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Par N.E. Tatem avec ARGOTHEME
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-Scoop Populaire-
Albert Camus est l’auteur franco-algérien qui de son vivant a été peu aimé, et souvent avec une férocité inégalée de tous ses siens. La raison d’être accablé par cet égard négatif, suscitée des 2 rives, est la question algérienne. Or il était partagé entre ses 2 parties, son existence comme son œuvre en sont parcourues de leurs moult ferveurs. Alors qu’il s’est soumis à l’exigence légaliste, quand il a été très souvent sollicité pour ses appréhensions et ses points de vue.
Tous algériens et français, entièrement emportés par le tourment le requéraient. Les uns et les autres, de leurs susceptibilités et toute passion montrée, sont allés lui demander de se définir. Et ce qui donne encore matière à revisiter son cas encore, en l’occasion du cinquantenaire de sa mort. Le temps change inexorablement le contexte !
Iconoclaste, rigoureux, indépendant et subversif pour ne citer que le visible de son opinion, il est même un être hors du commun du 20ème siècle, car encore le plus jeune nobélisé en littérature. Traversant son époque alors que sa terre natale était secouée par la révolte des algériens pour leur liberté du joug colonial, il est resté irréversible et follement attaché à refouler les violences.
Mouloud Feraoun défendant l’algérien Albert Camus
Soutenu par Sartre et bien sûr une large idolâtrie d’admirateurs quand il a débarqué d’Alger, et de lecteurs et d’amis ainsi que par aussi les algériens plongés dans leur combat de couverture de la souveraineté nationale. A son arrivée en métropole, l’auteur de « La Peste » portait sa conviction vigile et immanquablement juste, au regard des malédictions brutales encore de nos jours… Le perfectionniste éblouissant, avait ses réseaux qui scandèrent Cheh ! « Bien fait » quand, en 1957 à l’âge de 44 ans, il eut la consécration prestigieuse.
Puis critiqué par ses mêmes deux consanguinités à propos justement de ce que l’histoire produisait de l’actualité, sous les yeux de tous. Camus était l’homme de paix, un humaniste incompris, qui n’a pas son mot quand les armes du FLN et le napalm colonialiste ne laissaient aucune place à d’autres alternatives. En 1952 il n’est plus en bon terme avec Jean-Paul Sartre. Surtout quand Les Temps modernes, publia l’article de Jeanson qui reproche à Camus d’être « délibérément statique » pour la révolte des algériens.
Respecté comme un philosophe, et peu enclin à négocier ses principes qui le font redouter tel un lion roi d’une savane, mais plus par le labeur que l’oisiveté, il était jaloux de sa posture, intransigeant et imperturbable. Il serait donc, de son vivant, de ces machiavéliques à disputer infiniment et jusqu’au dernier souffle ses choix profonds. Qui sans être ressassées se dessinent comme la vérité. "L’entêtement de l’escargot" dit un éminent auteur algérien !
Son influence dans le siècle de Marx, le 20ème, est présente et peu anodine. Albert Camus était imprégné de Nietzsche, une présence contemporaine, palpable dans ses gestes et exprimée dans son œuvre. Cette dernière galvanise l’absurde en le référant au mythe, une émulsion explosive pour la création.
Une certaine austérité d’humble, peu citée dans son parcours pour quelqu’un qui disait de son enfance « j’avais honte de ma pauvreté », se dégage de son être acharnée au combat juste, gagner sa vie d’abord et agir sur la conscience collective.
Ravi à la vie, le 4 janvier 1960, à l’orée de sa réussite, par un accident de voiture alors qu’il avait prévu de prendre le train (selon la dernière biographie parue), il évoque l’homme dur et sans concessions dans ses élans effrénés. Son œuvre porte encore de nos jours tous les signes d’un homme accompli et lié à la vie, car elle associe à bien l’évaluer ses plusieurs carrières et parcours prolifiques de dramaturge, journaliste, écrivain et homme d’opinion rayonnant (le penseur pour son temps). Et elle rayonne comme un phare en cette époque, où les débats houleux et les fracas mortels, de l’identité sont dans les menus des 2 pays qui jalonnent les pulsions d’un être qui résistait au déchirement selon les nobles notions de la citoyenneté.
