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Les islamistes algériens et l’AQMI menacent la Chine, ses ressortissants et ses intérêts au Maghreb. | 20 juillet 2009

 

Par N.E. Tatem avec Logo ARGOTHEMEARGOTHEME - . 

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Les menaces contre la Chine fusent, via internet, depuis les troubles interethniques du Xinjiang. La base militante islamiste algérienne surtout, avec sa radicalité qu'il ne faut forcément pas ignorer, jette tout son dévolu. L’AQMI (Al-Qaïda du Maghreb Islamique) mobilise ses troupes sur les forums de discussions pour que les éventuels djihadistes passent à l’acte. Les jeunes algériens dont nombreux se reconnaissent dans la pseudo-idéologie islamo-intégristes, largement entretenue par les nationalistes indécrottables du pouvoir, faute de ne pas s’embarquer en « Haragas » clandestins allant en Europe, scrutent les appels à la mort par la toile, ainsi que par l’intermédiaire de bien nombreuses filières des inspecteurs religieux ayant pignon sur et dans les mosquées.

 

Dans la pratique de cette nébuleuse, les menaces émanent de la base et sont ensuite revendiquées par des figures dites porte-paroles. L'ensemble de l'organisation est loin d’être structuré, mais seule la matrice idéologique guide les pas des Djihadistes où qu'ils peuvent être. Les forums Internet fédèrent les paroles et aussi les appels aux crimes.

Les islamistes algériens s’exprimant sur les forums internet ont déclenché une flopée d’appels pour s’en prendre à la Chine, ses intérêts et ses ressortissants travaillant au Maghreb. L’AQMI (Al-Qaïda pour le Maghreb Islamique) ne s’est pas encore ouvertement prononcé comme pour revendiquer ses actes, mais ses adeptes multiplient ces exhortations.

Nombreux à travailler en Algérie avec les entreprises détentrices de contrats ou bien ceux qui s’installent à leur propre compte, les estimations avancent à plus de 30 000 chinois vivant en Algérie. La chine ne parvient pas à évaluer la gravité de ces menaces diffusées sur internet. Mais elle les prend au sérieux, du fait que ce type de terrorisme est imprévisible. Un casse-tête qui n’est strictement chinois pour les services de sécurité, expliquent les experts eux-mêmes perdus devant cette recrudescence de la haine.

Suite aux derniers troubles du nord-ouest de la Chine, la région du Xinjiang, cette nouvelle donne est mise au devant par plusieurs observateurs. Les services de plusieurs pays ont créé au moins 28.000 forums contrôlés et suivis de prêt par tous les services: CIA, DGSE, MI6 (britanniques) et les Saoudiens sont les plus connus. Ils servent à faire venir des gens et de les faire parler et par la suite les identifier. Le cas des  5 noirs américains repérés et arrêtés par le FBI, sur le point d’acheter des missiles et de s’attaquer à une synagogue du Bronx, leur capture s’était réalisée par cette méthode. Un agent du FBI s’est proposé, par la suite, de leur fournir l’arsenal… Beaucoup de pays ont créé des cellules de veille et de surveillance d'internet, et qui s’avèrent d’une efficacité insoupçonnables. En fait les islamistes ne s’amusent pas à effrayer le monde, de véritables commanditaires donnent des ordres et des prédications aux « djihadistes. » Et quand ces derniers sont jeunes, désespérés dans un chômage comme en Algérie, la chaire à canons n’y manque pas.

 

Les émeutes ont débuté dimanche 5 juillet, en Chine, après une manifestation contre la réponse du pouvoir chinois à des heurts entre des membres de l'ethnie Han, majoritaire dans le pays. Des ouvriers ouïghours, appartenant à la communauté turcophone et sunnite peuplent aussi pour moitié cette région dont la capitale est Urumqi. Entre 300 à 500 civils, selon les autorités, sont descendus ce jour dans les rues d'Urumqi, capitale de la province autonome. Des véhicules ont été saccagés ou incendiés.

