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Par N.E. Tatem avec ARGOTHEME
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-Scoop Populaire-
Le foot est devenu la nouvelle guerre (virtuelle via le Web sur la pelouse) au regard des retombées de plusieurs faits et compétitions. Les faits vécus en cette année 2009 dans le monde, malgré aussi des retenues et compressions des principaux acteurs comme l’acte qui a été reproché à Diego Maradona, la montée en puissance de la manipulation politique a trouvé son meilleur terrain de jeu.
Déjà plusieurs philosophes en ont soulevé cette interprétation de ce sport bien populaire et attractif pour la jeunesse qui ne veut, ou ne peut, s’accrocher au vrai savoir prodigué par l’éducation. Même si l’ancienneté du constat de la dangerosité du spectacle footballistique dans les rapports et la communion entre les peuples, à quelques semaines du coup d’envoi de la coupe du monde en Afrique du Sud de réels signes, des événements récents s’agitent comme des signaux alertant de la recrudescence des rivalités exacerbées.
Le football a déjà porté de bien tristes images et comportements dont le racisme.
Reportage 1.6 Racisme, violence et football
Les guerres, certaines quasi secrètes et insoupçonnées, génèrent les haines et qui durent souvent des décennies. Le foot accoste souvent et désormais, au regard de récentes actualités, à des rapports conflictuels entre les Etats et les peuples. Et ce ne sont pas les batailles rangées entre supporters qui le démentissent avec les poussées de violences entre individus et sur les biens.
La main tricheuse du capitaine de l’équipe de France pour le seul but contre l’Irlande, lors du match retour, a même mobilisé nombreux politiques des 2 pays. Les officiels de plus hautes fonctions à l’instar de Mr. Sarkozy, n’ont manque de s’exprimer. Et comme pour le match Algérie/Egypte, l’ombre d’un incident diplomatique a plané. La haine est encore naissante, nous verrons sur quel avenir va-t-elle déboucher.
Ce spectacle, le plus populaire de notre ère, n’est pas comme le théâtre jadis à ses heures de gloire. Ce dernier peut être mobilisateur, éducateur et encore mieux distractif. Le football est plus l’arène où s’agglutine, comme jadis pour la cruauté des gladiateurs, les foules avides de violence. L’instinct primaire de l’humain, prédateur (chasseur) et mobilisé à imposer son règne aux espèces qui partagent la vie sur Terre, prend le dessus et avec une rivalité outrancière.
Le Théâtre pour qui le grand St-Augustin vouait une exaction inimaginable actuellement, parce que pensait-il cet art menaçait la puissance de son clergé, était né aux alentours des grands spectacles... Et convoitait l’espace et l’influence de l’église. Au temps de St-Augustin la religion était menacée par le désistement de ses adeptes, à la juste que Jésus n’était parmi les vivants.
A la sauvette, les comédiens du 4è art prenaient d’une manière clandestine du public parmi celui regroupé pour une exécution de sentence de justice ou bien un combat de gladiateurs. En effet la naissance de cet art, devenu scénique et même institutionnel avec des lieux publics de créations et de représentations, s’est faite aux alentours des regroupements de la population : marchés, enceintes de spectacles et autres réunions.
Et comme le théâtre n’a plus l’aura du passé, la place est occupée par les politiciens. Les plus véreux se verront plus facilement réhabilités et même glorifiés par la manipulation du football.
Publié par argotheme à 11:24:46 dans Actualités | Commentaires (0) | Permaliens
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-Scoop Populaire-
Albert Camus est l’auteur franco-algérien qui de son vivant a été peu aimé, et souvent avec une férocité inégalée de tous ses siens. La raison d’être accablé par cet égard négatif, suscitée des 2 rives, est la question algérienne. Or il était partagé entre ses 2 parties, son existence comme son œuvre en sont parcourues de leurs moult ferveurs. Alors qu’il s’est soumis à l’exigence légaliste, quand il a été très souvent sollicité pour ses appréhensions et ses points de vue.
Tous algériens et français, entièrement emportés par le tourment le requéraient. Les uns et les autres, de leurs susceptibilités et toute passion montrée, sont allés lui demander de se définir. Et ce qui donne encore matière à revisiter son cas encore, en l’occasion du cinquantenaire de sa mort. Le temps change inexorablement le contexte !
