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Par N.E. Tatem avec ARGOTHEME
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-Scoop Populaire-
Le foot est devenu la nouvelle guerre (virtuelle via le Web sur la pelouse) au regard des retombées de plusieurs faits et compétitions. Les faits vécus en cette année 2009 dans le monde, malgré aussi des retenues et compressions des principaux acteurs comme l’acte qui a été reproché à Diego Maradona, la montée en puissance de la manipulation politique a trouvé son meilleur terrain de jeu.
Déjà plusieurs philosophes en ont soulevé cette interprétation de ce sport bien populaire et attractif pour la jeunesse qui ne veut, ou ne peut, s’accrocher au vrai savoir prodigué par l’éducation. Même si l’ancienneté du constat de la dangerosité du spectacle footballistique dans les rapports et la communion entre les peuples, à quelques semaines du coup d’envoi de la coupe du monde en Afrique du Sud de réels signes, des événements récents s’agitent comme des signaux alertant de la recrudescence des rivalités exacerbées.
Le football a déjà porté de bien tristes images et comportements dont le racisme.
Reportage 1.6 Racisme, violence et football
Les guerres, certaines quasi secrètes et insoupçonnées, génèrent les haines et qui durent souvent des décennies. Le foot accoste souvent et désormais, au regard de récentes actualités, à des rapports conflictuels entre les Etats et les peuples. Et ce ne sont pas les batailles rangées entre supporters qui le démentissent avec les poussées de violences entre individus et sur les biens.
La main tricheuse du capitaine de l’équipe de France pour le seul but contre l’Irlande, lors du match retour, a même mobilisé nombreux politiques des 2 pays. Les officiels de plus hautes fonctions à l’instar de Mr. Sarkozy, n’ont manque de s’exprimer. Et comme pour le match Algérie/Egypte, l’ombre d’un incident diplomatique a plané. La haine est encore naissante, nous verrons sur quel avenir va-t-elle déboucher.
Ce spectacle, le plus populaire de notre ère, n’est pas comme le théâtre jadis à ses heures de gloire. Ce dernier peut être mobilisateur, éducateur et encore mieux distractif. Le football est plus l’arène où s’agglutine, comme jadis pour la cruauté des gladiateurs, les foules avides de violence. L’instinct primaire de l’humain, prédateur (chasseur) et mobilisé à imposer son règne aux espèces qui partagent la vie sur Terre, prend le dessus et avec une rivalité outrancière.
Le Théâtre pour qui le grand St-Augustin vouait une exaction inimaginable actuellement, parce que pensait-il cet art menaçait la puissance de son clergé, était né aux alentours des grands spectacles... Et convoitait l’espace et l’influence de l’église. Au temps de St-Augustin la religion était menacée par le désistement de ses adeptes, à la juste que Jésus n’était parmi les vivants.
A la sauvette, les comédiens du 4è art prenaient d’une manière clandestine du public parmi celui regroupé pour une exécution de sentence de justice ou bien un combat de gladiateurs. En effet la naissance de cet art, devenu scénique et même institutionnel avec des lieux publics de créations et de représentations, s’est faite aux alentours des regroupements de la population : marchés, enceintes de spectacles et autres réunions.
Et comme le théâtre n’a plus l’aura du passé, la place est occupée par les politiciens. Les plus véreux se verront plus facilement réhabilités et même glorifiés par la manipulation du football.
Publié par argotheme à 11:24:46 dans Actualités | Commentaires (0) | Permaliens
Par N.E. Tatem avec ARGOTHEME
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-Scoop Populaire-
Albert Camus est l’auteur franco-algérien qui de son vivant a été peu aimé, et souvent avec une férocité inégalée de tous ses siens. La raison d’être accablé par cet égard négatif, suscitée des 2 rives, est la question algérienne. Or il était partagé entre ses 2 parties, son existence comme son œuvre en sont parcourues de leurs moult ferveurs. Alors qu’il s’est soumis à l’exigence légaliste, quand il a été très souvent sollicité pour ses appréhensions et ses points de vue.
Tous algériens et français, entièrement emportés par le tourment le requéraient. Les uns et les autres, de leurs susceptibilités et toute passion montrée, sont allés lui demander de se définir. Et ce qui donne encore matière à revisiter son cas encore, en l’occasion du cinquantenaire de sa mort. Le temps change inexorablement le contexte !