Jusqu’à là épargnée par les attaques de la nébuleuse Al-Qaïda, cette fois à partir du Maghreb les appels n’ont pas cessé. Déjà lors des préparatifs de jeux olympiques, les autorités chinoises ont déjoué un projet d’attentat et arrêté un groupe d’ouïghours. Lors du raid des services de sécurité, dans un quartier de la capitale Urumqi, des armes ont été trouvées.

Les responsables chinois sont sur le qui-vive depuis ce fait. Le président, Hu Jintao, a renoncé au G8 et a quitté l’Italie suite aux troubles du Xinjiang. Ils ne vous diront jamais que c'est un signe de panique, mais il y a une inquiétude évidente.

 Selon la presse écrite algérienne les chinois sont tenaces « Nous réaliserons les projets dont nous avons la charge en Algérie et rien ne pourra nous changer d’avis. » Selon le secrétaire de l’ambassade de Chine à Alger.

 

Publié par argotheme à 18:06:25 dans Actualités | Commentaires (0) |

Zahra Boudkour, étudiante marocaine et ses collègues après la torture l’emprisonnement : une jeunesse brisée | 10 juillet 2009

Par N.E. Tatem avec Logo ARGOTHEMEARGOTHEME - . 

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La jeune Zahra Boudkour est aujourd’hui mourante, après de dures épreuves. Durant le printemps dernier, animée du désir juvénile de liberté et de justice, l’étudiante s’est jointe à une marche pacifique. Pendant le mois de mai 2008, une vingtaine d’étudiants de Marrakech consomment un jus de fruit périmé et en sont gravement intoxiqués. Dans le système inégalitaire qui a depuis toujours existé au Maroc, les pauvres sont la proie d’une misère qui n’a aucun salut pour la dignité humaine. Le système de santé en est l’illustration de l’ensemble où les disparités sont criardes.

Zahra n’est pas la seule jeune marocaine aspirant au savoir, à la liberté, à la justice sociale et à la l’accession à une citoyenneté d’un Etat de droit. Mais vivre dans une monarchie policière qui ne distingue point et jamais entre les indépendantistes du Sahara occidental dont elle occupe illégalement la patrie depuis 1975, les tenants de l’islamisme qui sont des parias déshérités et laissés pour compte dans un faste arrogant et la grande majorité des citoyens épris de démocratie pouvant leur donner la libre expression et l’accès au bien-être social minimal.

Le groupe des condamnés avec Zahra

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Les malades doivent être hospitalisés. Sans couverture sociale le coût, de 1000 dirhams l’équivalent de 100€, représente un SMIG mensuel marocain qui est loin dans les ressources d’un étudiant quelque soit le pays. Et pour les revenus d’une famille marocaine c’est carrément une ruine. Une marche de 3 000 étudiants est alors organisée, elle démarre le 14 mai. L’appareil répressif, connu des plus redoutables dans la région, se déchaîne. Les CMI (compagnies mobiles d’intervention) cognent fort sur tout ce qui bouge.

Dans la fleur de l’âge, où tout parait possible, elle voulut s’ouvrir sur le monde. Une manifestation est une expérience plus que symbolique dans les milieux estudiantin. Arrêtée, Zahra est emmenée avec d’autres de ses compagnons de fortune au commissariat d’al Jamâa El Fna. Elle fut atrocement torturée. Pour l’humilier devant l’ensemble de ses camarades, on l’a mise nue, alors qu’elle baignait dans son sang suite aux coups violents qu’elle a reçu. N’ayant plus d‘autres moyens d’action légale et face à des représentants de la loi complètement dans l’hystérie répressive, elle décide de mener une grève de la faim depuis les premiers jours du mois mai. Physiquement détériorée après les sévices, elle est dans le coma, entre la vie et la mort. Une horreur que seul le régime marocain semble l’avoir héritée des tréfonds de sa triste mémoire.