Iconoclaste, rigoureux, indépendant et subversif pour ne citer que le visible de son opinion, il est même un être hors du commun du 20ème siècle, car encore le plus jeune nobélisé en littérature. Traversant son époque alors que sa terre natale était secouée par la révolte des algériens pour leur liberté du joug colonial, il est resté irréversible et follement attaché à refouler les violences.
Mouloud Feraoun défendant l’algérien Albert Camus
Soutenu par Sartre et bien sûr une large idolâtrie d’admirateurs quand il a débarqué d’Alger, et de lecteurs et d’amis ainsi que par aussi les algériens plongés dans leur combat de couverture de la souveraineté nationale. A son arrivée en métropole, l’auteur de « La Peste » portait sa conviction vigile et immanquablement juste, au regard des malédictions brutales encore de nos jours… Le perfectionniste éblouissant, avait ses réseaux qui scandèrent Cheh ! « Bien fait » quand, en 1957 à l’âge de 44 ans, il eut la consécration prestigieuse.
Puis critiqué par ses mêmes deux consanguinités à propos justement de ce que l’histoire produisait de l’actualité, sous les yeux de tous. Camus était l’homme de paix, un humaniste incompris, qui n’a pas son mot quand les armes du FLN et le napalm colonialiste ne laissaient aucune place à d’autres alternatives. En 1952 il n’est plus en bon terme avec Jean-Paul Sartre. Surtout quand Les Temps modernes, publia l’article de Jeanson qui reproche à Camus d’être « délibérément statique » pour la révolte des algériens.
Respecté comme un philosophe, et peu enclin à négocier ses principes qui le font redouter tel un lion roi d’une savane, mais plus par le labeur que l’oisiveté, il était jaloux de sa posture, intransigeant et imperturbable. Il serait donc, de son vivant, de ces machiavéliques à disputer infiniment et jusqu’au dernier souffle ses choix profonds. Qui sans être ressassées se dessinent comme la vérité. "L’entêtement de l’escargot" dit un éminent auteur algérien !
Son influence dans le siècle de Marx, le 20ème, est présente et peu anodine. Albert Camus était imprégné de Nietzsche, une présence contemporaine, palpable dans ses gestes et exprimée dans son œuvre. Cette dernière galvanise l’absurde en le référant au mythe, une émulsion explosive pour la création.
Une certaine austérité d’humble, peu citée dans son parcours pour quelqu’un qui disait de son enfance « j’avais honte de ma pauvreté », se dégage de son être acharnée au combat juste, gagner sa vie d’abord et agir sur la conscience collective.
Ravi à la vie, le 4 janvier 1960, à l’orée de sa réussite, par un accident de voiture alors qu’il avait prévu de prendre le train (selon la dernière biographie parue), il évoque l’homme dur et sans concessions dans ses élans effrénés. Son œuvre porte encore de nos jours tous les signes d’un homme accompli et lié à la vie, car elle associe à bien l’évaluer ses plusieurs carrières et parcours prolifiques de dramaturge, journaliste, écrivain et homme d’opinion rayonnant (le penseur pour son temps). Et elle rayonne comme un phare en cette époque, où les débats houleux et les fracas mortels, de l’identité sont dans les menus des 2 pays qui jalonnent les pulsions d’un être qui résistait au déchirement selon les nobles notions de la citoyenneté.
L’accident
Il a fait ses études à Alger dans une école communale. Remarqué en 1923 par son instituteur, Louis Germain, qui lui donne des leçons gratuites et l’inscrit en 1924 sur la liste des candidats aux bourses. Il part à la conquête du savoir dans un dénuement qui poussait sa famille à le voir gagner au plus tôt sa vie. A son maître, Camus dédiera son discours de prix Nobel. Reçu au lycée Bugeaud (aujourd’hui lycée Émir Abd-el-Kader), il eut de ses belles adolescences où la sensibilité est à fleur de peau pour engendrer et couvrir les grands hommes et les grands moments. Il pratiqua le football et se fait une réputation de gardien de but. Comme nombreux illustres génies dont Marx, il contracte la tuberculose et séjourne à l’hôpital Mustapha.
De l’Algérie on le regarde comme un compatriote qui ne s’est pas engagé pour l’indépendance, alors qu’il a été contre la bombe atomique d’Hiroshima…
… Et même contre la peine de mort plus tard continuant un combat cher à Victor Hugo, qui était une illustre vision progressiste. Mais sans suivre son ami Sartre, qui n’avait aucune attache avec le peuple et le sol épris d’indépendance, l’Algérie.
