Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Editeur et Communicateur

Le Blog de Tatem et de sa modeste maison d'édition

Compteur - Statistique des visites

Depuis le 11-06-2006 :
32283 visiteurs
Depuis le début du mois :
1143 visiteurs
Billets :
55 billets

ANNONCES GOOGLE

Google
--------------------------------- Cet article ou un autre vous a marqué et vous désirez le partager, alors cliquez ci-dessous et diffusez-le : partagez-le Bookmark and Share

Livre de N.E. Tatem à 50% à acheter via émail : argotheme@hotmail.fr

Le livre de Tatem -pièce théâtrale primée avant d'être jouée et éditée. Commander le livre avec 50% de réduction via l'email argotheme@hotmail.fr Titre : LES NOCES DU CHACAL ----- Image hébergée par servimg.com ----- Listen to this article Listen to this article ----- ----- ICI - Si vous êtes lecteur intéressé par ce Site/Blog ==> P R O P U L S E R - LE . . . A L' A V A N T... concours de la nouvelle star des blogs ----- - POPULISCOOP -

Rechercher

Littérature, Théâtre, Culture, internet,

   11 septembre   2ème assise   3ème mandat   Aimé Césaire   Algérie.Bouteflika   BIT   Bling Bling   Bouteflika   Bush   CGT   CIA   Canada (Pays)   Etats-Unis   Finul   France-Télécom   France-immigration   Hillary Clinton   Houari Boumediene   Liban   Lille   Littérature   Marjyoun   N.E. Tatem   Négritude   Palestine   Proche Orient   Proche-orient   Rachida Dati   Salon du livre 2008   Sarkozy à Alger   TNT   Tatem   Technologie   Télévision mobile   USA   algeria   algerie   algérie   argotheme   art   attentats   censure   club averroès   crise   critique littéraire   culture   dictature   discrimination   drone israélien   démocratie   développement   exil   extinction   fascisme   france   fréquentations   guerre   histoire   histoire algérienne   hommage   identité nationale   immigration   incident du salon du livre   insultes   international   islam   israël   juifs   libéralisme   maghreb   manifestation   manipulation médiatique   martinique   médias   numérique   obamania   octobre2007   paris   photos   place de la république   populiscoop   presse people   racisme   relations algéro-françaises   roman   salon de l'agriculture 2008   samedi   sarko   sarkozy   stress   syndicat   terrorisme   tours jumelles   travail   télévision   vidéo   web 2.0   égalité   élections  

Mai

DiLuMaMeJeVeSa
    123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031

Mémoire à faire savoir aux collégiens algériens pour leur éviter le cafouillage identitaire. | 15 mai 2008

Par N.E. Tatem avec ARGOTHEME. 

Cet article a été publié par POPULISCOOP -Scoop Populaire-

CELUI QUI NE SAIT PAS EST UN IMBECILE. CELUI QUI FAIT SEMBLANT DE NE PAS SAVOIR EST CRIMINEL. de Berthold Brecht -dramaturge allemand

2 séquences  vidéo dans cet article, extraits du film -->

Et comme nombreux lecteurs ont réagi à cet article, aussi bien des algériens que des amoureux de ce pays, notre offre un montage vidéo de BELLES IMAGES D'ALGERIE.à la fin de cet article

On croyait la « sur-glorification » de la guerre d'Algérie était le propre des catégories rentières qui ont des dividendes dans le système qui dirige le pays depuis l'indépendance. Mais il n'y a pas qu'elles, qui se composent d'anciens moujahids maquisards et leurs descendants encore plus voraces en matière de rapine, bien des donneurs de leçons tablent sur le même idolâtre béat. Jouissant de position de puissance, les mettant en continuelles chamaillades entre prédateurs dans le partage du gâteau, ces « kleptocrates » soutiennent de concert à la fois les lectures et les écritures populistes de cette mémoire combien fraîche et douloureuse.

Katiba :

Plus d'infos sur ce film

Si un jour l'Histoire de l'action armée qu'a présidée le FLN mériterait d'être constructive, elle peut admettre les critiques qui lui prodigueraient, quand elle est revisitée, les palliatifs qui préserveraient son honorable rang, sa bonne et juste cause ainsi que sa place distinguée dans toutes les gestes contemporaines des décolonisations. Appréhender avec dédain tels des dégâts collatéraux ou de dérives circonstancielles toutes les violences inexplicables que renferme la tâche historique qui a libéré le pays, nuirait davantage à sa bonne réputation. Et métamorphose cette dernière, depuis qu'une démocratie surveillée par l'islamisme et les connivences dont il l'aval au sein du système indécrottable d'un parti unique pervertissant le sigle de la mémoire collective « FLN », de celle toute faite pour le vénérable symbole à celle ternie et dévoyée par bien des secrets et non-dits cachés par le passé et toutes les étroitesses voilées d'un présent agité.

Les regards lucides doivent aborder d'ors-et-déjà, comme souvent nous donne à les voir l'historien et acteur de cette mémoire Mohamed harbi, les malheurs connus pour que surgissent avec moins de fracas ceux plus malsains et même inhumains tus à jamais. Comme le rôle joué par un certain groupe de « Oujda », la liquidation en règle de la pluralité, perçu comme un revers idéologique, connue au sein du 1èr GPRA (Gouvernement Provisoire) ou dans les rangs de l'ALN (Armée de Libération Nationale) et d'autres dualités entre personnes qui sont à l'origine de plusieurs scandaleux règlements de compte entre chefs centraux et locaux, ne sont que temporairement sous boisseau, puisque leur jour viendra pour que la vérité censée et présidée de droiture réintègre l'acquiescement qui lui est dû.