Iconoclaste, rigoureux, indépendant et subversif pour ne citer que le visible de son opinion, il est même un être hors du commun du 20ème siècle, car encore le plus jeune nobélisé en littérature. Traversant son époque alors que sa terre natale était secouée par la révolte des algériens pour leur liberté du joug colonial, il est resté irréversible et follement attaché à refouler les violences.
Mouloud Feraoun défendant l’algérien Albert Camus
Soutenu par Sartre et bien sûr une large idolâtrie d’admirateurs quand il a débarqué d’Alger, et de lecteurs et d’amis ainsi que par aussi les algériens plongés dans leur combat de couverture de la souveraineté nationale. A son arrivée en métropole, l’auteur de « La Peste » portait sa conviction vigile et immanquablement juste, au regard des malédictions brutales encore de nos jours… Le perfectionniste éblouissant, avait ses réseaux qui scandèrent Cheh ! « Bien fait » quand, en 1957 à l’âge de 44 ans, il eut la consécration prestigieuse.
Puis critiqué par ses mêmes deux consanguinités à propos justement de ce que l’histoire produisait de l’actualité, sous les yeux de tous. Camus était l’homme de paix, un humaniste incompris, qui n’a pas son mot quand les armes du FLN et le napalm colonialiste ne laissaient aucune place à d’autres alternatives. En 1952 il n’est plus en bon terme avec Jean-Paul Sartre. Surtout quand Les Temps modernes, publia l’article de Jeanson qui reproche à Camus d’être « délibérément statique » pour la révolte des algériens.
Respecté comme un philosophe, et peu enclin à négocier ses principes qui le font redouter tel un lion roi d’une savane, mais plus par le labeur que l’oisiveté, il était jaloux de sa posture, intransigeant et imperturbable. Il serait donc, de son vivant, de ces machiavéliques à disputer infiniment et jusqu’au dernier souffle ses choix profonds. Qui sans être ressassées se dessinent comme la vérité. "L’entêtement de l’escargot" dit un éminent auteur algérien !
Son influence dans le siècle de Marx, le 20ème, est présente et peu anodine. Albert Camus était imprégné de Nietzsche, une présence contemporaine, palpable dans ses gestes et exprimée dans son œuvre. Cette dernière galvanise l’absurde en le référant au mythe, une émulsion explosive pour la création.
Une certaine austérité d’humble, peu citée dans son parcours pour quelqu’un qui disait de son enfance « j’avais honte de ma pauvreté », se dégage de son être acharnée au combat juste, gagner sa vie d’abord et agir sur la conscience collective.
Ravi à la vie, le 4 janvier 1960, à l’orée de sa réussite, par un accident de voiture alors qu’il avait prévu de prendre le train (selon la dernière biographie parue), il évoque l’homme dur et sans concessions dans ses élans effrénés. Son œuvre porte encore de nos jours tous les signes d’un homme accompli et lié à la vie, car elle associe à bien l’évaluer ses plusieurs carrières et parcours prolifiques de dramaturge, journaliste, écrivain et homme d’opinion rayonnant (le penseur pour son temps). Et elle rayonne comme un phare en cette époque, où les débats houleux et les fracas mortels, de l’identité sont dans les menus des 2 pays qui jalonnent les pulsions d’un être qui résistait au déchirement selon les nobles notions de la citoyenneté.
L’accident
Il a fait ses études à Alger dans une école communale. Remarqué en 1923 par son instituteur, Louis Germain, qui lui donne des leçons gratuites et l’inscrit en 1924 sur la liste des candidats aux bourses. Il part à la conquête du savoir dans un dénuement qui poussait sa famille à le voir gagner au plus tôt sa vie. A son maître, Camus dédiera son discours de prix Nobel. Reçu au lycée Bugeaud (aujourd’hui lycée Émir Abd-el-Kader), il eut de ses belles adolescences où la sensibilité est à fleur de peau pour engendrer et couvrir les grands hommes et les grands moments. Il pratiqua le football et se fait une réputation de gardien de but. Comme nombreux illustres génies dont Marx, il contracte la tuberculose et séjourne à l’hôpital Mustapha.
De l’Algérie on le regarde comme un compatriote qui ne s’est pas engagé pour l’indépendance, alors qu’il a été contre la bombe atomique d’Hiroshima…
… Et même contre la peine de mort plus tard continuant un combat cher à Victor Hugo, qui était une illustre vision progressiste. Mais sans suivre son ami Sartre, qui n’avait aucune attache avec le peuple et le sol épris d’indépendance, l’Algérie.