Côté français il n’était pas adulé, les indépendantistes n’étaient pas encore à l’apogée quand il est distingué du Nobel et la guerre dans les djebels venait d’éclater. Très attendu par les algériens quant à leur guerre insurrectionnelle, il est resté fidèle dans son camp contradicteur de part et d’autre des 2 rives.
Avant d’entrer au journal Alger Républicain, organe du Front populaire, créé par Pascal Pia où son enquête "Misère de la Kabylie" a eu une action retentissante. Il avait fondéle Théâtre du Travail alors qu’il était membre du PCF (Pari Communiste Français). Quand le journal, qui a été repris par le PCA (Parti Communiste Algérien), est fermé en 1940, Albert s’installe en France...
... Il s’est fait déjà remarqué depuis Alger par « L’Envers et l’Endroit » paru chezE.C. (Edmond Charlot) et Révolte dans les Asturies, pièce de théâtre collective écrite d’après un scénario de Camus, interdite par la municipalité d’Alger, qui a paru en sous le signe des « Éditions de Maurétanie » tenues par aussi Edmond Charlot en deux ouvrages. Et c’est en 1942 avec la parution simultanément de son roman (identitaire)« L’Etranger » et l’essai philosophique « Le Mythe de Sisyphe », que le succès a retenti…
Publié par argotheme à 10:09:52 dans Cultute et Arts : Critiques. | Commentaires (0) | Permaliens
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Jamais l’histoire franco-algérienne n’a été thème d’autant de romans sortis en une rentrée littéraire française que cette année 2009. En effet aussi bien l’histoire de la colonisation, d’avant 1900, que celle récente, qui a marqué la seconde moitié du 20ème siècle, de la décolonisation n’ont été sujets d’un si grand nombre de textes romanesques. Une des raisons, qui s’avère unique source de cet engouement, existe et est bien l’influence du présent politique.
On connaissait par contre depuis longtemps, et pour les deux communautés, nombreuses œuvres cinématographiques et théâtrales bien sulfureuses pour les esprits campés par la « Nostalgérie » ou bien « l’Algériologie ». Et c’est dirait-on un peu de l’inspiration strictement franco-française que cette récolte millésimée 2009, a extrait ses sujets, ses trames, ses fictions et ses réponses.
Dernièrement une loi, visant à inculquer à la marmaille de l’Hexagone à travers le système scolaire français les bienfaits de la colonisation, a créé un regard des élites vers la conscience collective des français. Est-elle le jalon de l’arrivée de tant de romans ? Les tortures, les razzias et l’oppression colonialistes sont des affres que les falsifications n’arrivaient à jamais d’habiller en d’autres couleurs que celle du malheur. Dès lors que la législation controversée, d’ailleurs préconisée par l’actuel président Mr. Sarkozy, a mobilisé les tenants du« bienfait historique » de marquer le revers français, par le fait d’avoir accordé comme vaincue de l’indépendance accordée à l’Algérie, comme une expérience constructive… Les plumes semblent répliquer !

Le Club des incorrigibles optimistes de Jean-Michel Guenassia, est retenu dans la première sélection du Prix Goncourt 2009. Cette dernière comporte 14 œuvres qui doivent subir un nouvel tri le 6 octobre.
Pour les algériens, le cinéma a été un support qui a largement véhiculé l’épopée glorieuse avec de nombreuses bandes dont "Chronique des Années de braises" de Mohamed-Lakhdar Hamina et La « bataille d’Alger » qui retrace la guérilla urbaine d’Ali Lapointe de l’italien Gillo Pontecorvio. Et en France "RAS" d’Yves Boisset a, parmi nombreux films, de son côté placé l’auscultation de la tragédie des jeunes appelés, pendant que le FLN menait sa tâche historique de libération, dans l’observatoire de la mémoire trouble.
Ces 2 films ont développé l’idée que De Gaulle savait avait ouvertement dite, que ces algériens, sous-citoyens d’un département numéroté avec ceux de l’Hexagone, sont une population avec son territoire jamais assimilables à la France.
De même que pour le 4ème art, le théâtre des 2 rives n’a pas lésiné de livrer des créations sur cette communauté de destin bien appropriée dans de cycles récidivant par les violences, pour apporter nombreuses pièces. Dont « Les paravents » de Jean Genet avec les 2 de Kateb Yacine « Le cadavre encerclé »et « Les ancêtres redoublent de Férocité », sont principalement les premières à faire le procès fictionnel et critique de la colonisation, en plastifiant par des spectacles scéniques le droit du peuple algérien à l’autodétermination.