L’accident
Il a fait ses études à Alger dans une école communale. Remarqué en 1923 par son instituteur, Louis Germain, qui lui donne des leçons gratuites et l’inscrit en 1924 sur la liste des candidats aux bourses. Il part à la conquête du savoir dans un dénuement qui poussait sa famille à le voir gagner au plus tôt sa vie. A son maître, Camus dédiera son discours de prix Nobel. Reçu au lycée Bugeaud (aujourd’hui lycée Émir Abd-el-Kader), il eut de ses belles adolescences où la sensibilité est à fleur de peau pour engendrer et couvrir les grands hommes et les grands moments. Il pratiqua le football et se fait une réputation de gardien de but. Comme nombreux illustres génies dont Marx, il contracte la tuberculose et séjourne à l’hôpital Mustapha.
De l’Algérie on le regarde comme un compatriote qui ne s’est pas engagé pour l’indépendance, alors qu’il a été contre la bombe atomique d’Hiroshima…
… Et même contre la peine de mort plus tard continuant un combat cher à Victor Hugo, qui était une illustre vision progressiste. Mais sans suivre son ami Sartre, qui n’avait aucune attache avec le peuple et le sol épris d’indépendance, l’Algérie.
Côté français il n’était pas adulé, les indépendantistes n’étaient pas encore à l’apogée quand il est distingué du Nobel et la guerre dans les djebels venait d’éclater. Très attendu par les algériens quant à leur guerre insurrectionnelle, il est resté fidèle dans son camp contradicteur de part et d’autre des 2 rives.
Avant d’entrer au journal Alger Républicain, organe du Front populaire, créé par Pascal Pia où son enquête "Misère de la Kabylie" a eu une action retentissante. Il avait fondéle Théâtre du Travail alors qu’il était membre du PCF (Pari Communiste Français). Quand le journal, qui a été repris par le PCA (Parti Communiste Algérien), est fermé en 1940, Albert s’installe en France...
... Il s’est fait déjà remarqué depuis Alger par « L’Envers et l’Endroit » paru chezE.C. (Edmond Charlot) et Révolte dans les Asturies, pièce de théâtre collective écrite d’après un scénario de Camus, interdite par la municipalité d’Alger, qui a paru en sous le signe des « Éditions de Maurétanie » tenues par aussi Edmond Charlot en deux ouvrages. Et c’est en 1942 avec la parution simultanément de son roman (identitaire)« L’Etranger » et l’essai philosophique « Le Mythe de Sisyphe », que le succès a retenti…
Publié par argotheme à 10:09:52 dans Cultute et Arts : Critiques. | Commentaires (0) | Permaliens
Par N.E. Tatem avec ARGOTHEME
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-Scoop Populaire-
Jamais l’histoire franco-algérienne n’a été thème d’autant de romans sortis en une rentrée littéraire française que cette année 2009. En effet aussi bien l’histoire de la colonisation, d’avant 1900, que celle récente, qui a marqué la seconde moitié du 20ème siècle, de la décolonisation n’ont été sujets d’un si grand nombre de textes romanesques. Une des raisons, qui s’avère unique source de cet engouement, existe et est bien l’influence du présent politique.
On connaissait par contre depuis longtemps, et pour les deux communautés, nombreuses œuvres cinématographiques et théâtrales bien sulfureuses pour les esprits campés par la « Nostalgérie » ou bien « l’Algériologie ». Et c’est dirait-on un peu de l’inspiration strictement franco-française que cette récolte millésimée 2009, a extrait ses sujets, ses trames, ses fictions et ses réponses.
Dernièrement une loi, visant à inculquer à la marmaille de l’Hexagone à travers le système scolaire français les bienfaits de la colonisation, a créé un regard des élites vers la conscience collective des français. Est-elle le jalon de l’arrivée de tant de romans ? Les tortures, les razzias et l’oppression colonialistes sont des affres que les falsifications n’arrivaient à jamais d’habiller en d’autres couleurs que celle du malheur. Dès lors que la législation controversée, d’ailleurs préconisée par l’actuel président Mr. Sarkozy, a mobilisé les tenants du« bienfait historique » de marquer le revers français, par le fait d’avoir accordé comme vaincue de l’indépendance accordée à l’Algérie, comme une expérience constructive… Les plumes semblent répliquer !

Le Club des incorrigibles optimistes de Jean-Michel Guenassia, est retenu dans la première sélection du Prix Goncourt 2009. Cette dernière comporte 14 œuvres qui doivent subir un nouvel tri le 6 octobre.
