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Cinqantenaire de la mort d'Albert Camus, TOUJOURS dans l’air des identités française et algérienne ! | 16 novembre 2009

Par N.E. Tatem avec ARGOTHEME Site de ARGOTHEME. 

Cet article a été publié par POPULISCOOP POPULISCOOP -scoop populaire- Ecrire et publier un article.-Scoop Populaire-

Pour ne citer que le visible de son opinion, Albert Camus est même un être hors du commun du 20ème siècle, car encore le plus jeune nobélisé en littérature. Il est l’auteur franco-algérien qui de son vivant a été peu aimé, et souvent critique avec une férocité inégalée de tous ses siens. La raison d’être accablé par cet égard négatif, suscitée des 2 rives, est la question algérienne. Or il était partagé entre ses 2 parties, son existence comme son œuvre en sont parcourues de leurs moult ferveurs. 

Albert Camus est l’auteur franco-algérien qui de son vivant a été peu aimé, et souvent avec une férocité inégalée de tous ses siens. La raison d’être accablé par cet égard négatif, suscitée des 2 rives, est la question algérienne. Or il était partagé entre ses 2 parties, son existence comme son œuvre en sont parcourues de leurs moult ferveurs. Alors qu’il s’est soumis à l’exigence légaliste, quand il a été très souvent sollicité pour ses appréhensions et ses points de vue.

Tous algériens et français, entièrement emportés par le tourment le requéraient. Les uns et les autres, de leurs susceptibilités et toute passion montrée, sont allés lui demander de se définir. Et ce qui donne encore matière à revisiter son cas encore, en l’occasion du cinquantenaire de sa mort. Le temps change inexorablement le contexte !

Iconoclaste, rigoureux, indépendant et subversif pour ne citer que le visible de son opinion, il est même un être hors du commun du 20ème siècle, car encore le plus jeune nobélisé en littérature. Traversant son époque alors que sa terre natale était secouée par la révolte des algériens pour leur liberté du joug colonial, il est resté irréversible et follement attaché à refouler les violences.

Mouloud Feraoun défendant l’algérien Albert Camus

 

Soutenu par Sartre et bien sûr une large idolâtrie d’admirateurs quand il a débarqué d’Alger, et de lecteurs et d’amis ainsi que par aussi les algériens plongés dans leur combat de couverture de la souveraineté nationale. A son arrivée en métropole, l’auteur de « La Peste » portait sa conviction vigile et immanquablement juste, au regard des malédictions brutales encore de nos jours… Le perfectionniste éblouissant, avait ses réseaux qui scandèrent Cheh ! « Bien fait » quand, en 1957 à l’âge de 44 ans, il eut la consécration prestigieuse.

Puis critiqué par ses mêmes deux consanguinités à propos justement de ce que l’histoire produisait de l’actualité, sous les yeux de tous. Camus était l’homme de paix, un humaniste incompris, qui n’a pas son mot quand les armes du FLN et le napalm colonialiste ne laissaient aucune place à d’autres alternatives. En 1952 il n’est plus en bon terme avec Jean-Paul Sartre. Surtout quand Les Temps modernes, publia l’article de Jeanson qui reproche à Camus d’être « délibérément statique » pour la révolte des algériens.

Respecté comme un philosophe, et peu enclin à négocier ses principes qui le font redouter tel un lion roi d’une savane, mais plus par le labeur que l’oisiveté, il était jaloux de sa posture, intransigeant et imperturbable. Il serait donc, de son vivant, de ces machiavéliques à disputer infiniment et jusqu’au dernier souffle ses choix profonds. Qui sans être ressassées se dessinent comme la vérité. "L’entêtement de l’escargot" dit un éminent auteur algérien !

Son influence dans le siècle de Marx, le 20ème, est présente et peu anodine. Albert Camus était imprégné de Nietzsche, une présence contemporaine, palpable dans ses gestes et exprimée dans son œuvre. Cette dernière galvanise l’absurde en le référant au mythe, une émulsion explosive pour la création.

Une certaine austérité d’humble, peu citée dans son parcours pour quelqu’un qui disait de son enfance «  j’avais honte de ma pauvreté  », se dégage de son être acharnée au combat juste, gagner sa vie d’abord et agir sur la conscience collective.

Ravi à la vie, le 4 janvier 1960, à l’orée de sa réussite, par un accident de voiture alors qu’il avait prévu de prendre le train (selon la dernière biographie parue), il évoque l’homme dur et sans concessions dans ses élans effrénés. Son œuvre porte encore de nos jours tous les signes d’un homme accompli et lié à la vie, car elle associe à bien l’évaluer ses plusieurs carrières et parcours prolifiques de dramaturge, journaliste, écrivain et homme d’opinion rayonnant (le penseur pour son temps). Et elle rayonne comme un phare en cette époque, où les débats houleux et les fracas mortels, de l’identité sont dans les menus des 2 pays qui jalonnent les pulsions d’un être qui résistait au déchirement selon les nobles notions de la citoyenneté.

L’accident

Photos rares d’Albert Camus

Ce partage d’Albert Camus entre l’Algérie et la France, est le trait marquant dans sa personnalité.

Albert Camus l’Algérien
1-
2 -

Il a fait ses études à Alger dans une école communale. Remarqué en 1923 par son instituteur, Louis Germain, qui lui donne des leçons gratuites et l’inscrit en 1924 sur la liste des candidats aux bourses. Il part à la conquête du savoir dans un dénuement qui poussait sa famille à le voir gagner au plus tôt sa vie. A son maître, Camus dédiera son discours de prix Nobel. Reçu au lycée Bugeaud (aujourd’hui lycée Émir Abd-el-Kader), il eut de ses belles adolescences où la sensibilité est à fleur de peau pour engendrer et couvrir les grands hommes et les grands moments. Il pratiqua le football et se fait une réputation de gardien de but. Comme nombreux illustres génies dont Marx, il contracte la tuberculose et séjourne à l’hôpital Mustapha.

De l’Algérie on le regarde comme un compatriote qui ne s’est pas engagé pour l’indépendance, alors qu’il a été contre la bombe atomique d’Hiroshima…

… Et même contre la peine de mort plus tard continuant un combat cher à Victor Hugo, qui était une illustre vision progressiste. Mais sans suivre son ami Sartre, qui n’avait aucune attache avec le peuple et le sol épris d’indépendance, l’Algérie.