Mais pour la fiction du roman, cette année s’avère être d’une bonne moisson. Cette littérature livresque dépasse quantitativement désormais celle de l’essai. Qui malgré sa richesse inégalée en matière d’écrits par des acteurs de l’époque comme des journalistes (Yves courrière et Henry Alleg) et des scientifiques parce qu’essentiellement universitaires et spécialistes, ainsi des experts motivés de la passion d’appartenance aussi, n’apporte plus que les roman cette année 2009. Ce dernier est maintenant à l’origine du plus grand nombre de parutions (titre) et d’ouvrages.
Le roman n’a pas tellement enfreint au tabou de fouiller la douleur, sans adhésion aux goûts du lectorat qu’il verrait satisfaits de ses propositions. Pourtant chez les grandes maisons d’édition les pieds-noirs détiennent depuis de nombreuses années à postuler, de leurs textes, en racontant principalement le déracinement. Oui le nombre de biographies des anciens d’Algérie sont les premières en nombre à être soumise à publication chez…
1- Le Club des incorrigibles optimistes : Jean-Michel Guenassia, Albin Michel 750 pages ISBN : 9782226193926

2- Le rapt : Anouar Benmalek, Fayard 514 pages ISBN :9782213644493

3- L’Aimé de juillet : Francine de Martinoir, Edition J. Chambon 261 pages ISBN : 9782742785919

4- Des Hommes : Laurent Mauvignier, Edition de Minuit 280 pages ISBN : 782707320759

5- La citerne : Marc Bressant, Edition de Fallois 365 pages ISBN 978-2-87706-693-8

6- La solitude de la fleur blanche : Annelise Roux, 234 pages Sabine – Wespierser Editeur ISBN : 978-2-84805-073-7

Publié par argotheme à 11:59:16 dans Cultute et Arts : Critiques. | Commentaires (0) | Permaliens
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Dans la pratique de cette nébuleuse, les menaces émanent de la base et sont ensuite revendiquées par des figures dites porte-paroles. L'ensemble de l'organisation est loin d’être structuré, mais seule la matrice idéologique guide les pas des Djihadistes où qu'ils peuvent être. Les forums Internet fédèrent les paroles et aussi les appels aux crimes.
Les islamistes algériens s’exprimant sur les forums internet ont déclenché une flopée d’appels pour s’en prendre à la Chine, ses intérêts et ses ressortissants travaillant au Maghreb. L’AQMI (Al-Qaïda pour le Maghreb Islamique) ne s’est pas encore ouvertement prononcé comme pour revendiquer ses actes, mais ses adeptes multiplient ces exhortations.
Nombreux à travailler en Algérie avec les entreprises détentrices de contrats ou bien ceux qui s’installent à leur propre compte, les estimations avancent à plus de 30 000 chinois vivant en Algérie. La chine ne parvient pas à évaluer la gravité de ces menaces diffusées sur internet. Mais elle les prend au sérieux, du fait que ce type de terrorisme est imprévisible. Un casse-tête qui n’est strictement chinois pour les services de sécurité, expliquent les experts eux-mêmes perdus devant cette recrudescence de la haine.
Suite aux derniers troubles du nord-ouest de la Chine, la région du Xinjiang, cette nouvelle donne est mise au devant par plusieurs observateurs. Les services de plusieurs pays ont créé au moins 28.000 forums contrôlés et suivis de prêt par tous les services: CIA, DGSE, MI6 (britanniques) et les Saoudiens sont les plus connus. Ils servent à faire venir des gens et de les faire parler et par la suite les identifier. Le cas des 5 noirs américains repérés et arrêtés par le FBI, sur le point d’acheter des missiles et de s’attaquer à une synagogue du Bronx, leur capture s’était réalisée par cette méthode. Un agent du FBI s’est proposé, par la suite, de leur fournir l’arsenal… Beaucoup de pays ont créé des cellules de veille et de surveillance d'internet, et qui s’avèrent d’une efficacité insoupçonnables. En fait les islamistes ne s’amusent pas à effrayer le monde, de véritables commanditaires donnent des ordres et des prédications aux « djihadistes. » Et quand ces derniers sont jeunes, désespérés dans un chômage comme en Algérie, la chaire à canons n’y manque pas.