Toutes les affaires du massacre de « Melouza », des morts suspectes de grands leaders comme Abane Ramdane ou Krim Belkacem, de celle dite de la « Bleuite », du refoulement expéditif des jeunes étudiants qui ont désiré rejoindre les maquis avant mai 1956, des massacres sans moindre distinction qu'ont subi les éléments du MNA de Messali El-Hadj, des envois au charbon ou des tueries envers les militants communistes algériens qui étaient dans les rangs de l'ALN et tant d'autres sujets qu'on citent sur les bouts des lèvres, sont disparues officiellement de tous rappels aussi bien par les historiens du sérail que par d'autres intéressements comme les émissions de télé et le cinéma.

Chanson espagnole chantée par une oranaise

Plus d'infos sur ce film

Alors que bien plus graves thèmes comme « le comment et le pourquoi » de l'existence d'une si forte communauté de plus de 200 000 harkis seuls à avoir embarqués avant ou après l'indépendance ce qui est proportionnellement à la population algérienne de l'époque et aux autres partants bien moindre à la réalité, des plus de 1,2 millions de pieds-noirs à avoir plier bagages et des massacres qui ont poussé les revanchards du côté de l'OAS et des réveillés à la dernière qui ont commis les pires sévices sur les anciens collabos... Tous ces sujets restent à citer, à commenter, à vérifier et à soulever puisque les cycles d'exaltation se sont épuisés au service d'une fin icarienne que d'une propulsion, le suicide que l'envol. L'Algérie se cloitre, s'autodétruit et s'embourbe dans les cycles resurgissant au gré des fastes revenus et camouflets que lui rapportent l'énergie pétrolifère, mais ne trouve pas l'harmonie stabilisante d'abord avant une voie de développement irréversible. A se demander pourquoi ? Et pour une large part, la mémoire est dévergondée car dépourvue de projections porteuses de modernité.

C'est dans cette approche que s'inscrit le dernier film de Jean-Pierre Lledo au titre évocateur: Algérie, histoire à ne pas dire. Dernier de sa «Trilogie d'exil », par laquelle il se donne la délicate peine de fouiller les normes de la citoyenneté dans un pays, sien et auquel il se reconnaît pleinement, qui a recouvert sa souveraineté sans admettre que les siens sont diversifiés, multiculturels et pluriethnique. Autour de ce film bien des remous continuent, de riposter pour préserver les positions acquises, de secouer un cocotier dont l'enracinement est miné d'une acclimatation qui n'est pas sienne. Parce que remuer un couteau dans une plaie qui tarde à se cicatriser tant au niveau de l'ex. métropole, où les relents coloniaux croient encore à une mission civilisatrice malgré les violences et les ségrégations, qu'au niveau algérien, où le complexe du colonisé offre un paradigme de victimologie partagée entre un esprit de vengeance vis-à-vis de l'ex. occupant et un incommensurable besoin de légitimité pour la dictature populiste, en place et sur le point de se convertir en une féodalité, n'est pas l'introduire dans une sinécure.

A bien regarder l'apport de toute l'œuvre de ce cinéaste, le questionnement de l'Algérie multiethnique est avancé, tel un projet sociétal. Et il n'y a peut-être pas dans le gotha des réalisateurs algériens, un tel regard enrichissant à plus d'un titre parce que parcouru et imprégné d'une distanciation utile pour capter des visions moins mécaniques que celles de vouloir apprendre l'Histoire aux générations montantes en leurs inculquant une plate simplicité de l'héroïsme avant  des perceptions critiques et constructives. Ainsi globalement la modernité souffre d'une pathologie allergisante, notamment au niveau des tendances de gauche surtout, parce que le capitalisme trouve dans ce qui est « le monde moderne » ses intérêts dans la robotique et beaucoup d'autres atouts de l'avancée du savoir. Sur le plan sociologique et qui concerne l'Algérie, la formation d'une société ouverte sur la pluralité ethnique est plus posée que jamais.

La mémoire à ne pas révéler... éclate chaque à la face de chaque algérien qui ne sait toujours pas où de quoi sera fait demain et que peuvent bien être les paramètres et les contours de sa personnalité ? Elle n'est certainement pas uniquement un plat de couscous et un mélodieux chant berbère. Deux aspects que j'ai saisis après la projection du jeudi 8 mai 2008, sur invitation du manifeste des libertés, quand la première question a été posée à J.P. Lledo : « Pourquoi un tel film ? » Une interrogation, première dans la série de l'inspection idéologique et du comité de censure, que veut bien dire le film ? Et le film souffre encore, depuis la fin de l'année 2007 où son dernier clap a été fait, du mi-chemin entre censuré pas du tout...

Notre montage vidéo, BELLES IMAGES D'ALGERIE... Eloignez votre écran pour améliorer la qualité.

Publié par argotheme à 00:51:10 dans Actualités | Commentaires (2) |