Pour les algériens, le cinéma a été un support qui a largement véhiculé l’épopée glorieuse avec de nombreuses bandes dont "Chronique des Années de braises" de Mohamed-Lakhdar Hamina et La « bataille d’Alger » qui retrace la guérilla urbaine d’Ali Lapointe de l’italien Gillo Pontecorvio. Et en France "RAS" d’Yves Boisset a, parmi nombreux films, de son côté placé l’auscultation de la tragédie des jeunes appelés, pendant que le FLN menait sa tâche historique de libération, dans l’observatoire de la mémoire trouble.
Ces 2 films ont développé l’idée que De Gaulle savait avait ouvertement dite, que ces algériens, sous-citoyens d’un département numéroté avec ceux de l’Hexagone, sont une population avec son territoire jamais assimilables à la France.
De même que pour le 4ème art, le théâtre des 2 rives n’a pas lésiné de livrer des créations sur cette communauté de destin bien appropriée dans de cycles récidivant par les violences, pour apporter nombreuses pièces. Dont « Les paravents » de Jean Genet avec les 2 de Kateb Yacine « Le cadavre encerclé »et « Les ancêtres redoublent de Férocité », sont principalement les premières à faire le procès fictionnel et critique de la colonisation, en plastifiant par des spectacles scéniques le droit du peuple algérien à l’autodétermination.
Mais pour la fiction du roman, cette année s’avère être d’une bonne moisson. Cette littérature livresque dépasse quantitativement désormais celle de l’essai. Qui malgré sa richesse inégalée en matière d’écrits par des acteurs de l’époque comme des journalistes (Yves courrière et Henry Alleg) et des scientifiques parce qu’essentiellement universitaires et spécialistes, ainsi des experts motivés de la passion d’appartenance aussi, n’apporte plus que les roman cette année 2009. Ce dernier est maintenant à l’origine du plus grand nombre de parutions (titre) et d’ouvrages.
Le roman n’a pas tellement enfreint au tabou de fouiller la douleur, sans adhésion aux goûts du lectorat qu’il verrait satisfaits de ses propositions. Pourtant chez les grandes maisons d’édition les pieds-noirs détiennent depuis de nombreuses années à postuler, de leurs textes, en racontant principalement le déracinement. Oui le nombre de biographies des anciens d’Algérie sont les premières en nombre à être soumise à publication chez…
1- Le Club des incorrigibles optimistes : Jean-Michel Guenassia, Albin Michel 750 pages ISBN : 9782226193926

2- Le rapt : Anouar Benmalek, Fayard 514 pages ISBN :9782213644493

3- L’Aimé de juillet : Francine de Martinoir, Edition J. Chambon 261 pages ISBN : 9782742785919

4- Des Hommes : Laurent Mauvignier, Edition de Minuit 280 pages ISBN : 782707320759

5- La citerne : Marc Bressant, Edition de Fallois 365 pages ISBN 978-2-87706-693-8

6- La solitude de la fleur blanche : Annelise Roux, 234 pages Sabine – Wespierser Editeur ISBN : 978-2-84805-073-7

Publié par argotheme à 11:59:16 dans Cultute et Arts : Critiques. | Commentaires (0) | Permaliens
samedi 2 novembre 2008, par N.E. Tatem avec ARGOTHEME
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Publié par argotheme à 10:15:18 dans Actualités | Commentaires (0) | Permaliens
AUX NON-VOYANTS : Vous pouvez écouter ce texte, il est vocalisé -ICI-
Par N.E. Tatem avec avec ARGOTHME
EXCLUSIVITE, A LA FIN DE CET ARTICLE, UNE VIDEO TRES SIGNIFICATIVE DE LA CAMPAGNE ELECTORALE DE
BARAK OBAMA.
Des livres qui soulèvent les inégalités et la censure aux USA, leurs particularités ils sortent à la veille des élections 2008 et en Europe pour échapper à l'interdit officiel et institutionnel d'un régime qui prétend propagaer la démocratie...
Avec les quatre premiers mois de l'année 2008, quelques analystes à la pointe de la connaissance du mythe yankee, certainement davantage inspirés par l'étendu du branle-bas électoral, ont fait paraître des travaux. Dans ces œuvres livresques que nous avons tenté de décrypter, l'explication du destin du libéralisme américain qui s'accouple bien à l'avenir d'une société refusant de baisser les bras dans son influence sur le reste de la Terre, et dont l'influence n'est plus aussi envoutante que par le passé minée par les fortes inégalités.