Les émeutes ont débuté dimanche 5 juillet, en Chine, après une manifestation contre la réponse du pouvoir chinois à des heurts entre des membres de l'ethnie Han, majoritaire dans le pays. Des ouvriers ouïghours, appartenant à la communauté turcophone et sunnite peuplent aussi pour moitié cette région dont la capitale est Urumqi. Entre 300 à 500 civils, selon les autorités, sont descendus ce jour dans les rues d'Urumqi, capitale de la province autonome. Des véhicules ont été saccagés ou incendiés.
Jusqu’à là épargnée par les attaques de la nébuleuse Al-Qaïda, cette fois à partir du Maghreb les appels n’ont pas cessé. Déjà lors des préparatifs de jeux olympiques, les autorités chinoises ont déjoué un projet d’attentat et arrêté un groupe d’ouïghours. Lors du raid des services de sécurité, dans un quartier de la capitale Urumqi, des armes ont été trouvées.
Publié par argotheme à 18:06:25 dans Actualités | Commentaires (0) | Permaliens
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A se demander pourquoi le général François Buchwalter –OUVRIR CE LIEN pour consulter le profil de cet officier, plus connu comme espion spécialiste pour les syndicats et les subversions d’outre-mer
, remet au goût du jour, le massacre des moines trappistes de Tibhérine ?
Côté français, à première appréhension c’est une mise en accusation des derniers chiraquiens qui ont encore des ombres, pour ne pas dire des portraits, collées aux murs de l’Elysée. Et qui se risquent d’orienter le parti de droite qui fait référence au gaullisme. C’est aussi à ce gaullisme qu’est porté ce coup, pour lui substituer un « sarkozisme » qui a pour référence visible un puéril jeu « People ». Côté algérien, une dinde tombe sur un couteau et se remet, le cou en avant, stoïquement à son destin.
Médiapart et le Figaro qui ont balancé ce boulet dans la mare, mettent au devant une saga estivale, plus polémiste que distractive, à tous les « Algériologues » : historiens, journalistes et autres nostalgiques. Le premier considéré de la famille de la gauche et le second est devenu le mieux placé pour valoriser le « sarkozisme ». Et le second dans la bataille du Web, le scoop est alléchant.
Ils ont dandiné harmonieusement la même danse du ventre pour pimenter les vacances à ceux qui ont matière à brasser avec ce qui se passaient où est en lien, dans l’actualité, avec ce pays qui était le plus vaste et proche Dom/Tom. L’unanimité de la France est derrière aussi, chère quant à l’activité extranationale. La conjoncture s’y prête aussi. Les lointains territoires et départements (Réunion, Martinique, Guadeloupe, Guyanes etc.) sont dans une tourmente identitaire grave. La guerre d’Algérie hante bien des français oubliés de l’égalité des chances pour les territoires et entre les hommes. D’ailleurs qu’un général, spécialiste des Dom/Tom, en parle réveille des démons oubliés ?
Fait encore plus troublant, ce général rajoute que Mgr Claverie a été tué le 1er août 1996 par l’explosion d’une bombe contre le siège de l’évêché d’Oran, suite à un autre complot aussi de l’armée algérienne. De quoi multiplier les pressions sur l’Algérie en fin de compte qui n’est pas assez impliquée dans beaucoup, sinon tous, d’idées et d’histoires françaises dont l’UPM (Union Pour la Méditerranée) qui est un projet « sarkoziste » de dédouanement d’Israël. Outre que sur le plan économique la France perd d’énormes terrains devant les offensives des pays émergeants dont les chinois et autres partenaires à l’Algérie peu regardant, à tort ou à raison, des crises endogènes à ce pays.
Il faut noter que lors du kidnapping des moines trappistes de Tibhérine, c’était la seule fois où les terroristes algériens sont rentrés en contact direct avec les autorités françaises, via l’ambassade, pour demander une rançon. Les séquences vidéo, ci-après, montrent le déroulement des faits qui sont loin de toute ressemblance avec ceux divulgués par cet officier.