Pendant le mois de mai 2008, une vingtaine d’étudiants de Marrakech consomment un jus de fruit périmé et en sont gravement intoxiqués. Dans le système inégalitaire qui a depuis toujours existé au Maroc, les pauvres sont la proie d’une misère qui n’a aucun salut pour la dignité humaine. Le système de santé en est l’illustration de l’ensemble où les disparités sont criardes. Durant le printemps dernier, animée du désir juvénile de liberté et de justice, l’étudiante s’est jointe à une marche pacifique.La jeune Zahra Boudkour est aujourd’hui mourante, après de dures épreuves.

Quand le jeune roi a accédé au trône, le peuple marocain avait cru et espéré que les choses allaient changer. Celle de la réduction de la culture du chanvre indien, le kif, qui inonde continuellement tout le vaste et financièrement bien doté marché européen, constitue certainement celle qui a un lien fort avec la dignité avec la dignité de ce peuple pour qui la toxicomanie est une pathologie primaire et généralisée le plus banalement que puisse exister dans le monde.

Notons que rares sont les journalistes et les médias de France à avoir rapporté ce fait. Le journaliste Bloggeur Olivier Bonnet a fourni un sujet complètement consacré à Zahra. Ignacio Ramonet, en a consacré un chapitre dans son article intitulé « Poudrière marocaine » et Bakchich-info, a rappelé le fait dans un article du 10 juin dernier.

En fait au début de son règne, Mohamed VI avait fermé la sinistre prison/mouroir de Tazmamart, libéra quelques opposants comme Serfaty le secrétaire du parti communiste et même quelques uns du Polisario. Pour ces derniers, il avait exigé allégeance à son pouvoir. Puis comme tous les despotes qui règnent dans les pays maghrébins avec lesquels les officiels et un bon paquet de médias français, comme pour l’exclusivité israélienne, offre un silence et un autisme à la limite de la connivence. La reprise du système répressif de son défunt père revint, pour limiter les droits élémentaires d’un peuple chapoté par une minorité de privilégiés. Une escorte de courtisans qui assurent la continuité du règne d’une couronne certainement des plus sombres que connaît cette région du monde.

Le procès n’a commencé qu’en septembre alors les arrestations datent du mois de mai l’année 2008. Le verdict a été prononcé le 9 juillet : 4 ans de prison ferme pour le camarade Mourad Chouini et 2 ans de prison ferme pour Zahara Boudkour et ses 9 camarades.

 

Publié par argotheme à 13:14:38 dans Actualités | Commentaires (0) |

KATEB YACINE : UN ALGERIEN QUI ECRIVAIT LA REVOLUTION D’UNE MODERNITE EGALITAIRE. | 03 novembre 2008

samedi 2 novembre 2008, par N.E. Tatem avec ARGOTHEME

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Son verbe est un concept savant d'esthétique, confectionné à partir d'une culture populaire où résonnent la modernité, la révolte et l'ironie... --> Il y 30 ans, un géant de la révolution culturelle a mis les voiles...


Phare d'un projet de société clarifié par l'art, l'homme de lettres, le journaliste et le dramaturge algérien a laissé un indélébile programme sociétal d'inspiration révolutionnaire. De son vivant, il rayonnait comme un astre. Nedjma : étoile en langue arabe, est son seul roman parmi nombreuses pièces théâtrales et recueils de poésie. D'une écriture sublimée et qui n'a pas d'égal encore de nos jours dans la littérature maghrébine, il porte une profonde et réfléchie projection pour son pays, à travers une histoire d'amour que la simplicité et l'ambiguïté s'approprient. Son nationalisme éclairé lui a valu et l'a obligé d'écrire qu'avec la langue de son peuple en créant une œuvre d'une dramaturgie, car il est d'usage de s'adresser au peuple algérien avec le langage dialectal sien et qu'il comprend, à universalité qui vérifie ses engagements pensés en avance des airs de son temps et même des plus actuels. Francophone talentueux et d'une valeur jamais démentie, il pouvait aller plus loin avec la langue de Molière. Mais son subversif patriotisme, dans le contexte de la tâche historique de décolonisation qui a animé et mobilisé sa génération, a puisé dans le théâtre une sève comparativement équivalente aux œuvres qui colle à l'histoire de toute l'humanité.