Parutions littéraires à la veille des élections aux USA, c'est aussi la bonne saison. Ce mois d'avril à renaissance printanière nous a exhortés, plus que les autres mois écoulés, à suivre les soubresauts de l'investiture des démocrates américains à travers deux candidats qui n'ont rien de commun, sauf la chapelle politique. Beaucoup, sinon tous, des habitants du monde ont suivi les échéances écoulées et sont stupéfaits du processus par lequel les républicains ont, avec presqu'une simplicité déconcertante, placé leur candidat, John Mac-Caine, alors que le camp adverse tient en haleine pour la suite attendue en résultat crucial renfermant de minces espoirs. Une bonne majorité des terriens continuera encore de scruter le déroulement de l'atmosphère toute circonstancielle de la faisabilité de l'activité politicienne au pays du Lincoln, jusqu'au jour J.
L'attrait est rehaussé par la déférence envers cette puissance surestimée en gendarme universel. Surtout que le questionnement essentiel sur les parcours à rebondissements auxquels se livrent autant l'ex. première-dame, Mme Clinton bien classée aux remparts du conservatisme, que le métis Obama Barak vu comme le phénomène du postmodernisme, n'a pas encore de réponse. Et parce que la dispersion du spectre de la communication vit pleinement son ère et convie les terriens, de même chez eux, à suivre ce qui se passe dans ce pays bien rayonnant.
Avec les quatre premiers mois de l'année 2008, quelques analystes à la pointe de la connaissance du mythe yankee, certainement davantage inspirés par l'étendu branle-bas électoral, ont fait paraître leurs travaux. Dans ses œuvres livresques que nous avons tenté de décrypté, parce qu'ils expliquent tant-soit-peu le destin du libéralisme américain qui s'accouple merveilleusement à l'avenir d'une société refusant de baisser les bras dans son influence sur le reste de la Terre, et dont l'influence n'est plus aussi envoutante que par le passé minée par les fortes inégalités et les interdits officiels et institutionnels. Très peu de littératures continuent comme « Américan Vertigo » de Bernard-Henri Lévy continuent de faire l'apologie du pays aux défauts incalculables, y compris les anglais qui nous offrent plusieurs titres aussi remarquables les uns que les autres. Le plus percutants est : « De l'inégalité en Amérique. La vague conservatrice de Reagan à Bush »(1), suivi « De la religion en Amérique »(2) et « Obama, le roman de la nouvelle Amérique »(3) revenant à des français. En plus depuis les dernières guerres expéditives en Irak et en Afghanistan qui interpellent fortement les américains avec les mêmes intonations que l'agression impérialiste du Viêtnam car dépourvue de justesse en leurs causes, créant une culpabilité tout autour de leurs menées et conséquences. Elles sont à l'origine d'une crise identitaire transversale qui sillonne profondément et avec un choc tel une brisure foudroyante, ce peuple ressentant qu'il est tout-à-fait offensé en deux temps.
Premièrement par son dirigeant actuel qui ne remonte aux devants des scènes diplomatique et n'est plus apprécié de part le monde. Et en second lieu par les appels incessants, aux meurtres et aux saccages, de terroristes que les américains avaient cru avoir apprivoisés dans des élans anticommunistes, se rendant-compte que la bête immonde est indomptable et tarde à être éradiquée. C'est là qu'une certaine déprime donne à la conscience collective le malaise d'une culpabilité pour l'agressivité des rapports avec les non-partenaires étrangers, classés par étroitesse en ennemis à attaquer toujours et davantage. Cette remise-en-cause du soi américain est loin d'être généralisée et trouve son panacée dans l'obligation de se défendre par la dissuasion.Ce qui donne désormais plus d'importance à l'intéressement exogène, aux yeux des citoyens américains pour savoir ce qui est pensé d'eux. C'est aussi la recherche de sauver la face du fatras local de violence et faits sociaux comme les fusillades dans les établissements scolaires. 36 fusillades entre vendredi 18 avril 2008 et lundi 21, uniquement dans la ville de Chicago faisant 7 morts et nombreux blessés. Du plan international ceux, des américains, qui savent que le président G.W. Bush termine en queue de poisson son règne, ne pouvant se déplacer dans le monde et surtout en Europe, l'allié traditionnel, sans ameuter des dizaines de milliers de manifestants à le dénoncer pareillement à un criminel de guerre malaimé, n'attendent que la nouvelle tête vienne redorer les blasons. La honte prioritaire !