Le général français, à la retraite actuellement, était en poste d’attaché militaire 1995/1998 auprès de l’ambassade à Alger à l’époque de l’événement. Il a bénéficié auprès du Figaro de fortes louanges pour sa carrière et sa compétence, afin de bien mettre en exergue sa sortie de la retraite ombrageuse. Pourtant à se demander qu’est ce qu’il l’a empêché d’apporter les éclairages, via même cette presse qui aujourd’hui le met en héros de la vérité ? Dit-il, il a été jadis contraint au silence par l’Elysée. Or son chef l’ambassadeur peut aussi rajouter son avis : si cet interdit existe bien ?
La pire ignominie dans ce retour à l’affaire des moines de Tibhérine est de vouloir innocenter des terroristes dont la matrice idéologique et leur appartenance à la nébuleuse universelle, constitue un danger pour l’humanité. Cette pratique de culpabilisation à l’égard d’une institution hautement importante parmi celles d’un pays tiers, en l’occurrence l’armée algérienne, reste une connivence directe avec les terroristes qui reprennent actuellement du service dans certaines régions d’Algérie. La complicité tente de porter à ce pays, et ses décideurs, la responsabilité de la grande violence et de mémoire des morts.
Souvent l’armée algérienne est désignée en une junte, avec la façon écourtée et simpliste de la comparer à celles qui ont sévit en Amérique Latine par le passé. Or c’est un autre contexte et une grave situation d’insécurité...
A se demander, comme le dit à chaque fois l’enquêteur Colombo de la série télévisée, quel est le mobile pour le tueur ?
Tous, médias et officiels hexagonaux ainsi que les complices algériens du terrorisme islamiste tenants de la formule « Qui tue qui ? », nous rabâchent que c’est pour décrédibiliser les terroristes que l’armée s’attaque aux civils. Or sont-ils crédibles pour tenter de leur retirer une quelconque bienveillance ? A-t-on vraiment besoin de porter atteinte à leur image, celle de criminels sans âme et encore sans moindre attache avec un projet que celui d’imposer la barbarie ?
Nous avons toujours entendu parler des généraux algériens comme des corrompus, ayant des intérêts dans des affaires de l’économie libérale et rentière du pays. Certes il existe des « ripoux », mais delà à croire que c’est généralisé et que n’existe aucun élément intègre, c’est vouloir démanteler le jeune Etat-Nation algérien, indépendant depuis moins d’un demi-siècle. C’est vouloir briser son armée comme institution qui fait face au pire terrorisme dans le monde.
La version de bavure que ce général préconise, et qui a été commise par l’armée algérienne est en rapport à ses propres actions. Notamment son opinion et celle de la France officielle avec l’occupation illégale depuis 1975 du Sahara occidental. Buchwalter a été mis à l’indexe, par les algériens, par le passé quand il les a accusé de bloquer l’annexion de ce territoire au Maroc. Pas plus tard que le 6 juin dernier à l’ONU, l’ambassadeur de France a bataillé fort pour maintenir le statuquo sur cette colonisation. Mr. Sarkozy s’empresse aussi de lever le secret-défense, histoire d’alimenter encore plus l’orientation de l’affaire vers la suspicion.
Pour justifier ses insinuations, Buchwalter a porté au procès-verbal de son audition que les bases d’hélicoptères situées à Blida et à Boufarik étaient équipées d’hélicoptères MI7, MI17 et MI24 :
Le MI 17


avec des paniers de roquettes et des canons de petit calibre 20 millimètres ainsi que de simples mitrailleuses. Les deux munitions sont capables de faucher des hommes. Les premiers équipent ces hélicos de fabrication russe dès leur livraison. Vraisemblablement ces armes ne peuvent épargner les têtes contrairement aux insinuations de Buchwalter. Les seconds sont soi portées par des hommes montés à bord où mises sur axes pivotants, elles criblent les corps. Et dans les 2 cas, les troupes héliportées ne s’aventureront pas à descendre au sol, pour ne pas avoir à être confronter aux tirs d’éventuels survivants, comme l’a révélé ce militaire qui se refuse une fin de carrière sans suite.
Le grand écœurement des algériens est le démenti d’un certain Layada, l’un des chefs du GIA. D’abord parce que c’est un terroriste avéré, qui s’est repenti après son extradition du Maroc où il a été arrêté. Ensuite pendant l’affaire, il était emprisonné. Alors que les officiels restent perdus pour cette attaque contre l’institution militaire. Seule la presse s’est posée la question : pourquoi cette nouvelle accusation ?
Publié par argotheme à 17:47:35 dans Actualités | Commentaires (0) | Permaliens
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