Son verbe est un concept savant d'esthétique, confectionné à partir d'une culture populaire où résonnent la modernité, la révolte et l'ironie.


Il a mis les voiles, un grand vide s'est installé. Il rendit l'âme le 28 Octobre 1989 et n'a pas manqué son billet daté du joli mois accompagnant les révolutions dont celle du 1ér novembre. Par sa naissance, la guerre de libération se déclencha de, juste après, cette heureuse mensualité d'espérance, dès zéro heure sonnante. Octobre, encore lui qui fait gronder son charme automnal...
Les lieux se vident, plongent dans le silence, fatalement du départ des êtres chers dont la stature imposante occupe la mémoire aux dimensions de toute la matière cérébrale collective. Même parti, le combatif auteur de Nedjma restera, outre la cause éclairante de tout le tiers-monde, pour l'éternité comme une CNI (Carte d'Identité Nationale) matricielle à tout algérien.
Que cela déplaisent à ses détracteurs avérés de grande nuisance sans l'atteindre, il est le fondateur d'un mythe colossal où la personnalité algérienne est démontrée et déployée à travers une œuvre culturelle au sens large du terme. Une production merveilleuse et prolifique de poésie, de romans, de spectacles, d'écrits multiples et surtout d'action concrète.
Reconnu aussi comme leader à part entière, pour ses valeureuses idées et sa présence personnelle, dans la rupture avec le colonialisme, disons le plus subversif des créateurs parmi l'élite indépendantiste. Il s'est exprimé sur les planches du 4è art et sur les pages pour que le retiennent celles des dictionnaires comme un géant de la langue française et dont son timbre personnel, le "katébien", valide à jamais l'émancipation de tout opprimé.
Keblout au sobriquet généalogique, ne devait rater une autre victoire de son peuple, celle d'octobre 1988. Il plia bagage et cette fois définitivement, un an après l'insurrection des générations insoupçonnées... Il a laissé en plein élaboration, outre ses analyses iconoclastes de cette autre subversion, une pièce, semblables à toutes les fresques katébiennes sur le 5 octobre et son rang dans toutes les épopées révolutionnaires qui jalonnent l'époque contemporaine. Et auxquelles il a assisté, au profil présent dans les annales de son siècle... Nul ne pouvait faire son art laborieux qu'il qualifiait si judicieusement en théâtre politique (la désignation est de lui) refusant de lui accoler d'autres qualificatifs que celui lié à la mémoire qu'il irrigue de son génie et à la cause des travailleurs qu'il a animé dans la troupe ACT (Action Culturelle des Travailleurs).
Il est de ces militants qui n'abandonnent pas les côtés et le premier rang des bâtisseurs de la liberté et du bien être. Même après sa disparition il demeure encore fervent défenseur de l'Algérie d'en bas et des humbles qui collectivement, selon son inébranlable croyance, modifient l'histoire. Révolutionnaire, chaque jour avancé devant ceux qui n'ont pas de barricades pour se faire entendre des dieux, Kateb Yacine représente, à lui seul, un pan entier du tumulte de l'histoire de la décolonisation.
Comme beaucoup de jeunes de son époque, il était très proche du PPA. Mais il a été déçu à l'instar de sa génération dont A. Benzine et d'autres encore : (... Le mouvement nationaliste avait commencé à dégénérer. Le PPA s'était transformé en MTLD, c'était déjà une compromission... Il y avait des luttes, on se bagarrait entre nous, c'était triste. (...) Mais l'idée que nous nous faisions était idyllique... Mais c'est plus tard que les hommes du CRUA l'ont réalisé, par d'autres moyens, des moyens de violence...) –1–
Au PCA (Parti Communiste Algérien), il était considéré comme un théoricien de valeur et homme de terrain à hautes bravoures, d'après les témoignages de ses compagnons encore en vie. Son verbe est un concept savant d'esthétique confectionné à partir d'une culture populaire où résonnent la modernité, la révolte et l'ironie. Son discours ne peut pas être affilié au populisme qu'il prenait, à chaque tournant, à faux.
Kateb Yacine

