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UPM : LA CASE DE BARCELONE TIENT SON SACRE. | 01 août 2008

Par N.E. Tatem avec ARGOTHEME -Editeur et Communicateur-

Article publié par POPULISCOOP-Ecrire et publier-

L'UPM ne tient qu'à un fil. Les protocoles aux sommets inspirent confiance. Les peuples ont au quotidien d'autres réalités. Barcelone de 1995 a échoué ainsi, en oubliant les gens d'en-bas.

Le processus de Barcelone, du 27 et 28 novembre 1995, a  été à l'origine d'un ambitieux programme de coopération euro-méditerranéen, et avait été précurseur d'une ébauche de dialogue au niveau des dirigeants de cette région du monde. Pschitt ! Dès ses 10 ans il a, déçu plus d'un, été critiqué pour les timides pas trébuchants qu'il a faits. L'aile plombée il est ravivé en UPM et est encore déshérité d'une plateforme consistante et de la clarté propulsive au sujet du partenariat à mettre en application. Les besoins et ambitions des uns et des autres interpellent plus que les idées même si elles bien plus fortes que la nature qui a le don de ne pas se laisser banalement occultée.
Les accrocs demeurent avec une relative et imparable carence d'adhésion des peuples –lire la déclaration de fédération des ligue des droits de l'homme- et de leurs élites. Pour les deux ensembles, ces deux éléments humains n'avaient grappillé plus de détails par le passé, puisque ce n'était que des discours sur la paix et la prospérité par le dialogue politique, le développement économique et le rapprochement des peuples...
On se veut plus pragmatique, puisque c'est un style qu'on reconnaît au président français qui mène le bal, en jalonnant la rencontre du 13 juillet avec, dit-on du concert, 4 à 5 projets. Mais c'est toujours le ferment bureaucratisé qui gonfle la pâte sur la planche, puisque le sommet d'un jour, on peut plus protocolaire, n'est pas sine-qua-non un socle aux populations et aux opinions source d'émergence de la communion à affluence de citoyenneté. C'était le cas jadis et le reste encore. Delà à répéter une profusion de bonnes intentions sans songer à édifier un générateur commun doté d'adhésion populaire qui, n'éloigne pas les crises à pertinence contextuelle, lie les espoirs collectifs et des individus à chaque geste politique et du plus commun des quotidiens. C'est encore après coup, du sommet de Paris du 13 juillet, que les idéaux s'identifient comme nous le suggérons ici. 

Carte géographique U.P.M. UPMUPM

 


Prosaïquement la mouture déroutante est encore considérée, avec le brin de modestie qui l'a présidé, la matrice de l'actuel UPM. Là est le retour à la case départ. Les repères des relations Nord/Sud au niveau de la grande bleue ont gardé leur canevas, qui n'est pas une création nouvelle, de bon voisinage, alors les concepts de géostratégie régionale s'absentent. Autour de la mer où l'humanité a vu naître les civilisations porteuses du savoir qui fonde actuellement toutes ses activités, la jonction entre l'Afrique et l'orient d'une part avec l'Europe est pour Paris comme un acte de juste-milieu est plus ancienne. L'UPM semble être enfantin par rapport à la mémoire collective des peuples méditerranéens.
Depuis l'acte barcelonais de 1995 beaucoup d'eau a coulé dans le grand lac. L'arrivée dernière à la veille de l'UPM, de l'Albanie, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro et Monaco a montré qu'un engouement change la donne. La sorte de panne qui planait semble être désobstruée, pourtant les tâches qui dessinent de lointains surlendemains restent à penser. Obligatoirement !
Déjà faire que celles que l'histoire récente et ancienne discerne bien, reviennent à la surface, et c'était le cas le 13 juillet (Lire la déclaration commune) , il fallait se prononcer sur les questions qui se plaident, sans ça elles mèneront au mur cet UPM. D'une part la fin de l'occupation des territoires palestiniens et arabes que la légalité internationale a identifié ainsi que l'arrêt des agressions comme celle dont été victime le Liban en 2003 suite à une intrusion illégale de soldats de Tsahal outre frontières de leur pays et qui a causé 10 milliards de dégâts une dévastation surtout des équipent (ponts, édifices, écoles, établissement publics...) sont la seule voie paix. D'autre part les pays arabes, au niveau des populations c'est encore à cette typologie, de forums localisés, d'être fusionnelle et faire résonner par des réalisations palpables au plus bas des gens. Les dirigeants arabes, dépassés par les discussions israélo-palestiniens, semblent avoir abandonné le songe éphémère d'éradiquer Israël de la géographie du globe terrestre. Par contre le traitement de violence que subit le peuple palestinien confronté à une colonisation outrancière et des plus primaires, procrée un combat libérateur que le vocable terrorisme peine à lui convenir. C'est même une morale révolutionnaire qui anime la jeunesse, quelque-soi sa nationalité, éprise de justice.