A force de nous asséner que la meilleure démocratie du monde est celle du pays de martyr Martin Luther King, plutôt là où on l'a assassiné, le doute s'est installé dans nos méninges avides de vérités antinomiques, celle qui s'aperçoivent dominées, dont on ne tient pas compte et qui pourtant nous chatouillent les esprits. Rappeler que la démocratie est toujours discutable, perfectible, reste à établir, ébauche interminable et ouverte à des réaménagements qui lui apportent de meilleurs facultés ainsi qu'une perspective d'avenir, interpelle. Le mot « chantier » lui convient le mieux et laisse entendre que la chose se réalise. Elle n'est pas toute faite, toute construite même si des faits probants laissent croire qu'elle s'exerce. Et comme on arrête jamais d'entreprendre en matière démocratie, l'incertitude pousse à vérifier l'authentique de l'ivraie. Dans l'ensemble de ce qui ne satisfait pas et met moralement à nue cette démocratie, oblige au scepticisme...

Par respect au peuple américain qu'on ne peut confondre avec son administration, nous nous ne contenterons pas d'amoindrir les riches particularités de ce pays par sa forte criminalité endogène ou bien par la grotesque médisance gratuite que : les Etats-Unis n'ont pas d'histoire. Le premier fléau n'étant pas leur propre sans nul-autres parmi toute l'humanité et la seconde métaphore écourte tous les siècles depuis que le continent a été découvert. Cette dernière formule désormais n'étit plus admise dès la première décennie où Christophe Colomb foula le sol du continent encore nouveau et toujours en métamorphose. Si ailleurs on peut se limiter au pour ou au contre envers la politique américaine... En France deux points de vue entièrement paradoxaux sur le fond, restent à égale opinion admiratif du point de vue culturel, et sont colportés ou assumés entièrement tant à droite qu'à gauche. Ils facilitent une lecture limpide par rapport aux ambiguïtés et tergiversations généralisées ailleurs.
Du côté de la première tendance on en est globalement à la béatitude admirative du capital faiseur de la croyance en « le marché », concurrentiel et échangeur de la finance entre les acteurs spéculateurs et peu productifs, même si Sarkozy, qui représente une droite qui se veut pragmatique, a tenu des propos concernant la nécessité de régulation. Du côté de la gauche on s'exalte surtout des luttes et conquêtes féministes et raciales. Les deux familles politiques de France croisent leurs armes sur la discrimination positive chère au camp adverse, comme une radicalité qui n'ait point de concessions à offrir et pour qu'on ne puisse pas faire reculer l'époque sur cette question. Et ce sont justement les banlieusards, toutes origines confondues regroupés sous BBB (Blacks, blancs, Beurs) qui n'arrivent pas à se frayer une place au soleil dans la partie hexagonale, qui trouvent rendez-vous avec la réussite, selon l'équivalent de la discrimination positive française à travers ce qui est « affirmative action » après avoir déjà exploré le Canada, l'Australie et le royaume d'Elisabeth.
Pays de la censure par excellence, la plus abjecte et de cynisme inégalé agissant en criminalité officielle, les mesures qu'elle enclenche font souvent unanimité comme une paranoïa collective du fait que l'Etat fédéral soit le décideur. Le maccarthysme, sagement assumé par beaucoup, est l'incarnation la plus juste des applications de cet interdit qui vise ceux suspectés de nuire ou de ne pas défendre les valeurs communes protégées par la puissance publique, donc légitimes. Et c'est la littérature romancée, journalistique et des essais, que vise chaque fois cette nuisance chargeant ouvertement les libertés de pensée et d'expression. Depuis les années 20 où les écrivains Dos Passos, Fitzgerald, Hemingway... - ont pris conscience que le puritanisme américain leur est fatal, des vagues d'auteurs ont préféré l'exil auprès de grises banlieues européennes que le confort de leurs bercails. Comme l'ex. URSS, les USA gardent souvent leurs subversifs chez eux et aussi ne leurs autorisent pas la paix douillette en leur infligeant aussi leur goulag comme l'emprisonnement du maître du polar Dashiell Hammett ou bien des persécutions avec les dossiers du « FBI de Hoover » et du « Beria Washington » (4) qui ont touché James Baldwin, Norman Miller, Allen Ginsberg et beaucoup d'autres.