Déjà meneur d'un art populaire s'inspirant de la lutte des classes, il était une boîte de résonance à très large spectre pour l'idéologie dont il se revendiquait. Créateur indépendant, il était l'extra-structure qu'on ne peut rencontrer dans une cellule de quartier ou d'entreprise. De part ses voyages et longs périples à travers de grandes métropoles du monde (Alger, Paris, Milan, Tunis, Bruxelles, Hambourg, Bonn, Stockholm, Trieste, Zagreb, Florence, Berlin, Moscou, Sédrata, Bel-Abbes, Constantine, Sétif... et tant d'autres) où auprès de certaines il séjourna des années, des mois... Il parcourait la Terre, cellule itinérante à lui seul.
Il ne pouvait être autrement, ses activités avaient la priorité sur son accompagnement à l'aventure politique de son parti. Ce dernier et ses responsables, en connaissance de cause et par traitement réservé dans les rangs, de même au sein de l'actuel P.C. (le P.A.D.S.), pour tous les artistes communistes, de les préserver intrinsèques et totalement libres de toute entrave pour ne jamais les priver de l'autonomie d'action. Lui davantage, il est le militant le plus charismatique, respectable, loyal, prêt à tous les combats et à toutes les ripailles. Et nous avons chanté l'hymne communiste, l'Internationale, lors de ses funérailles alors qu'il règne toujours et encore parmi nous et bien loin dans les sociétés qui gardent une fierté de son appartenance. “ ... Cela se débattait, je le souligne un peu lourdement, entre communiste ; Kateb était et est toujours communiste, et, que cela plaise ou non, on ne comprendrait rien à son œuvre si on oubliait ce point de repère essentiel... ” -2-
Kateb yacine à Ath Yanni - kewego
Une manifestation culturelle à Ath Yanni n'est ni un fait insolite ou singulier car cette région a donné le jour à plus d'un promoteur tracteur et directionnel mais cette vidéo à la particularité il est triste de parler au passé de montrer une célébration qui sera quelque peu inhabituelle pour les régionaux du fait que les gens montrés dans leur plus grande partie (Dieu leur fasse miséricorde) ne relèvent plus de ce monde et le contexte est un peu significatif en un sens local, "qui dirait "gaga" ferait pouffer de rire (même si le rire n'est pas de circonstance) que les gens qui savent de qui il se retourne mais sinon cela pour cette frange ciblée l'evénement est on ne peux plus naturel