De Sarkozy à Sarkozy, genèse d'un jour de gloire.


Inauguré et lancée à la veille de la fête nationale française, sur son territoire et sous la houlette de Mr. Sarkozy, reprenant une idée de son conseiller en la matière, Henri Guaino, et ayant bien montré, au lendemain de son élection, un véritable enthousiasme en déclarant : "... ce grand rêve de civilisation.../... un trait d'union entre l'Europe et l'Afrique", nous y sommes. Le président en expose les grandes lignes, en octobre 2007, à Tanger, lors de sa visite d'Etat au Maroc d'où il a lancé son invitation aux chefs d'Etat méditerranéens. L'intéressement des Etats européens, ne s'est pas fait attendre malgré l'éloignement de l'appel sur la splendide baie maghrébine, ils le reconduisent présentement parmi les chapitres capitaux de la politique diplomatique continentale. Avec en clé l'argument, aux 27 pays pour ne pas rater le coche d'une plus active participation, d'inspiration principale l'événement d'il y a 13 ans désormais a un l'attrait d'être collectif. Angela Merkel, la chancelière allemande, interprète ce projet strictement français, qui exclut les pays européens non riverains de la Méditerranée et voit un ferment de division au sein de l'UE. Dans la semaine qui suit la rencontre de Paris, elle effectue une visite officielle en Algérie avec une valise diplomatique bourrée de contrats de toutes sortes.
Bashar El-Assad et son épouse.Bashar El-Assad et son épouse. La leçon d'humilité qu'un dictateur a droit d'exprimer.


Chose plus ambigüe en rive sud, il n'a pu agréger un terme commun des Etats qui ont chacun pied dans des organisations, comme africaine ou maghrébine ainsi que celle réunissant les pays arabes, moins reluisantes en compétences capables de fournir des orientations pour un meilleur ancrage à ce niveau et dans ce nouveau cadre de relations aux exigences épousées par la force de la communauté de destin réservée aux peuples. Ces organisations sont dans la grande difficulté de traiter les nombreux et interminables problèmes relevant de leurs différents ordres. Outre qu'elles ne n'ont pas de caractéristiques institutionnelles et d'appareils à performance opérationnelle, comme le parlement, pour ne citer que lui dont disposent les européens. En plus, il leur incombe l'encadrement de zones sous tensions conflictuelles et en quête vaine de démocratie, quelque soi sa nature pourvu qu'elle montre une voie de développement, car restée dans un état primaire et n'imaginant point, du moins pas encore, les formules d'union... de loin aucune base !
En rive nord, Mr. Nicolas Sarkozy a montré une certaine agitation suspectée de vouloir monopoliser les rapports avec une partie du monde qui rengorge de matières premières diverses, de ressources énergétiques et une force de travail, de plus en plus soumise aux contrôles et assignée à des retours après corvées accomplies, en mesure de faire fonctionner l'industrie des pays aux populations vieillissante et à faible taux de natalité. Les européens mieux organisés saisissent surtout ces trois enjeux et gèrent le fait en scandant leur approbation. Créant un recentrage qui est beaucoup dû au retour au projet originel de 1995, et aide la France à ne pas subir seule la grande difficulté de la mémoire coloniale qui remontait et l'épinglait à chaque approche avec ses partenaires du sud. Ces derniers, choqués du retour du parti colonialiste en France désignant, sans à-priori, le fait colonial et toutes les violences comme un bienfait envers les peuples qui ont vécu sous un joug inhumain, accusent des ripostes conjuguées avec des élites européennes attachées à la libération des peuples. Mais la France garde, haute la main en matière fraîche d'UPM, forte de son initiative d'abord  et dans la mesure elle préside, par coïncidence, l'union européenne ensuite.
 Le 7 février 2007 à Toulon, Nicolas Sarkozy faisant campagne vers l'extrême droite a cru voir bon soutenir le projet de loi destiné au système scolaire de faire l'apologie du colonialisme et a préconisé l'hypothèse de fermer la porte européenne à la Turquie. La paranoïa excitée il indique dans sa première intervention en tant que président de l'UE devant le parlement européen, le blocage des émigrants d'appartenance à une civilisation divergente de celle européenne, d'ailleurs bien applaudi ! Mais c'est dès Toulon qu'il a plus prôné un traitement plus radical des flux migratoires, sans jamais soulever la mobilité des personnes et de soutenir, avec un verbiage creux, le développement des pays du sud.      