Côté français il n’était pas adulé, les indépendantistes n’étaient pas encore à l’apogée quand il est distingué du Nobel et la guerre dans les djebels venait d’éclater. Très attendu par les algériens quant à leur guerre insurrectionnelle, il est resté fidèle dans son camp contradicteur de part et d’autre des 2 rives.

Avant d’entrer au journal Alger Républicain, organe du Front populaire, créé par Pascal Pia où son enquête "Misère de la Kabylie" a eu une action retentissante. Il avait fondéle Théâtre du Travail alors qu’il était membre du PCF (Pari Communiste Français). Quand le journal, qui a été repris par le PCA (Parti Communiste Algérien), est fermé en 1940, Albert s’installe en France...

... Il s’est fait déjà remarqué depuis Alger par « L’Envers et l’Endroit » paru chezE.C. (Edmond Charlot) et Révolte dans les Asturies, pièce de théâtre collective écrite d’après un scénario de Camus, interdite par la municipalité d’Alger, qui a paru en sous le signe des « Éditions de Maurétanie » tenues par aussi Edmond Charlot en deux ouvrages. Et c’est en 1942 avec la parution simultanément de son roman (identitaire)« L’Etranger » et l’essai philosophique « Le Mythe de Sisyphe », que le succès a retenti…

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Publié par argotheme à 10:09:52 dans Cultute et Arts : Critiques. | Commentaires (0) |

« Nostalgérie », prolifique moisson de la rentrée littéraire française 2009 | 21 septembre 2009

Par N.E. Tatem avec ARGOTHEME Site de ARGOTHEME. 

 

 

Cet article a été publié par POPULISCOOP POPULISCOOP -scoop populaire- Ecrire et publier un article.-Scoop Populaire-

Jamais l’histoire franco-algérienne n’a été thème d’autant de romans sortis en une rentrée littéraire française que cette année 2009. Dernièrement une loi, visant à inculquer à la marmaille de l’Hexagone à travers le système scolaire français les bienfaits de la colonisation, a créé un regard des élites vers la conscience collectives des français. Est-elle le jalon de l’arrivée de tant de romans ?

 

Jamais l’histoire franco-algérienne n’a été thème d’autant de romans sortis en une rentrée littéraire française que cette année 2009. En effet aussi bien l’histoire de la colonisation, d’avant 1900, que celle récente, qui a marqué la seconde moitié du 20ème siècle, de la décolonisation n’ont été sujets d’un si grand nombre de textes romanesques. Une des raisons, qui s’avère unique source de cet engouement, existe et est bien l’influence du présent politique.

On connaissait par contre depuis longtemps, et pour les deux communautés, nombreuses œuvres cinématographiques et théâtrales bien sulfureuses pour les esprits campés par la « Nostalgérie » ou bien « l’Algériologie ». Et c’est dirait-on un peu de l’inspiration strictement franco-française que cette récolte millésimée 2009, a extrait ses sujets, ses trames, ses fictions et ses réponses.

Dernièrement une loi, visant à inculquer à la marmaille de l’Hexagone à travers le système scolaire français les bienfaits de la colonisation, a créé un regard des élites vers la conscience collective des français. Est-elle le jalon de l’arrivée de tant de romans ? Les tortures, les razzias et l’oppression colonialistes sont des affres que les falsifications n’arrivaient à jamais d’habiller en d’autres couleurs que celle du malheur. Dès lors que la législation controversée, d’ailleurs préconisée par l’actuel président Mr. Sarkozy, a mobilisé les tenants du« bienfait historique » de marquer le revers français, par le fait d’avoir accordé comme vaincue de l’indépendance accordée à l’Algérie, comme une expérience constructive… Les plumes semblent répliquer !

Jean-Michel GuenassiaFichier hébergé par Archive-Host.com

Le Club des incorrigibles optimistes de Jean-Michel Guenassia, est retenu dans la première sélection du Prix Goncourt 2009. Cette dernière comporte 14 œuvres qui doivent subir un nouvel tri le 6 octobre.

Présentation de l’auteur.

Pour les algériens, le cinéma a été un support qui a largement véhiculé l’épopée glorieuse avec de nombreuses bandes dont "Chronique des Années de braises" de Mohamed-Lakhdar Hamina et La « bataille d’Alger » qui retrace la guérilla urbaine d’Ali Lapointe de l’italien Gillo Pontecorvio. Et en France "RAS" d’Yves Boisset a, parmi nombreux films, de son côté placé l’auscultation de la tragédie des jeunes appelés, pendant que le FLN menait sa tâche historique de libération, dans l’observatoire de la mémoire trouble.

Ces 2 films ont développé l’idée que De Gaulle savait avait ouvertement dite, que ces algériens, sous-citoyens d’un département numéroté avec ceux de l’Hexagone, sont une population avec son territoire jamais assimilables à la France.

De même que pour le 4ème art, le théâtre des 2 rives n’a pas lésiné de livrer des créations sur cette communauté de destin bien appropriée dans de cycles récidivant par les violences, pour apporter nombreuses pièces. Dont « Les paravents » de Jean Genet avec les 2 de Kateb Yacine « Le cadavre encerclé »et « Les ancêtres redoublent de Férocité », sont principalement les premières à faire le procès fictionnel et critique de la colonisation, en plastifiant par des spectacles scéniques le droit du peuple algérien à l’autodétermination.

Mais pour la fiction du roman, cette année s’avère être d’une bonne moisson. Cette littérature livresque dépasse quantitativement désormais celle de l’essai. Qui malgré sa richesse inégalée en matière d’écrits par des acteurs de l’époque comme des journalistes (Yves courrière et Henry Alleg) et des scientifiques parce qu’essentiellement universitaires et spécialistes, ainsi des experts motivés de la passion d’appartenance aussi, n’apporte plus que les roman cette année 2009. Ce dernier est maintenant à l’origine du plus grand nombre de parutions (titre) et d’ouvrages.

