernier. Second cran, elle prononce une indemnisation de 30 000 en contrepartie des 4 prestations annulées. Comme 3ème anicroche, la poursuite du requérant en lèse-majesté, pour propos diffamants tenus dans les médias à l'égard de la Comédie-Française et Murielle Mayette. Cette dernière est à la fois administratrice de cet établissement et s'est chargée de la mise-en-scène.
Elle soutient que Michèle Favory auquel est alloué le rôle de Aziz, un servant arabe dans une famille bourgeoise rapatriée d'Algérie à l'indépendance, assume pleinement ce rôle. D'autant plus que sa mère est kabyle. Un pourvoi en cassation de François Koltès qui ne perçoit point en ce comédien une correspondance avec le personnage, rajoute un 4ème épisode. Encore une Nième fois, la procédure s'avise dans cette institution, tel ce fait de 1939 : « Le rôle d'un metteur-en-scène d'être, de faire vivre, de réaliser une œuvre conformément à la volonté de l'auteur... » * 3 La dépréciation du centre névralgique de tout renouvellement du théâtre, la plume fondatrice de tout spectacle, dure encore. « Le maître du théâtre c'est l'auteur, les autres rouages ne sont là qu'en fonction de cette force créatrice » *4 Cet art n'est pas aussi propret que comme il est présenté, ses insatisfaits sont peu entendus, voire médits. Louable est l'encouragement des pouvoirs publics aux auteurs novices, pour leurs textes soumis à la DMDTS (Direction de la Musique, de la Danse, du Théâtre et du Spectacle.)*5 La monumentale négligence, est la pratique instaurée par les décideurs qui estompent sans vergogne les pièces des 2 catégories d'auteurs.
D'une délicatesse qui engage bien des remises en cause, ce débat creuse et élargit davantage le fossé entre 2 familles de critiques : celle des partisans du metteur-en-scène et celle qui défend l'écriture récente. La première dénie la mission de l'auteur dans le spectacle et la seconde milite pour sa paternité. Tout nouveau spectacle susceptible d'être considéré création, doit être inédit. Ceux qui portent un regard dédaigneux à l'écrivain contemporain, ne croient pas que le 4ème art happerait l'insolite qui le réinvente par l'implication de l'auteur. Et les autres, même inquiets, ne répliquent pas judicieusement pour recommander la prospection des pièces arrivées à terme sous des plumes anonymes. Elles sont toutes les deux assujetties aux susceptibilités fragiles, d'où leur rigueur circonspecte. Penseurs et responsables s'en passent donc, de l'hasardeuse responsabilité d'être à l'origine de situation conflictuelle et plus âpre qui risque d'ébranler outres les positions acquises, les dogmes sacralisés.
La faculté du théâtre d'être une priorité à la fois dans les mœurs culturels et les thèmes médiatiques, se doit à son rang qui le particularise des autres arts. « Donnez-moi un théâtre, je vous donnerai un grand peuple. »*6 Ce qui lui offre opportunité d'être sous les feux de la rampe, c'est la force des critiques essayistes, des tribunes polémistes et des lumières théoriques qui lui sont consacrées en pareilles circonstances. Elles lui sont, à plus d'un titre, revigorantes et le distinguent l'esprit des arts vivants. Son milieu, follement amoureux des dialogues et friand de contributions aux tournures aussi extravagantes que pertinentes pourvu que des conjonctures les permettent, ne lésine presque guère de disserter.
*1 : Rhetta Huguer
*2 : Presse écrite seulement et sans moindre commentaire des chaînes télé et radio.
2-a : Le nouvel Observateur, de Denis Padalydès le 3 juin 2007.
2-b : Le Figaro du 12 février, 26 mars, 30 mai et 21 juin 2007.
2-c : Libération 2, 24 et 26. Juin. De Martine Labordonne.
2-d : Le Monde de Nathalie Herzberg, mai et 21 juin 2007et autres.
2-e : Télérama du 10 mars 2007.
2-f : L'express de juin 2007.
*3 : Lettre de Copeau et Dullin datée du 31 juillet 1939 à Edouard Bourdet de la Comédie-Française au sujet de la mise en scène de « L'annonce faite à Marie »
*4 : In « Lire le théâtre moderne » de Michèle Liour, édition Dunod, page 105.
*5 : La DMDTS attribue l'encouragement à la création d'œuvres dramatiques, une seule fois aux auteurs inédits. 2 sessions par an, date limite Avril et septembre.
*6 : Eschyle.
Pour écrire et publier un article de cyberpresse avec POPULISCOOP scoop populaire- http://www.argotheme.com/organecyberpresse/
Publié par argotheme à 20:44:59 dans Cultute et Arts : Critiques. | Commentaires (0) | Permaliens
1|
Le livre de Tatem -pièce théâtrale primée. Commander le livre avec 50% de réduction avec email argotheme@hotmail.fr
**1èr :
Annuaire Blogs francophone
** 2ème :
**3ème :
Commentaires