Comme intellectuel de haut rang, il rayonne imperturbablement et forcément sur les catégories lettrées d'abord et ensuite toute la population à laquelle il revient. Puis en cadre du militantisme sincère, il est superviseur avec beaucoup d'autres penseurs du sérail éclairé, du projet national, moderne et socialiste. Celui que le romantisme de la rigueur scientifique a élevé au rang de modèle efficace, harmonieux, juste et progressiste.
Figure emblématique aussi bien de la littérature que du modèle démocratique algérien, il avait un poids dans la littérature et le don de lui trouver l'écho et la résonance politique. Selon la clarté du programme idéologique et le projet philosophique qu'il a légué, le régime algérien devait prendre part et place dans l'idéal universel et est basé sur l'éducation avancée du peuple. Keblouti est immortel. Le théâtre « katébien », à porté éducative, parlait (par respect au savoir) de “ la poudre d'intelligence ”, la seule pièce algérienne jouée aux Etats Unis, considérée l'œuvre noyau de son génie littéraire, car prise directement de l'oralité et du personnage à la fois burlesque et mythique “ Djeha ”.
Il fut prophète de l'avant-garde artistique du nationalisme dans un contexte de colonialisme quand il prononça à 17 ans, le 24 mai 1947, à la tribune de la Société des Savants de Paris une conférence sur l'Emir Abdelkader. Le texte a été publié respectivement par Alger-Républicain et En-Nahdha en 1948 puis à la SNED en 1970, d'autres revues l'ont repris en France. L'Emir Khaled et les Amrouche “ Taous et Jean ” avaient, avant lui, fait une brèche, chacun à leur manière pour le personnage de l'héros national (l'Emir), dans l'enceinte de l'atrocité, aujourd'hui effacée, d'être français de deuxième grade.
Kateb yacine à Ath Yanni - kewego
Une manifestation culturelle à Ath Yanni n'est ni un fait insolite ou singulier car cette région a donné le jour à plus d'un promoteur tracteur et directionnel mais cette vidéo à la particularité il est triste de parler au passé de montrer une célébration qui sera quelque peu inhabituelle pour les régionaux du fait que les gens montrés dans leur plus grande partie (Dieu leur fasse miséricorde) ne relèvent plus de ce monde et le contexte est un peu significatif en un sens local, "qui dirait "gaga" ferait pouffer de rire (même si le rire n'est pas de circonstance) que les gens qui savent de qui il se retourne mais sinon cela pour cette frange ciblée l'evénement est on ne peux plus naturel
Mots-clés : gacem na ouerdia et la suite
Video de gherab
Il divulgua cette fameuse version que l'Emir Abdelkader avait combattu, bien avant les français, les turcs dont le protectorat a été, sans nul doute, plus maléfique pour avoir livré sur un plateau d'argent, à la soldatesque qui débarquait à Sidi-Fredj, une société tribale et dans un indescriptible état d'arriération. ...Sur le chemin du pèlerinage, avait conscience qu'il tenait le fil de la nation et de l'Etat algérien. Aussi lutta-t-il d'abord contre l'autorité turque, jeta-t-il ensuite les tribus ralliées à l'assaut de l'armée française. -3- Pendant “ la guerre de 2000 ans ”, “ les ancêtres redoublent de férocité ”, son œuvre qui fouillait le thème capital de l'histoire et fonde la réponse identitaire, exprime la volonté juste de la violence.
L'œuvre de Kateb Yacine a deux impacts, réciproquement paradoxaux. Le premier, campé par une haine inculte de la modernité dont l'unique lecture est un gargarisme d'étroitesse nationaliste ou obscurantiste. Il relève des deux idéologies qu'il récusait de son verbe sarcastique. L'une pour avoir dilapidé un pays envié pour ses atouts et accouché la seconde, la secte hideuse qui a causé quelques 200 000 morts depuis son grand départ. Et le deuxième point de vue appartient aux lecteurs qui ont eu la chance de connaître son travail littéraire et sont admirateurs de ses opinions renflouées de courage et saturées d'une poésie volcanique. Il est une fascination vivante au projet “ sociétal ” digne d'honorer le combat des justes, les esprits épris d'évolution.