Le roman n’a pas tellement enfreint au tabou de fouiller la douleur, sans adhésion aux goûts du lectorat qu’il verrait satisfaits de ses propositions. Pourtant chez les grandes maisons d’édition les pieds-noirs détiennent depuis de nombreuses années à postuler, de leurs textes, en racontant principalement le déracinement. Oui le nombre de biographies des anciens d’Algérie sont les premières en nombre à être soumise à publication chez…

 

1- Le Club des incorrigibles optimistes : Jean-Michel Guenassia, Albin Michel 750 pages ISBN : 9782226193926

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2- Le rapt : Anouar Benmalek, Fayard 514 pages ISBN :9782213644493

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3- L’Aimé de juillet : Francine de Martinoir, Edition J. Chambon 261 pages ISBN : 9782742785919

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4- Des Hommes : Laurent Mauvignier, Edition de Minuit 280 pages ISBN : 782707320759

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5- La citerne : Marc Bressant, Edition de Fallois 365 pages ISBN 978-2-87706-693-8

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6- La solitude de la fleur blanche : Annelise Roux, 234 pages Sabine – Wespierser Editeur ISBN : 978-2-84805-073-7

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Publié par argotheme à 11:59:16 dans Cultute et Arts : Critiques. | Commentaires (0) |

KATEB YACINE : UN ALGERIEN QUI ECRIVAIT LA REVOLUTION D’UNE MODERNITE EGALITAIRE. | 03 novembre 2008

samedi 2 novembre 2008, par N.E. Tatem avec ARGOTHEME

Cet article a été publié par POPULISCOOP - Scoop Populaire - Faites de votre Info. un scoop

Son verbe est un concept savant d'esthétique, confectionné à partir d'une culture populaire où résonnent la modernité, la révolte et l'ironie... --> Il y 30 ans, un géant de la révolution culturelle a mis les voiles...


Phare d'un projet de société clarifié par l'art, l'homme de lettres, le journaliste et le dramaturge algérien a laissé un indélébile programme sociétal d'inspiration révolutionnaire. De son vivant, il rayonnait comme un astre. Nedjma : étoile en langue arabe, est son seul roman parmi nombreuses pièces théâtrales et recueils de poésie. D'une écriture sublimée et qui n'a pas d'égal encore de nos jours dans la littérature maghrébine, il porte une profonde et réfléchie projection pour son pays, à travers une histoire d'amour que la simplicité et l'ambiguïté s'approprient. Son nationalisme éclairé lui a valu et l'a obligé d'écrire qu'avec la langue de son peuple en créant une œuvre d'une dramaturgie, car il est d'usage de s'adresser au peuple algérien avec le langage dialectal sien et qu'il comprend, à universalité qui vérifie ses engagements pensés en avance des airs de son temps et même des plus actuels. Francophone talentueux et d'une valeur jamais démentie, il pouvait aller plus loin avec la langue de Molière. Mais son subversif patriotisme, dans le contexte de la tâche historique de décolonisation qui a animé et mobilisé sa génération, a puisé dans le théâtre une sève comparativement équivalente aux œuvres qui colle à l'histoire de toute l'humanité.


Son verbe est un concept savant d'esthétique, confectionné à partir d'une culture populaire où résonnent la modernité, la révolte et l'ironie.


Il a mis les voiles, un grand vide s'est installé. Il rendit l'âme le 28 Octobre 1989 et n'a pas manqué son billet daté du joli mois accompagnant les révolutions dont celle du 1ér novembre. Par sa naissance, la guerre de libération se déclencha de, juste après, cette heureuse mensualité d'espérance, dès zéro heure sonnante. Octobre, encore lui qui fait gronder son charme automnal...
Les lieux se vident, plongent dans le silence, fatalement du départ des êtres chers dont la stature imposante occupe la mémoire aux dimensions de toute la matière cérébrale collective. Même parti, le combatif auteur de Nedjma restera, outre la cause éclairante de tout le tiers-monde, pour l'éternité comme une CNI (Carte d'Identité Nationale) matricielle à tout algérien.
Que cela déplaisent à ses détracteurs avérés de grande nuisance sans l'atteindre, il est le fondateur d'un mythe colossal où la personnalité algérienne est démontrée et déployée à travers une œuvre culturelle au sens large du terme. Une production merveilleuse et prolifique de poésie, de romans, de spectacles, d'écrits multiples et surtout d'action concrète.
Reconnu aussi comme leader à part entière, pour ses valeureuses idées et sa présence personnelle, dans la rupture avec le colonialisme, disons le plus subversif des créateurs parmi l'élite indépendantiste. Il s'est exprimé sur les planches du 4è art et sur les pages pour que le retiennent celles des dictionnaires comme un géant de la langue française et dont son timbre personnel, le "katébien", valide à jamais l'émancipation de tout opprimé.
Keblout au sobriquet généalogique, ne devait rater une autre victoire de son peuple, celle d'octobre 1988. Il plia bagage et cette fois définitivement, un an après l'insurrection des générations insoupçonnées... Il a laissé en plein élaboration, outre ses analyses iconoclastes de cette autre subversion, une pièce, semblables à toutes les fresques katébiennes sur le 5 octobre et son rang dans toutes les épopées révolutionnaires qui jalonnent l'époque contemporaine. Et auxquelles il a assisté, au profil présent dans les annales de son siècle... Nul ne pouvait faire son art laborieux qu'il qualifiait si judicieusement en théâtre politique (la désignation est de lui) refusant de lui accoler d'autres qualificatifs que celui lié à la mémoire qu'il irrigue de son génie et à la cause des travailleurs qu'il a animé dans la troupe ACT (Action Culturelle des Travailleurs).
Il est de ces militants qui n'abandonnent pas les côtés et le premier rang des bâtisseurs de la liberté et du bien être. Même après sa disparition il demeure encore fervent défenseur de l'Algérie d'en bas et des humbles qui collectivement, selon son inébranlable croyance, modifient l'histoire. Révolutionnaire, chaque jour avancé devant ceux qui n'ont pas de barricades pour se faire entendre des dieux, Kateb Yacine représente, à lui seul, un pan entier du tumulte de l'histoire de la décolonisation.
Comme beaucoup de jeunes de son époque, il était très proche du PPA. Mais il a été déçu à l'instar de sa génération dont A. Benzine et d'autres encore : (... Le mouvement nationaliste avait commencé à dégénérer. Le PPA s'était transformé en MTLD, c'était déjà une compromission... Il y avait des luttes, on se bagarrait entre nous, c'était triste. (...) Mais l'idée que nous nous faisions était idyllique... Mais c'est plus tard que les hommes du CRUA l'ont réalisé, par d'autres moyens, des moyens de violence...) –1–
Au PCA (Parti Communiste Algérien), il était considéré comme un théoricien de valeur et homme de terrain à hautes bravoures, d'après les témoignages de ses compagnons encore en vie. Son verbe est un concept savant d'esthétique confectionné à partir d'une culture populaire où résonnent la modernité, la révolte et l'ironie. Son discours ne peut pas être affilié au populisme qu'il prenait, à chaque tournant, à faux.
Kateb Yacine