Côté français il n’était pas adulé, les indépendantistes n’étaient pas encore à l’apogée quand il est distingué du Nobel et la guerre dans les djebels venait d’éclater. Très attendu par les algériens quant à leur guerre insurrectionnelle, il est resté fidèle dans son camp contradicteur de part et d’autre des 2 rives.
Avant d’entrer au journal Alger Républicain, organe du Front populaire, créé par Pascal Pia où son enquête "Misère de la Kabylie" a eu une action retentissante. Il avait fondéle Théâtre du Travail alors qu’il était membre du PCF (Pari Communiste Français). Quand le journal, qui a été repris par le PCA (Parti Communiste Algérien), est fermé en 1940, Albert s’installe en France...
... Il s’est fait déjà remarqué depuis Alger par « L’Envers et l’Endroit » paru chezE.C. (Edmond Charlot) et Révolte dans les Asturies, pièce de théâtre collective écrite d’après un scénario de Camus, interdite par la municipalité d’Alger, qui a paru en sous le signe des « Éditions de Maurétanie » tenues par aussi Edmond Charlot en deux ouvrages. Et c’est en 1942 avec la parution simultanément de son roman (identitaire)« L’Etranger » et l’essai philosophique « Le Mythe de Sisyphe », que le succès a retenti…
Publié par argotheme à 10:09:52 dans Cultute et Arts : Critiques. | Commentaires (0) | Permaliens
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-Scoop Populaire-
Jamais l’histoire franco-algérienne n’a été thème d’autant de romans sortis en une rentrée littéraire française que cette année 2009. En effet aussi bien l’histoire de la colonisation, d’avant 1900, que celle récente, qui a marqué la seconde moitié du 20ème siècle, de la décolonisation n’ont été sujets d’un si grand nombre de textes romanesques. Une des raisons, qui s’avère unique source de cet engouement, existe et est bien l’influence du présent politique.
On connaissait par contre depuis longtemps, et pour les deux communautés, nombreuses œuvres cinématographiques et théâtrales bien sulfureuses pour les esprits campés par la « Nostalgérie » ou bien « l’Algériologie ». Et c’est dirait-on un peu de l’inspiration strictement franco-française que cette récolte millésimée 2009, a extrait ses sujets, ses trames, ses fictions et ses réponses.
Dernièrement une loi, visant à inculquer à la marmaille de l’Hexagone à travers le système scolaire français les bienfaits de la colonisation, a créé un regard des élites vers la conscience collective des français. Est-elle le jalon de l’arrivée de tant de romans ? Les tortures, les razzias et l’oppression colonialistes sont des affres que les falsifications n’arrivaient à jamais d’habiller en d’autres couleurs que celle du malheur. Dès lors que la législation controversée, d’ailleurs préconisée par l’actuel président Mr. Sarkozy, a mobilisé les tenants du« bienfait historique » de marquer le revers français, par le fait d’avoir accordé comme vaincue de l’indépendance accordée à l’Algérie, comme une expérience constructive… Les plumes semblent répliquer !

Le Club des incorrigibles optimistes de Jean-Michel Guenassia, est retenu dans la première sélection du Prix Goncourt 2009. Cette dernière comporte 14 œuvres qui doivent subir un nouvel tri le 6 octobre.
Pour les algériens, le cinéma a été un support qui a largement véhiculé l’épopée glorieuse avec de nombreuses bandes dont "Chronique des Années de braises" de Mohamed-Lakhdar Hamina et La « bataille d’Alger » qui retrace la guérilla urbaine d’Ali Lapointe de l’italien Gillo Pontecorvio. Et en France "RAS" d’Yves Boisset a, parmi nombreux films, de son côté placé l’auscultation de la tragédie des jeunes appelés, pendant que le FLN menait sa tâche historique de libération, dans l’observatoire de la mémoire trouble.
Ces 2 films ont développé l’idée que De Gaulle savait avait ouvertement dite, que ces algériens, sous-citoyens d’un département numéroté avec ceux de l’Hexagone, sont une population avec son territoire jamais assimilables à la France.
De même que pour le 4ème art, le théâtre des 2 rives n’a pas lésiné de livrer des créations sur cette communauté de destin bien appropriée dans de cycles récidivant par les violences, pour apporter nombreuses pièces. Dont « Les paravents » de Jean Genet avec les 2 de Kateb Yacine « Le cadavre encerclé »et « Les ancêtres redoublent de Férocité », sont principalement les premières à faire le procès fictionnel et critique de la colonisation, en plastifiant par des spectacles scéniques le droit du peuple algérien à l’autodétermination.