Peu d'absents parmi les convives à une ripaille...


Le trublion libyen a, comme prévu, faussé compagnie à 43 de ses pairs. KedhafiNonobstant son ministre des affaires étrangères, en observateur, s'y frotte. Mouammar Kadhafi a même tenté de faire une « contre-campagne » auprès de pays africains. Et en organisant un mini-sommet où, non pas des préparatifs pour exposer des relations équitables, il qualifia en « miettes et os qu'on nous jette ». En matière d'apragmatisme et de diplomatie bédouine, puisqu'il est désormais seul à tourner le dos, point de plus bas. Le guide avait un impudent souhait, croyant comme beaucoup d'observateurs, à la surprise qu'accoucherait le suspens qu'a entretenu la décision du président algérien. Cette dernière explique la psychose et la démarche lunatique de Bouteflika concernant sa convoitise d'un 3ème mandat que la constitution algérienne ne le lui autorise pas. Le toupet d'une patience entretenue par l'imprévisibilité, de prédateur à l'affût d'opportunité de briser ses proies, n'est pas une aura. Et l'allergie aux transparences, qui est le propre du régime algérien, en fait encore de nombreux récalcitrants aux maigres thèses d'une union, qualifiée de nébuleuse, habitée de paradoxes et selon le monde diplomatique, sans avenir. Dont celui qu'elle puisse donner le sentiment d'avaliser une 3ème mandature au président algérien que son propre peuple doute de sa faisabilité du fait du mauvais résultat de sa gestion non encore écoulée.
Le roi du Maroc a aussi donné le ton d'une défection, même si beaucoup de scoliastes lui accordent son indifférence ou son manque d'attirance pour de genre de réunion. Poursuivant une tournée au nord du pays, Mohammed VI a délégué, en dernière minute son frangin Moulay Rachid.  Sans le déclarer publiquement même lors de son accueil de Sarkozy, tel le culot du premier responsable algérien qui lui a fait durer sa jouissance d'épier le paysage en branle, pour lui enjoindre cette puce dérangeante qui égratigne... Derrière cette absence, que Paris s'est empressé de ne pas la qualifier en politique, se soulève le manque de volonté à régler les différents avec le voisin algérien. Le risque que passe en surface, le problème du Sahara Occidental, lors de instance régionale qui a eu de l'envergure, la grande lenteur de suivi des décisions des décisions onusiennes malgré les appels de tiers-pays, comme l'Espagne et pour ne citer que cet autre entité concernée à un certain degré de ce conflit entre un peuple guidée par le Polisario et un monarque qui hérite, sans vraiment le vouloir, l'expansionnisme de son aïeul. Le maintien de Rabat candidat pour abriter le secrétariat de l'UPM perd ainsi quelque de ses chances.
Seul le premier ministre belge peut prétendre à un éloignement excusable. Yves Laternes qui a déposé sa démission sur le bureau du roi tente, depuis des mois et avec un labeur marathonien, de régler la crise exacerbée entre Wallons et flamands. Il s'est fait remplacer par le ministre des affaires étrangères. Il rame encore à dénouer un casse-tête belge où les populations sont dans la psychose de la partition que des cultures, sans être étrangères l'une à l'autre, ont le poids de civilisations en choc !     


... qui a la paix au Proche-Orient au menu.
 

Autoroutes méditerranéennes, environnement, sécurité publique, énergie solaire, une université et l'aide aux PME, tels sont les six projets, dit-on concrets, pour aller de l'avant. Les préalables ont la peau dure, par lesquels il faut commencer. On n'écrase pas les monts et les mers qui séparent ceux qui s'aiment avec un sommet qui s'est aidé de la hussarde enthousiaste, on n'y jette pas le coup d'œil du dédain... De Barcelone en 1995 à demain, tant que la base est endommagée du conflit, du Proche-Orient, que l'humanité regarde en majeure, n'est pas inscrit en septième projet d'abord méditerranéen, le monde entier attendra une paix !

Publié par argotheme à 09:56:18 dans Actualités | Commentaires (0) |

ESCALE DES PHENICIENS A PARIS JUSQU'AU AVRIL 2008. | 15 novembre 2007

Les photos de Palestine continue sur l'article réservé
 
Par N.E. Tatem avec ARGOTHEME

Pour écrire et publier un article de cyberpresse.

Signes -alphabet phéniciens.----Bateau phénicien.