Déjà meneur d'un art populaire s'inspirant de la lutte des classes, il était une boîte de résonance à très large spectre pour l'idéologie dont il se revendiquait. Créateur indépendant, il était l'extra-structure qu'on ne peut rencontrer dans une cellule de quartier ou d'entreprise. De part ses voyages et longs périples à travers de grandes métropoles du monde (Alger, Paris, Milan, Tunis, Bruxelles, Hambourg, Bonn, Stockholm, Trieste, Zagreb, Florence, Berlin, Moscou, Sédrata, Bel-Abbes, Constantine, Sétif... et tant d'autres) où auprès de certaines il séjourna des années, des mois... Il parcourait la Terre, cellule itinérante à lui seul.
Il ne pouvait être autrement, ses activités avaient la priorité sur son accompagnement à l'aventure politique de son parti. Ce dernier et ses responsables, en connaissance de cause et par traitement réservé dans les rangs, de même au sein de l'actuel P.C. (le P.A.D.S.), pour tous les artistes communistes, de les préserver intrinsèques et totalement libres de toute entrave pour ne jamais les priver de l'autonomie d'action. Lui davantage, il est le militant le plus charismatique, respectable, loyal, prêt à tous les combats et à toutes les ripailles. Et nous avons chanté l'hymne communiste, l'Internationale, lors de ses funérailles alors qu'il règne toujours et encore parmi nous et bien loin dans les sociétés qui gardent une fierté de son appartenance. “ ... Cela se débattait, je le souligne un peu lourdement, entre communiste ; Kateb était et est toujours communiste, et, que cela plaise ou non, on ne comprendrait rien à son œuvre si on oubliait ce point de repère essentiel... ” -2-
Kateb yacine à Ath Yanni - kewego
Une manifestation culturelle à Ath Yanni n'est ni un fait insolite ou singulier car cette région a donné le jour à plus d'un promoteur tracteur et directionnel mais cette vidéo à la particularité il est triste de parler au passé de montrer une célébration qui sera quelque peu inhabituelle pour les régionaux du fait que les gens montrés dans leur plus grande partie (Dieu leur fasse miséricorde) ne relèvent plus de ce monde et le contexte est un peu significatif en un sens local, "qui dirait "gaga" ferait pouffer de rire (même si le rire n'est pas de circonstance) que les gens qui savent de qui il se retourne mais sinon cela pour cette frange ciblée l'evénement est on ne peux plus naturel