Mais pour la fiction du roman, cette année s’avère être d’une bonne moisson. Cette littérature livresque dépasse quantitativement désormais celle de l’essai. Qui malgré sa richesse inégalée en matière d’écrits par des acteurs de l’époque comme des journalistes (Yves courrière et Henry Alleg) et des scientifiques parce qu’essentiellement universitaires et spécialistes, ainsi des experts motivés de la passion d’appartenance aussi, n’apporte plus que les roman cette année 2009. Ce dernier est maintenant à l’origine du plus grand nombre de parutions (titre) et d’ouvrages.
Le roman n’a pas tellement enfreint au tabou de fouiller la douleur, sans adhésion aux goûts du lectorat qu’il verrait satisfaits de ses propositions. Pourtant chez les grandes maisons d’édition les pieds-noirs détiennent depuis de nombreuses années à postuler, de leurs textes, en racontant principalement le déracinement. Oui le nombre de biographies des anciens d’Algérie sont les premières en nombre à être soumise à publication chez…
1- Le Club des incorrigibles optimistes : Jean-Michel Guenassia, Albin Michel 750 pages ISBN : 9782226193926

2- Le rapt : Anouar Benmalek, Fayard 514 pages ISBN :9782213644493

3- L’Aimé de juillet : Francine de Martinoir, Edition J. Chambon 261 pages ISBN : 9782742785919

4- Des Hommes : Laurent Mauvignier, Edition de Minuit 280 pages ISBN : 782707320759

5- La citerne : Marc Bressant, Edition de Fallois 365 pages ISBN 978-2-87706-693-8

6- La solitude de la fleur blanche : Annelise Roux, 234 pages Sabine – Wespierser Editeur ISBN : 978-2-84805-073-7

Publié par argotheme à 11:59:16 dans Cultute et Arts : Critiques. | Commentaires (0) | Permaliens
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Après 20ans, l’affaire du foulard islamique qui défraya la chronique est devenue une histoire de Burqua. La république laïque compte trancher et la société se questionne. D’où une synthèse des archives de l’Ifop de 20ans, 1989/2009, dégage l’évolution de la visibilité ethnique des musulmans et leur place dans la communauté nationale. Une lecture que le mois du ramadan suscite
Les documents contenant les résultats glanés de recherches effectuées pendant 2 décennies, 1989 à 2009, sont épluchés... La constance se dégage, mais l’enraiement va être tranché en un débat public et de société !
Jamais peut-être un mois de Ramadan n’a autant suscité de questions que celui de 2009. Chaque année apporte son lot de commentaires, d’explications et de débats… Les choses s’approfondissent, la Burqa surgit dans les décors et l’intéressement institutionnel français… De quoi donner matière à dresser l’autopsie…
La présence de l’islam en France décryptée selon des outils statistiques de la prestigieuse et non moins dynamique IFOP(*). Selon une importante synthèse de données recueillies, depuis 20 ans sur la présence de l’islam en France, il se révèle que ce qui progresse plus fortement est l’identification à l’islam et non la pratique religieuse. La personnalité prime sur la piété !
D’où on peut déduire une cristallisation ethno-communautaire, chez l’individu qui a place à la vitrine de la dernière des grandes révélations monolithiques, la prophétie donnée à Mohamed. Au lieu d’une stricte appartenance musulmane, l’identification cultuelle est majoritairement reconnue en les non-pratiquants. La prière progresse de façon inconstante : une baisse marqua la période 1989-1994, ensuite elle reste stable jusqu’en 2001, puis à nouveau une hausse rapide qui ne compense pas le recul des années 1989-1994 (41% de personnes déclarant prier quotidiennement en 1989 pour 39% aujourd’hui).
Cette analyse se fonde sur les données déjà acquises, donc sans mobilisation d’enquêteurs de terrain mais, seulement le traitement intra-muros de fruits d’anciennes enquêtes. Le document final est téléchargeable -ici-, comme il est sous format PDF, joint à ce sujet.