L'exposition qui se tient à l'IMA (Institut du Monde Arabe, 1 rue des fossés Saint-bernard -Place Mohammed-V, 75005 Paris) jusqu'au 20 Avril 2008 révèle, à travers des pièces archéologiques diverses, quelques facettes d'une civilisation peu considérée à sa juste valeur. Rares les fois où de tels vestiges anciens, si expressifs et bien conservés sont donnés aux publics avec une reconnaissance de leur appartenance à un peuple dont les spécificités sont présidées par une profonde notion du partage et de la dispersion.
Pendant plus de douze siècles de son existence, le notable héritage phénicien a gravé la mémoire collective de l'humanité, de comportements perceptibles en plusieurs coutumes et dans plusieurs activités, et à plus d'un titre en matière d'achalandage.
Les Phéniciens sont encore des méconnus du fait, en première cause, de la non transcription de leur faramineux patrimoine. La seconde raison de l'ignorance qui les entoure, on ne leur connaît aucun empire. Et la troisième est leur exclusion des livres scolaires due principalement au peu d'intéressement des historiens et chercheurs. Pourtant ils sont à l'origine de la structure alphabétique essentielle suivie par toutes les langues des grandes civilisations à l'exception du chinois et du japonais. De ce fait on leur attribue, un indéniable apport dans l'intelligence et la fluidité de l'expression écrite, l'esprit communicatif que puisse renfermer chaque terme construit de l'alignement de signes. Maîtres absolus des échanges entre les peuples, surtout de négoce qui empaquettent des influences hétérogènes et des disciplines multiples, ils étaient de véritables liens entre des contrées que séparent la géographie et les différences.
Longtemps relégués en classe inférieure, principalement après les grecs et les romains, les phéniciens n'ont jamais réprouvé une philosophie qui leur est propre, dépourvue de violence, indifférente à la domination et même non conformiste. Mais lucides, ils étaient matérialistes en fondant des bazars partout où ils s'aventurent. Chaque cité qu'ils ont eu à fonder était autonome à tous points de vue : divinité, administration (ou politique)... Pendant le plus d'un millénaire d'existence, ils détenaient tous les comptoirs méditerranéens où florissaient moult commerces, y compris celui des esclaves qui n'était généralement pas la première devanture afin de mettre en confiance tous les trocs qu'ils opéraient. Unanimement anthropologues et historiens ont vérifié leur dextérité, jamais démentie, dans le transfert des richesses. Pas de moindres valeurs, que des amphores, des bijoux, des ivoires, des animaux, des tapis...
La culture punique, notamment le dialecte orale qui lui est scindée, reste celle qui a fluidifié tous les contacts en méditerranée, comme elle était le principal vecteur de brassage des cultures sélectionnant les us sociaux à plusieurs peuples. Les traces phéniciennes restent de nos jours encore présentes, notamment dans une bonne part du volet intime des cérémonies liées à la famille et à la communauté. Il leur est affecté la prépondérance des rites sacrificiels en général. En similitude avec l'épreuve subie par Abraham tenté par une offrande à la divinité de l'un de ses fils, on leur impute le sacrifice du premier enfant, d'après les urnes contenant de petits squelettes, dénommées trophet, découvertes en Chypre qui a été très longtemps leur poste central de commerce et au sud de la Sicile. En contrepartie, dans ce volet des traditions, la tendance au spectacle envers de larges publics est reconnue en pratiques plus usitées des grecs (théâtre) et des romains (gladiateurs), toutes deux marquées de violence par la tragédie, pour la première, et le combat d'arène, pour la seconde.
L'énorme capacité de déplacement des phéniciens fait d'eux les premiers et les plus habiles marins de l'antiquité. Leurs armadas de flottilles d'une mobilité jamais égalée ont souvent monopolisé la navigation du XIIIème au IIIème siècle avant J.S. Leurs bateaux, reconnaissables, avec la sculpture d'une tête de cheval à l'une ou les deux extrémités de l'embarcation, étaient fabriqués en séries et fonctionnaient aux rames et à la voile. Ce qui n'est pas aussi reconnu  à ce peuple, plutôt jalousé, son habileté dans l'artisanat de tous genres, du moins les prospections des créations partout où elles ont eu la chance de surgir. Médaillon du musée de Beyrouth, Liban.

Ils doivent leur appellation aux grecs qui instituèrent plusieurs définitions et répertorièrent les entités de leur époque. Tenant une origine du mot Phoenix, couleur pourpre que ce peuple maîtrisait la fabrication à partir des coquillages et utilisait dans ces ateliers, et (ou) associé à Punique.