Comme intellectuel de haut rang, il rayonne imperturbablement et forcément sur les catégories lettrées d'abord et ensuite toute la population à laquelle il revient. Puis en cadre du militantisme sincère, il est superviseur avec beaucoup d'autres penseurs du sérail éclairé, du projet national, moderne et socialiste. Celui que le romantisme de la rigueur scientifique a élevé au rang de modèle efficace, harmonieux, juste et progressiste.
Figure emblématique aussi bien de la littérature que du modèle démocratique algérien, il avait un poids dans la littérature et le don de lui trouver l'écho et la résonance politique. Selon la clarté du programme idéologique et le projet philosophique qu'il a légué, le régime algérien devait prendre part et place dans l'idéal universel et est basé sur l'éducation avancée du peuple. Keblouti est immortel. Le théâtre « katébien », à porté éducative, parlait (par respect au savoir) de “ la poudre d'intelligence ”, la seule pièce algérienne jouée aux Etats Unis, considérée l'œuvre noyau de son génie littéraire, car prise directement de l'oralité et du personnage à la fois burlesque et mythique “ Djeha ”.
Il fut prophète de l'avant-garde artistique du nationalisme dans un contexte de colonialisme quand il prononça à 17 ans, le 24 mai 1947, à la tribune de la Société des Savants de Paris une conférence sur l'Emir Abdelkader. Le texte a été publié respectivement par Alger-Républicain et En-Nahdha en 1948 puis à la SNED en 1970, d'autres revues l'ont repris en France. L'Emir Khaled et les Amrouche “ Taous et Jean ” avaient, avant lui, fait une brèche, chacun à leur manière pour le personnage de l'héros national (l'Emir), dans l'enceinte de l'atrocité, aujourd'hui effacée, d'être français de deuxième grade.
Kateb yacine à Ath Yanni - kewego
Une manifestation culturelle à Ath Yanni n'est ni un fait insolite ou singulier car cette région a donné le jour à plus d'un promoteur tracteur et directionnel mais cette vidéo à la particularité il est triste de parler au passé de montrer une célébration qui sera quelque peu inhabituelle pour les régionaux du fait que les gens montrés dans leur plus grande partie (Dieu leur fasse miséricorde) ne relèvent plus de ce monde et le contexte est un peu significatif en un sens local, "qui dirait "gaga" ferait pouffer de rire (même si le rire n'est pas de circonstance) que les gens qui savent de qui il se retourne mais sinon cela pour cette frange ciblée l'evénement est on ne peux plus naturel
Mots-clés : gacem na ouerdia et la suite
Video de gherab
Il divulgua cette fameuse version que l'Emir Abdelkader avait combattu, bien avant les français, les turcs dont le protectorat a été, sans nul doute, plus maléfique pour avoir livré sur un plateau d'argent, à la soldatesque qui débarquait à Sidi-Fredj, une société tribale et dans un indescriptible état d'arriération. ...Sur le chemin du pèlerinage, avait conscience qu'il tenait le fil de la nation et de l'Etat algérien. Aussi lutta-t-il d'abord contre l'autorité turque, jeta-t-il ensuite les tribus ralliées à l'assaut de l'armée française. -3- Pendant “ la guerre de 2000 ans ”, “ les ancêtres redoublent de férocité ”, son œuvre qui fouillait le thème capital de l'histoire et fonde la réponse identitaire, exprime la volonté juste de la violence.
L'œuvre de Kateb Yacine a deux impacts, réciproquement paradoxaux. Le premier, campé par une haine inculte de la modernité dont l'unique lecture est un gargarisme d'étroitesse nationaliste ou obscurantiste. Il relève des deux idéologies qu'il récusait de son verbe sarcastique. L'une pour avoir dilapidé un pays envié pour ses atouts et accouché la seconde, la secte hideuse qui a causé quelques 200 000 morts depuis son grand départ. Et le deuxième point de vue appartient aux lecteurs qui ont eu la chance de connaître son travail littéraire et sont admirateurs de ses opinions renflouées de courage et saturées d'une poésie volcanique. Il est une fascination vivante au projet “ sociétal ” digne d'honorer le combat des justes, les esprits épris d'évolution.
Versé à la pratique de la plume, il est ce héros unique et irremplaçable dans le personnel algérien contemporain des intellectuels de toutes les spécialités, une figure de proue à l'intelligentsia. Même si Jean Amrouche, Mouloud Feraoun (La Terre et le sang), Mohamed Dib (la trilogie Algérie) et Mouloud Mammeri (La colline oubliée et La sommeil du juste) avaient, avant lui, fait découvrir la littérature algérienne francophone au réalisme farouchement fidèle à l'image de leur peuple, la sortie de Nedjma, en 1956, a été comme “ une véritable bombe rhétorique ” - 4 - dans l'atmosphère de guerre.
Son parcours de journaliste à Alger républicain, lui a donné l'occasion de côtoyer A. Camus le Nobel auquel il a écrit en 1957 une lettre à propos de la guerre. Dans cette missive adressée à un compatriote, dit-il : “ On crie à Tipaza et Nador... Irons-nous ensemble apaiser le spectre de la discorde, ou bien est-il trop tard. Verrons-nous à Tipaza et Nador les fossoyeurs de l'ONU déguisés en juges... ” - 5 - Tipaza est dans l'écrit “ Noces à Djemila ” de Camus et Nador dans “ Nedjma ” de Kateb Yacine.
Celui de romancier lui a valu le respect de millions d'adeptes qui le vénèrent. Dans le monde, il devint l'homme de lettres représentant la cause algérienne quand sa belle étoile “ Nedjma ” rayonna avec l'ampérage d'un astre et des incalculables kilowatts, sur la surface de la Terre. La publication de son premier roman changea la donne à l'époque. La lecture de la littérature maghrébine d'expression française a multiplié et son style a été adopté dans les cercles littéraires avec la particularité d'appartenance nord-africaine.
Et celui du théâtre lui fit partager une chambre avec le plus grand dramaturge du XXème siècle, Berthold Brecht qui n'échappa pas aux persécutions du Nazisme Hitlérien ni au Maccartisme des USA. Ensuite son œuvre dramatique le classe, le pratiquant d'un théâtre engagé atypique. Un théâtre qui bouscule la conception criarde de la culture officielle locale et celle universelle que l'émancipation des peuples est en bute à la domination.
Kateb Yacine fut puni, à 15 ans, d'une double peine pour avoir participé aux manifestations du 8 mai 1945, l'exclusion du lycée de Sétif et l'emprisonnement. Il a risqué d'être fusillé pour sa fougue juvénile, ce qui a depuis fait craquer sa mère, la plongeant dans les ténèbres des troubles psychiques. Femme dont il décela la généreuse sensibilité, il lui réserve la considération d'être une bibliothèque de poésie et de savoir, dit-il de son enfance déjà inspirée. C'est elle qui l'initia, la première, à faire rimer les mots. Sa première publication est le recueil de poèmes intitulé “ soliloques ” qu'un breton, propriétaire d'une imprimerie à Bône (Annaba) a fait sortir en 1946.
Sa rencontre avec Abdelhamid Benzine datait de bien avant qu'ils ne soient ensemble au camp, à leur arrestation pour leur participation au 8 mai 1945 à Sétif. Quand son père “ Oukil ” (avocat), était venu habiter Bougaâ (ex. Lafayette) et l'avait fait quitter l'école coranique pour celle instituée par l'occupant, le destin des deux hommes se scella. A. Benzine devait lui sanctionner des cours sur la demande du père. Il appartient à une ligné de poètes, écrivains, traducteurs... Puis son nom “ Kateb ” en arabe signifie : l'écrivain pour l'embellissement aristotélique au métier auquel il s'est consacré.
Il connut avant moi la prison à quinze ans. Il fut le premier militant que j'eus la chance de rencontrer. Nos deux familles étaient voisines dans le village de Bougaâ, ex-Lafayette. En ce temps-là, dans les années 40, Abdelhamid Benzine m'intimidait beaucoup. J'étais encore à l'école, et lui, c'était un “ grand ” c'est-à-dire qu'il était interne au collège de Sétif. ...Mon père lui demanda de me donner des cours de mathématiques... Nous discutions passionnément des journaux qu'il lisait et faisait lire autour de lui. Mais je ne savais pas alors que j'avais devant moi un militant déjà formé à la vie clandestine... Il était déjà l'un des membres les plus actifs du PPA illégal. -6-
A se demander comment les courants d'idées rétrogrades arrivent à distiller via le système scolaire, les mosquées et les rouages étatiques l'image étriquée qu'on lui veut. La population algérienne n'est pas, heureusement, acquise à de telles mauvaises fois haineuses, en aucun cas. Si ce n'est pas l'intervention d'idéologues de la félonie comme El-Ghazali (le faux dévot sévissant dans le pays du rebelle) qui, sans savoir que quand “ Mohamed prend sa valise ” de France pour rentrer au pays, il la ramène pleine de devises. La pièce du retour de l'honneur pour l'émigration qui a eu un immense succès partout où elle a été jouée, était la seule fois où la communauté algérienne s'est miroitée joyeusement à son propre théâtre. Elle n'a rien à voir avec aucune religion, et encore moins la musulmane.
La propagande du Cheikh égyptien, est en grande partie directement responsable de l'hécatombe causée depuis 1990 en Algérie. L'endoctrinement des disciples de l'islamisme qu'il prônait à la télévision algérienne pendant toute la décennie 80 à des heures de grande audition : Le lundi (après-midi de repos pour les établissements scolaires) à 19 h 30 et le vendredi, deuxième jour du repos de Week-end pour les algériens, en est l'une des sources de l'égarement de la jeunesse.
Au comble de l'ignorance de ce qu'est réellement “ Mohamed prend ta valise ” dont le thème de l'immigration a été traité différemment par Mahmoud Zemmouri avec son film “ Prend dix mille balles et casse-toi ”, le Cheikh a osé même souhaité que ce fils de l'Algérie profonde ne soit pas enterré sur le sol de sa patrie. Pure félonie... Il repose à El-Alia aux côtés de Boumediene et de l'Emir Abdelkader, au carré des martyrs. En feuilletant un des livres de Ghazali qui a pour titre “ L'islam et la Culture ”, en première page, il est dit que Lénine prétend que la religion est l'opium des peuples... Or c'est Marx qui a dit ça. L'ignorance de son sujet pour un Faqih nous montre de quels mensonges et erreurs se font éduquer les jeunes entre les mains de l'islamisme, privés des autres littératures.
La vie de Kateb Yacine, à l'instar de beaucoup d'écrivains, est faite de voyages. L'inspiration est rare dans un bureau ou un salon, la nécessité de la rechercher et de la happer oblige à la trouver partout où elle peut être. La table et le canapé permettent surtout de rédiger après que les matériaux, la documentation pour certains, soient accumulés. Ce que ne comprennent pas, justement, certains critiques et lecteurs que Yacine n'était pas voué à l'errance. Certes il y a le manque de confort dans sa trajectoire, mais c'est le cas de plusieurs auteurs qui partent aux lointains horizons.
-1- In Révolution Africaine du 2 février 1963
- 2 - Revue “ Europe ” N° 828 du mois d'avril 1998 - article de Yves Benot sous le titre “ Tout commence demain ” page 43
- 3 - In revue “ Europe ” page 64, texte de Abdelwahab Meddeb intitulé “ L'interruption généalogique ”.
- 4- Même numéro revue “ Europe ” - article “ Le kaléidoscope du vagabond ” de Nadjet Khadda page 4.
- 5 - Ecrite en 1957 et est parmi le fond Albert Camus, détenu par sa femme. Publiée entière dans l'ouvrage intitulé “ Eclats de mémoire ”. Ce dernier a été publié, en 1994 à l'occasion de l'exposition de l'exposition tenue à l'Institut du Monde Arabe à Paris, par l'IMEC (détentrice actuelle d'une partie des archives de Kateb Yacine dont la majeure partie a été remise par son fils hériter).
- 6 - extrait de la préface de “ La montagne et la plaine ” roman d'A. Benzine édition El Adib.
--- La suite de ce sujet sera--- :
L'appréhension (ou bien la vulgarisation) critique d'une sélection des travaux de Yacine, car toute son oeuvre, particulièrement son théâtre, s'enracine dans une ALGERIE RÊVEE...
 