Ce sont donc les documents contenant les résultats glanés de recherches effectuées pendant 2 décennies, 1989 à 2009, qui sont épluchés. De la période où l’affaire du foulard islamique a été, déjà 20 ans, un choc de culture dans une France assumant sa laïcité, à ce jour. La visibilité paraissant ostentatoire, et la gente féminine se voit le rôle d’une ombre accoutrée de prosélytisme. Le contexte s’y prêtait à l’alarme envers une pseudo-idéologie « l’islamisme ». Les coups médiatiques du terrorisme montrant un holocauste aux portes de la France, au sein l’ex France orientale au Maghreb, ont inspiré ou stimulé que des études soient suivies…
Alors qu’en 1989, l’ancienne métropole coloniale découvre l’expression de la particularité islamique dans les établissements scolaires hexagonaux. A la même époque, se déclencha aussi dans l’ex très vaste département d’outre-mer, l’Algérie, une déstabilisation cruelle exprimée par des insurgés pratiquant une criminalité politique bien drapée, de fond en comble de la nébuleuse qu’elle l’est encore, du fascisme vert…
Depuis beaucoup d’eau a coulé sous les ponts, les archives de l’IFOP se sont fournies de résultats d’autres investigations. Et le 11 septembre 2001 est passé comme un tsunami dans une série de nébuleux cycles conflictuels, le conflit israélo-palestinien et la guerre en Irak ont leurs stigmates. Des causes idéologiques contradictions se sont larvées, entre ce qui est désigné par les civilisations, le monde musulman et l’occident. L’apparence vestimentaire adoptée par la femme musulmane, présume désormais, après 20 ans, la Burqa comme une escalade vertigineuse au style qui couvre entière le visage. Cette tendance revient encore au devant de la scène, et les mêmes actrices du choix costumiers, disent-elles relevant des droits de l’homme de s’habiller comme bon...
Les passions ne manquent dans le magma explosif composé d’une double épreuve. D’une part, celle de l’Europe se questionnant sur l’assimilation des nouvelles populations qui compose son tissu démographique. Et d’autre, celle de l’islam devant les valeurs de modernité et où il (l’islam de spiritualité) aspire à catalyser les contestations. L’ancrage de ces 2 paradoxaux comportements sociaux est le territoire français, où la frange de la population française s’identifiant pleinement à l’islam se confronte à une situation économico-sociale dégradée. Une large exclusion touchant particulièrement les jeunes frappés de 29.5% de chômage, soit le double de la moyenne nationale.
Cette étude fait ressortir clairement que la pratique religieuse a reculé, 33% en 2009 se disent croyants et pratiquants, ils étaient 37% en 1989. Sur un panel d’un millier de personnes. Mais ceux considérés ressortissants de l’origine musulmane a progressé de 20 à 25%...
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Raymonde Peschard qui porta le prénom de Taous dans le maquis, est née à Alger, en 1927 à Saint-Eugène. Précocement engagée dans l’action politique auprès des plus humbles dès que sa conscience s’éveilla, grâce à un oncle Edouard Peschard. Un communiste cheminot à Constantine qui l’avait adoptée à la mort de sa mère et l’avait aidée à acquérir une formation d’assistante sociale et de femme militante.
Pendant les années 40, elle adhéra au PCA (Parti Communiste Algérien), et avait aussi de forts contacts avec les nationalistes du Vieux Rocher à Constantine. Raymonde se fait rapidement remarquer par les autorités coloniales qui ne tardent pas à la déclarer persona non grata dans les murs de Constantine.
Il y a 52 ans, le 26 novembre 1957, tombait en martyre pour l’indépendance de l’Algérie Raymonde Peschard. Au pied du mont « Tafartaste » (la dégarnie) qui surplombe le chef lieu de la daïra (sous-préfecture) de Médjana, fief d’El-Mokrani un autre grand resistant au colonialisme français en Algérie, du 19ème siècle, au lieu dit « Draâ Er’Rih » (la vallée du vent), elle est achevée par un officier après qu’elle eut été blessée. Tombée dans l’embuscade tendue, sur indications de harkis et autres collabos qui aperçurent le déplacement pédestre du groupe qu’elle conduisait, elle combattu jusqu’au dernier souffle. C’est des paysans qui indiquèrent à l’armée colonialiste, déjà aux aguets et aux abois depuis, déjà 3 années du déclenchement de la glorieuse guerre de libération.