 

 

 

 

 

 

 

Publié par argotheme à 14:39:25 dans Actualités | Commentaires (0) |

LE LIBAN RESISTE, LA FINUL PEU REACTIVE. | 31 octobre 2007

Par N.E. Tatem avec ARGOTHEME

Les institutions libanaises regagnent la crédibilité tant recherchée.

http://www.argotheme.com

L'armée libanaise a tiré sur des avions israéliens qui ont survolé Marjyoun, le sud du pays, le jeudi 16 octobre dernier. Selon une déclaration de la police libanaise rapportée par une dépêche de l'AFP (Agence France Presse) datée du 25 octobre, deux appareils ont été visés. Ils ont rebroussé chemin en direction d'Israël vers 11h10 (O810GMT) selon le même porte-parole officiel. Les écoles ont été fermées et des mesures d'urgence ont mises en alerte.

Mais c'est aussi le second évènement du genre, début octobre un drône (avion sans pilote) a été aperçu à l'est de la ville de Tyre et a essuyé des tirs, selon la même source.

Marjyoun, le sud du Liban.

C'est dans de telles circonstances, de violation des frontières, que des militaires israéliens tombent entre les mains des belligérants qui n'ont pas intérêt à rester dans la passivité, faute de se faire contester dans leurs propres rangs d'abord et aux yeux de leurs électeurs et concitoyens.

Maléfiques à l'image d'Israël, ces survols du territoire libanais ne peuvent être observés en velléité d'apaisement, d'abord pour l'ONU qui a condamné fermement cette incursion outre les saccages gratuits des infrastructures (ponts, routes et immeubles) lors de la guerre avec les factions chiites de Hezbollah. Elles ne sont plus interprétées, comme par le passé grâce aux connivences, en prétention défensive à l'encontre du Hezbollah aux yeux de la diplomatie internationale, qui a marqué son inquiétude sans régair avec fermeté, et a remarqué la retenu de ce rival redoutable pour son imprévisibilité et les capacités de résistance qu'il a mis au point lors de la dernière guerre.

Drone israélien Hunter

Les ripostes dont a fait preuve l'armée libanaise, en identifiant et chassant ces intrusions ainsi qu'en éradiquant les islamistes du camp de Nahr El-Bared, augurent qu'une nouvelle donne se dessine en matière de réactivité des institutions de ce pays. L'appareil militaire officiel qui était considéré depuis longtemps obsolète devant les factions paramilitaires dont ont fait usage les formations politiques qui se sont livrées à la guerre civile de triste mémoire, donne plus de gages pour sa crédibilité et pour la tutelle qu'il a sur l'intégrité du territoire.

Malgré la grave crise politique qui taraude le pays du cèdre qui peine à trouver son présidentiable conscensuel dont le dénouement électoral aura lieu le 12 novembre prochain, une reprise en mains des affaires du pays a fait des avancées. Les assassinats qui de l'étranger on en voit que la main syrienne, à si méprendre, ils sont interprétés autrement par beaucoup de libanais. La démonstration du bon fonctionnement des appareils institutionnels officiels, devant le Hezbollah qui n'hésiterait guère de passer à l'escalade, est devenue une réalité. Même la Finul (Force Internationale des Nations Unis pour le Liban) forte de 13 000 hommes, censée s'interposer aux attaques israéliennes surtout depuis l'été dernier quand son mandat a été renforcé, et qui est chargée du maintien de la paix face aux rivalités qui déchirent ce pays, les institutions libanaises marquent leur présence et manifestent leur utilité.

La Finul créée en 1978, suite à l'invasion du sud-Liban par Israël dont la mission a été étendue depuis 2006, après la guerre qui opposa Hezbollah à Tsahal se compose de plusieurs nationalités. Les bataillons italien, espagnol et français sont majoritaires. Elle essuya un attentat meurtrier en juin dernier qui se solda de 6 victimes entre espagnoles et colombiennes. Cette force est devenue moins active par rapport à la mission qui lui est assignée. Le 15 octobre dernier, la police libanaise déjoua un second complot en arrêtant un groupe de terroristes parmi ses membres des étrangers, sur le point de passer à l'acte contre la Finul. Ce qui démontre une fois de plus les capacités de contrôle par l'armée régulière.

Les incursions impromptues de Tsahal dans les territoires des pays voisins dont celui du 6 octobre en Syrie (voir mon dernier article sur Agoravox) qui reste à élucider sont des actes pour lesquels l'opinion mondiale reste permissive. Avec les pays frontaliers, il est vital pour Israël d'entretenir la discorde par des provocations, ce qui constitue aussi sa stratégie à la fois dissuasive face à la multitude d'ennemis mais aussi de domination pour consolider le processus de colonisation.

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Publié par argotheme à 17:47:27 dans Actualités | Commentaires (4) |

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