Publié par argotheme à 10:15:18 dans Actualités | Commentaires (0) |

Parutions littéraires d’auteurs américains en Europe, à la veille des élections aux USA, pour cause de censure. | 29 avril 2008

 

AUX NON-VOYANTS : Vous pouvez écouter ce texte, il est vocalisé -ICI-

Par N.E. Tatem avec avec ARGOTHME  

Cet article a été publié par Logo de POPULISCOOP, journal de presse alternative.POPULISCOOP 

Et par Rédacteur AGORAVOX.AGORAVOX

EXCLUSIVITE, A LA FIN DE CET ARTICLE, UNE VIDEO TRES SIGNIFICATIVE DE LA CAMPAGNE ELECTORALE DE Barak Obama  BARAK OBAMA.

 Des livres qui soulèvent les inégalités et la censure aux USA, leurs particularités ils sortent à la veille des élections 2008 et en Europe pour échapper à l'interdit officiel et institutionnel d'un régime qui prétend propagaer la démocratie...     

Avec les quatre premiers mois de l'année 2008, quelques analystes à la pointe de la connaissance du mythe yankee, certainement davantage inspirés par l'étendu du branle-bas électoral, ont fait paraître des travaux. Dans ces œuvres livresques que nous avons tenté de décrypter, l'explication du destin du libéralisme américain qui s'accouple bien à l'avenir d'une société refusant de baisser les bras dans son influence sur le reste de la Terre, et dont l'influence n'est plus aussi envoutante que par le passé minée par les fortes inégalités.

Parutions littéraires à la veille des élections aux USA, c'est aussi la bonne saison. Ce mois d'avril à renaissance printanière nous a exhortés, plus que les autres mois écoulés, à suivre les soubresauts de l'investiture des démocrates américains à travers deux candidats qui n'ont rien de commun, sauf la chapelle politique. Beaucoup, sinon tous, des habitants du monde ont suivi les échéances écoulées et sont stupéfaits du processus par lequel les républicains ont, avec presqu'une simplicité déconcertante, placé leur candidat, John Mac-Caine, alors que le camp adverse tient en haleine pour la suite attendue en résultat crucial renfermant de minces espoirs. Une bonne majorité des terriens continuera encore de scruter le déroulement de l'atmosphère toute circonstancielle de la faisabilité de l'activité politicienne au pays du Lincoln, jusqu'au jour J.

L'attrait est rehaussé par la déférence envers cette puissance surestimée en gendarme universel. Surtout que le questionnement essentiel sur les parcours à rebondissements auxquels se livrent autant l'ex. première-dame, Mme Clinton bien classée aux remparts du conservatisme, que le métis Obama Barak vu comme le phénomène du postmodernisme, n'a pas encore de réponse. Et parce que la dispersion du spectre de la communication vit pleinement son ère et convie les terriens, de même chez eux, à suivre ce qui se passe dans ce pays bien rayonnant.