Dans la puissante machine idéologique hollywoodienne qui a aussi le statut du pole industriel à orientation inaliénable, on se contente de glorifier, par moult fictions, la suprématie du pays pour faire passer un abominable mépris du reste du monde, reconstituer la personnalité américaine une fois effritée dans des aventures ruineuses et mettre au devant des malveillances en meilleure et éclairée sinécure. Ce qui a donné matière Théodore Roszak, considéré précurseur de la contre-culture suite à son ouvrage « Vers une contre-culture » paru en 1969, à décortiquer en 1991 dans « La conspiration des ténèbres » (traduit au français en 2004 faisant une vente de 70 000 exemplaires) l'immensité de cet appareil phénoménal du 7ème art qui fonde un imaginaire universel aussi fort que les conquêtes de l'espace par la NASA. Cet auteur publia en 2006 « La menace américaine » à la veille de la réélection de Bush-fils. Et son dernier livre « L'enfant de cristal »(5), qui sort en France qu'en son propre pays au regard du traitement d'indésirable qui lui est fait, et cette oeuvre est consacrée au thème du cinéma.
L'histoire dite de la « Black List » (la liste noire) qui est d'abord un livre portant ce tire, a visé des journalistes au professionnalisme incontesté, détenteurs les plus grandes distinctions (Pulitzer, Emmy Awards, Peabody Awards) illustre le système de contrôle et répressif, souvent chanté par ignorance ou complaisance envers la belle démocratie.Commencée en 1996 avec l'affaire de l'avion de la TWA à destination de Paris, qui explosa comme abattu par un missile tiré de l'un des nombreux bâtiments de la US-Navi en manœuvre là où a eu lieu le drame, elle explique désormais le culte principal d'une administration pervertie . Kristina Brojesson reporter et productrice très en vue, travaillant à CBS, qui découvre le pot-aux-roses constate aussi l'indécence, sans en être vraiment prête à une autre croyance, des règles abjectes en en place. Quand elle décide de savoir si vraiment la censure peut tant l'empêcher de faire son travail, alors qu'elle vivait l'idée idéale confectionnée par le précédent du Watergate, en enquêtant auprès de ses collègues, elle fut ahurie par l'éthique de surveillance généralisée et bien établie. Corruption en retraite dorée ou en cachets surévalués, licenciements, pressions, autocensure...
Toutes les panoplies qui laissent croire à l'inexistence de la liberté d'expression au pays de la belle démocratie, ont été vérifiées par Kristina. Surtout qu'il ne fallait pas toucher au niveau de la presse, pendant les années 90 où éclata ce scandale, à l'industrie du tabac. Mais ça reste encore en vigueur en matière d'autres industries de l'armement, de l'énergie, de la pharmacologie et bien d'autres secteurs où il est complètement impossible de révéler les malversations, secrets inhumains et autres odieuses réalités. Comme pour d'autres arts où la censure est omniprésente, nous y reviendrons un jour.
(1) « De l'inégalité en Amérique. La vague conservatrice de Reagan à Bush » de Godfrey Hodgson Edition Gallimard
(2) « De la religion en Amérique » de Denis Lacorne Edition Gallimard.
(3) « Obama, le roman de la nouvelle Amérique » d'Audrey Claire, -Edition Le Rocher
(4) « Le FBI et les écrivains » 1991, de Nathalie Robins - Edition Albin Michel.
(5) « L'Enfant de cristal » de Theodore Roszak, traduit par E. Ochs Edition Le Cherche Midi, collection « Néo ».
Publié par argotheme à 01:12:15 dans Actualités | Commentaires (0) | Permaliens
Un martiniquais aux sandales de Caoutchouc !
Immortel, AIME CESAIRE : Aimé à jamais ! 
Le témoignage de l'enfant nomme ISLAM... et sa candidature au casting de la chaîne Gulli.
E N V I D E O ... une séquence ... L'islamophobie de plus en plus dans les moeurs...
L'annonce faite à "Islam" : l'enfant qui jamais, il ne sera assimilé et intégré dans la société qui pourtant le scolarise, le voit pousser... La scandaleuse islamophobie de la chaîne Gulli du groupe Lagardère.
Publié par argotheme à 10:42:05 dans Actualités | Commentaires (0) | Permaliens
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