Sa mort ne survient pas dans l’assaut donné par l’armée coloniale mais sa mort survient après être atteinte lors d’un combat qui a duré quelques heures, comme d’ailleurs d’autres membres du groupe. Blessée et capturée, elle ne pouvait supporter de voir ses frères, le docteur Belhocine et Oukmalou Arezki, achevés sauvagement. Devant les corps allongés de ses frères de combat, et malgré ses blessures, Raymonde trouvera le courage de déverser sur les soldats un flot d’injures, les traitants de sauvages, de barbares et de nazis (…). Un officier lui logera alors une balle dans la tête…
Comment elle s’est trouvée avec les 4 médecins à marcher à pieds pour traverser le"Massif des Bibans" (Les portes de fer), puis tomber dans l’embuscade ? Le groupe venant de la capitale Alger, où Raymonde était recherchée et susceptible d’être arrêtée, empruntait le train Alger-Bône (actuellement Annaba). Ils ont été surpris des contrôles qui se répétaient envers eux à chaque gare jusqu’à Bouira. Au niveau cette bourgade aujourd’hui chef-lieu de préfecture, ils se sont renseignés auprès de passagers sur la situattion qui prévaut dans l’Est-algérien, où la guerre s’est déjà installée à partir de la Kabylie et des Aurès.
Les troupes françaises ont été enforcées depuis l’offensive d’août 1955 et les Aurès constituaient une zone presqu’incontrôlable par les français. Et conjointement les membres du groupe ont décidé de quitter le train au niveau de la gare Beni-Mansour (village et ligne de chemin de fer citée par Guy de Mautpassant dans sa fabuleuse oeuvre "Tartarin de Taracson", là où un arrêt est obligatoire pour qu’une partie des voyageurs fasse la correspondance vers B’Gayathe "BEJAIA" (ex. Bougie). Ils devaient delà traverser à pieds le "Massif des Bibans" montagneux donc offrant plus de recoins pour le repos et de cachettes en cas... Mais au niveau de "Tafartas", si on n’escalade pas le mont on est visible, et à son pieds les plaines céréalières, d’ailleurs qui font la renommée de la région dite "Bled Essaba" (Pays du blé) sont presque dénudées et bien plates pour apercevoir le groupe.
La petite unité qu’elle commandait, dans un mouvement de transfert, était en trajet pour traverser l’est algérien. Elle se composait de 4 médecins dont les deux frères Belhocine et Oukmalou Arezki, tous docteurs en médecine, attelés à rejoindre clandestinement la Tunisie où les troupes de l’ALN étaient regroupées, et commençaient à se former et à s’équiper en logistique selon les normes d’une armée professionnelle. Ces troupes avaient d’énormes besoins dont celles d’encadrement divers et ceux médicaux lui manquaient plus. Outre que Raymonde Peschard était une infirmière douée d’un doigtée chirurgicale reconnue, elle avait été remarquée par son grand dévouement comme elle connaissait bien l’est algérien où, Constantine, elle avait vécu et grandi.
Raymonde Peschard qui porta le prénom de Taous dans le maquis, est née à Alger, en 1927 à Saint-Eugène. Précocement engagée dans l’action politique auprès des plus humbles dès que sa conscience s’éveilla, grâce à un oncle Edouard Peschard. Un communiste cheminot à Constantine qui l’avait adoptée à la mort de sa mère et l’avait aidée à acquérir une formation d’assistante sociale et de femme militante.
Pendant les années 40, elle adhéra au PCA (Parti Communiste Algérien), et avait aussi de forts contacts avec les nationalistes du Vieux Rocher à Constantine. Raymonde se fait rapidement remarquer par les autorités coloniales qui ne tardent pas à la déclarer persona non grata dans les murs de Constantine.
C’est ainsi qu’elle réintègre Alger, sa ville natale, où grâce encore à la légendaire solidarité ouvrière et communiste, elle a été recrutée au sein de la société Electricité et Gaz d’Algérie (EGA devenue Sonelgaz à l’indépendance). Elle reprend son action et se retrouve aux côtés de celui qui devient bientôt un héros martyr de la cause algérienne : le communiste Fernand Iveton, le communiste et syndicaliste exécuté à la guillotine à Oran, avec lequel elle entre au FLN en 1956.
En novembre, à la suite de l’arrestation de Fernand Iveton
Raymonde Peschard, une franCo-algérienne illustre martyre, la presse coloniale diffuse sa photo sous le titre : « La femme blonde qui a remis la bombe à Iveton est identifiée ». Peschard se fond dans la clandestinité et monte au maquis, vers le mois d’avril de la même année à la Wilaya. Elle fut une d’abord infirmière, et insiste pour compter parmi ceux qui combattent les armes à la main.
Publié par argotheme à 09:40:46 dans Actualités | Commentaires (0) | Permaliens
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