Avec les quatre premiers mois de l'année 2008, quelques analystes à la pointe de la connaissance du mythe yankee, certainement davantage inspirés par l'étendu branle-bas électoral, ont fait paraître leurs travaux. Dans ses œuvres livresques que nous avons tenté de décrypté, parce qu'ils expliquent tant-soit-peu le destin du libéralisme américain qui s'accouple merveilleusement à l'avenir d'une société refusant de baisser les bras dans son influence sur le reste de la Terre, et dont l'influence n'est plus aussi envoutante que par le passé minée par les fortes inégalités et les interdits officiels et institutionnels. Très peu de littératures continuent comme « Américan Vertigo » de Bernard-Henri Lévy continuent de faire l'apologie du pays aux défauts incalculables, y compris les anglais qui nous offrent plusieurs titres aussi remarquables les uns que les autres. Le plus percutants est : « De l'inégalité en Amérique. La vague conservatrice de Reagan à Bush »(1), suivi « De la religion en Amérique »(2) et « Obama, le roman de la nouvelle Amérique »(3) revenant à des français. En plus depuis les dernières guerres expéditives en Irak et en Afghanistan qui interpellent fortement les américains avec les mêmes intonations que l'agression impérialiste du Viêtnam car dépourvue de justesse en leurs causes, créant une culpabilité tout autour de leurs menées et conséquences. Elles sont à l'origine d'une crise identitaire transversale qui sillonne profondément et avec un choc tel une brisure foudroyante, ce peuple ressentant qu'il est tout-à-fait offensé en deux temps.
O. barak

Premièrement par son dirigeant actuel qui ne remonte aux devants des scènes diplomatique et n'est plus apprécié de part le monde. Et en second lieu par les appels incessants, aux meurtres et aux saccages, de terroristes que les américains avaient cru avoir apprivoisés dans des élans anticommunistes, se rendant-compte que la bête immonde est indomptable et tarde à être éradiquée. C'est là qu'une certaine déprime donne à la conscience collective le malaise d'une culpabilité pour l'agressivité des rapports avec les non-partenaires étrangers, classés par étroitesse en ennemis à attaquer toujours et davantage. Cette remise-en-cause du soi américain est loin d'être généralisée et trouve son panacée dans l'obligation de se défendre par la dissuasion.Ce qui donne désormais plus d'importance à l'intéressement exogène, aux yeux des citoyens américains pour savoir ce qui est pensé d'eux. C'est aussi la recherche de sauver la face du fatras local de violence et faits sociaux comme les fusillades dans les établissements scolaires. 36 fusillades entre vendredi 18 avril 2008 et lundi 21, uniquement dans la ville de Chicago faisant 7 morts et nombreux blessés. Du plan international ceux, des américains, qui savent que le président G.W. Bush termine en queue de poisson son règne, ne pouvant se déplacer dans le monde et surtout en Europe, l'allié traditionnel, sans ameuter des dizaines de milliers de manifestants à le dénoncer pareillement à un criminel de guerre malaimé, n'attendent que la nouvelle tête vienne redorer les blasons. La honte prioritaire !

A force de nous asséner que la meilleure démocratie du monde est celle du pays de martyr Martin Luther King, plutôt là où on l'a assassiné, le doute s'est installé dans nos méninges avides de vérités antinomiques, celle qui s'aperçoivent dominées, dont on ne tient pas compte et qui pourtant nous chatouillent les esprits. Rappeler que la démocratie est toujours discutable, perfectible, reste à établir, ébauche interminable et ouverte à des réaménagements qui lui apportent de meilleurs facultés ainsi qu'une perspective d'avenir, interpelle. Le mot « chantier » lui convient le mieux et laisse entendre que la chose se réalise. Elle n'est pas toute faite, toute construite même si des faits probants laissent croire qu'elle s'exerce. Et comme on arrête jamais d'entreprendre en matière démocratie, l'incertitude pousse à vérifier l'authentique de l'ivraie. Dans l'ensemble de ce qui ne satisfait pas et met moralement à nue cette démocratie, oblige au scepticisme...

John MaCain

Par respect au peuple américain qu'on ne peut confondre avec son administration, nous nous ne contenterons pas d'amoindrir les riches particularités de ce pays par sa forte criminalité endogène ou bien par la grotesque médisance gratuite que : les Etats-Unis n'ont pas d'histoire. Le premier fléau n'étant pas leur propre sans nul-autres parmi toute l'humanité et la seconde métaphore écourte tous les siècles depuis que le continent a été découvert. Cette dernière formule désormais n'étit plus admise dès la première décennie où Christophe Colomb foula le sol du continent encore nouveau et toujours en métamorphose. Si ailleurs on peut se limiter au pour ou au contre envers la politique américaine... En France deux points de vue entièrement paradoxaux sur le fond, restent à égale opinion admiratif du point de vue culturel, et sont colportés ou assumés entièrement tant à droite qu'à gauche. Ils facilitent une lecture limpide par rapport aux ambiguïtés et tergiversations généralisées ailleurs.

Du côté de la première tendance on en est globalement à la béatitude admirative du capital faiseur de la croyance en « le marché », concurrentiel et échangeur de la finance entre les acteurs spéculateurs et peu productifs, même si Sarkozy, qui représente une droite qui se veut pragmatique, a tenu des propos concernant la nécessité de régulation. Du côté de la gauche on s'exalte surtout des luttes et conquêtes féministes et raciales. Les deux familles politiques de France croisent leurs armes sur la discrimination positive chère au camp adverse, comme une radicalité qui n'ait point de concessions à offrir et pour qu'on ne puisse pas faire reculer l'époque sur cette question. Et ce sont justement les banlieusards, toutes origines confondues regroupés sous BBB (Blacks, blancs, Beurs) qui n'arrivent pas à se frayer une place au soleil dans la partie hexagonale, qui trouvent rendez-vous avec la réussite, selon l'équivalent de la discrimination positive française à travers ce qui est « affirmative action » après avoir déjà exploré le Canada, l'Australie et le royaume d'Elisabeth.

Pays de la censure par excellence, la plus abjecte et de cynisme inégalé agissant en criminalité officielle, les mesures qu'elle enclenche font souvent unanimité comme une paranoïa collective du fait que l'Etat fédéral soit le décideur. Le maccarthysme, sagement assumé par beaucoup, est l'incarnation la plus juste des applications de cet interdit qui vise ceux suspectés de nuire ou de ne pas défendre les valeurs communes protégées par la puissance publique, donc légitimes. Et c'est la littérature romancée, journalistique et des essais, que vise chaque fois cette nuisance chargeant ouvertement les libertés de pensée et d'expression. Depuis les années 20 où les écrivains – Dos Passos, Fitzgerald, Hemingway... - ont pris conscience que le puritanisme américain leur est fatal, des vagues d'auteurs ont préféré l'exil auprès de grises banlieues européennes que le confort de leurs bercails. Comme l'ex. URSS, les USA gardent souvent leurs subversifs chez eux et aussi ne leurs autorisent pas la paix douillette en leur infligeant aussi leur goulag comme l'emprisonnement du maître du polar Dashiell Hammett ou bien des persécutions avec les dossiers du « FBI de Hoover » et du « Beria Washington » (4) qui ont touché James Baldwin, Norman Miller, Allen Ginsberg et beaucoup d'autres.

Dans la puissante machine idéologique hollywoodienne qui a aussi le statut du pole industriel à orientation inaliénable, on se contente de glorifier, par moult fictions, la suprématie du pays pour faire passer un abominable mépris du reste du monde, reconstituer la personnalité américaine une fois effritée dans des aventures ruineuses et mettre au devant des malveillances en meilleure et éclairée sinécure. Ce qui a donné matière Théodore Roszak, considéré précurseur de la contre-culture suite à son ouvrage « Vers une contre-culture » paru en 1969, à décortiquer en 1991 dans « La conspiration des ténèbres » (traduit au français en 2004 faisant une vente de 70 000 exemplaires) l'immensité de cet appareil phénoménal du 7ème art qui fonde un imaginaire universel aussi fort que les conquêtes de l'espace par la NASA. Cet auteur publia en 2006 « La menace américaine » à la veille de la réélection de Bush-fils. Et son dernier livre « L'enfant de cristal »(5), qui sort en France qu'en son propre pays au regard du traitement d'indésirable qui lui est fait, et cette oeuvre est consacrée au thème du cinéma.

L'histoire dite de la « Black List » (la liste noire) qui est d'abord un livre portant ce tire, a visé des journalistes au professionnalisme incontesté, détenteurs les plus grandes distinctions (Pulitzer, Emmy Awards, Peabody Awards) illustre le système de contrôle et répressif, souvent chanté par ignorance ou complaisance envers la belle démocratie.Commencée en 1996 avec l'affaire de l'avion de la TWA à destination de Paris, qui explosa comme abattu par un missile tiré de l'un des nombreux bâtiments de la US-Navi en manœuvre là où a eu lieu le drame, elle explique désormais le culte principal d'une administration pervertie . Kristina Brojesson reporter et productrice très en vue, travaillant à CBS, qui découvre le pot-aux-roses constate aussi l'indécence, sans en être vraiment prête à une autre croyance, des règles abjectes en en place. Quand elle décide de savoir si vraiment la censure peut tant l'empêcher de faire son travail, alors qu'elle vivait l'idée idéale confectionnée par le précédent du Watergate, en enquêtant auprès de ses collègues, elle fut ahurie par l'éthique de surveillance généralisée et bien établie. Corruption en retraite dorée ou en cachets surévalués, licenciements, pressions, autocensure...

Toutes les panoplies qui laissent croire à l'inexistence de la liberté d'expression au pays de la belle démocratie, ont été vérifiées par Kristina. Surtout qu'il ne fallait pas toucher au niveau de la presse, pendant les années 90 où éclata ce scandale, à l'industrie du tabac. Mais ça reste encore en vigueur en matière d'autres industries de l'armement, de l'énergie, de la pharmacologie et bien d'autres secteurs où il est complètement impossible de révéler les malversations, secrets inhumains et autres odieuses réalités. Comme pour d'autres arts où la censure est omniprésente, nous y reviendrons un jour.

(1) « De l'inégalité en Amérique. La vague conservatrice de Reagan à Bush » de Godfrey Hodgson –Edition Gallimard

(2) « De la religion en Amérique » de Denis Lacorne –Edition Gallimard.

(3) « Obama, le roman de la nouvelle Amérique » d'Audrey Claire, -Edition  Le Rocher

(4) « Le FBI et les écrivains » 1991, de Nathalie Robins - Edition Albin Michel.

(5) « L'Enfant de cristal » de Theodore Roszak, traduit par E. Ochs –Edition Le Cherche Midi, collection « Néo ».
 

 

Publié par argotheme à 01:12:15 dans Actualités | Commentaires (0) |

Des séquences intéressantes qui ont pour thème la ségrégation, tel est notre hommage au chantre (et Aimé) de la négritude... Suivies de celle de l'enfant, qui ne sera jamais inétgré en France pour son prénom ISLAM | 21 avril 2008

Un martiniquais aux sandales de Caoutchouc !

Les principales séquences vidéo (de et) sur AIME CESAIRE !

Immortel, AIME CESAIRE : Aimé à jamais ! Image hébergée par servimg.com

En hommage au subversif... A l'intellectuel qui a pris le train de l'histoire en classe revendicative... Au sage décolonisateur... Au black à sang rouge... Ton ponthéon est nos coeurs rebelles qui continueront ton rêve, exécuteront ton programme et transmettront ton message pour l'éternité.

 

Le témoignage de l'enfant nomme ISLAM... et sa candidature au casting de la chaîne Gulli.

L'annonce faite à "Islam" : l'enfant qui, jamais il ne sera intégré en France !

E N V I D E O ... une séquence ... L'islamophobie de plus en plus dans les moeurs...

L'annonce faite à "Islam" : l'enfant qui jamais, il ne sera assimilé et intégré dans la société qui pourtant le scolarise, le voit pousser... La scandaleuse islamophobie de la chaîne Gulli du groupe Lagardère.


Islam exclu de la chaine gulli pour son prénom

Publié par argotheme à 10:42:05 dans Actualités | Commentaires (0) |

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