Versé à la pratique de la plume, il est ce héros unique et irremplaçable dans le personnel algérien contemporain des intellectuels de toutes les spécialités, une figure de proue à l'intelligentsia. Même si Jean Amrouche, Mouloud Feraoun (La Terre et le sang), Mohamed Dib (la trilogie Algérie) et Mouloud Mammeri (La colline oubliée et La sommeil du juste) avaient, avant lui, fait découvrir la littérature algérienne francophone au réalisme farouchement fidèle à l'image de leur peuple, la sortie de Nedjma, en 1956, a été comme “ une véritable bombe rhétorique ” - 4 - dans l'atmosphère de guerre.
Son parcours de journaliste à Alger républicain, lui a donné l'occasion de côtoyer A. Camus le Nobel auquel il a écrit en 1957 une lettre à propos de la guerre. Dans cette missive adressée à un compatriote, dit-il : “ On crie à Tipaza et Nador... Irons-nous ensemble apaiser le spectre de la discorde, ou bien est-il trop tard. Verrons-nous à Tipaza et Nador les fossoyeurs de l'ONU déguisés en juges... ” - 5 - Tipaza est dans l'écrit “ Noces à Djemila ” de Camus et Nador dans “ Nedjma ” de Kateb Yacine.
Celui de romancier lui a valu le respect de millions d'adeptes qui le vénèrent. Dans le monde, il devint l'homme de lettres représentant la cause algérienne quand sa belle étoile “ Nedjma ” rayonna avec l'ampérage d'un astre et des incalculables kilowatts, sur la surface de la Terre. La publication de son premier roman changea la donne à l'époque. La lecture de la littérature maghrébine d'expression française a multiplié et son style a été adopté dans les cercles littéraires avec la particularité d'appartenance nord-africaine.
Et celui du théâtre lui fit partager une chambre avec le plus grand dramaturge du XXème siècle, Berthold Brecht qui n'échappa pas aux persécutions du Nazisme Hitlérien ni au Maccartisme des USA. Ensuite son œuvre dramatique le classe, le pratiquant d'un théâtre engagé atypique. Un théâtre qui bouscule la conception criarde de la culture officielle locale et celle universelle que l'émancipation des peuples est en bute à la domination.
Kateb Yacine fut puni, à 15 ans, d'une double peine pour avoir participé aux manifestations du 8 mai 1945, l'exclusion du lycée de Sétif et l'emprisonnement. Il a risqué d'être fusillé pour sa fougue juvénile, ce qui a depuis fait craquer sa mère, la plongeant dans les ténèbres des troubles psychiques. Femme dont il décela la généreuse sensibilité, il lui réserve la considération d'être une bibliothèque de poésie et de savoir, dit-il de son enfance déjà inspirée. C'est elle qui l'initia, la première, à faire rimer les mots. Sa première publication est le recueil de poèmes intitulé “ soliloques ” qu'un breton, propriétaire d'une imprimerie à Bône (Annaba) a fait sortir en 1946.
Sa rencontre avec Abdelhamid Benzine datait de bien avant qu'ils ne soient ensemble au camp, à leur arrestation pour leur participation au 8 mai 1945 à Sétif. Quand son père “ Oukil ” (avocat), était venu habiter Bougaâ (ex. Lafayette) et l'avait fait quitter l'école coranique pour celle instituée par l'occupant, le destin des deux hommes se scella. A. Benzine devait lui sanctionner des cours sur la demande du père. Il appartient à une ligné de poètes, écrivains, traducteurs... Puis son nom “ Kateb ” en arabe signifie : l'écrivain pour l'embellissement aristotélique au métier auquel il s'est consacré.
Il connut avant moi la prison à quinze ans. Il fut le premier militant que j'eus la chance de rencontrer. Nos deux familles étaient voisines dans le village de Bougaâ, ex-Lafayette. En ce temps-là, dans les années 40, Abdelhamid Benzine m'intimidait beaucoup. J'étais encore à l'école, et lui, c'était un “ grand ” c'est-à-dire qu'il était interne au collège de Sétif. ...Mon père lui demanda de me donner des cours de mathématiques... Nous discutions passionnément des journaux qu'il lisait et faisait lire autour de lui. Mais je ne savais pas alors que j'avais devant moi un militant déjà formé à la vie clandestine... Il était déjà l'un des membres les plus actifs du PPA illégal. -6-
A se demander comment les courants d'idées rétrogrades arrivent à distiller via le système scolaire, les mosquées et les rouages étatiques l'image étriquée qu'on lui veut. La population algérienne n'est pas, heureusement, acquise à de telles mauvaises fois haineuses, en aucun cas. Si ce n'est pas l'intervention d'idéologues de la félonie comme El-Ghazali (le faux dévot sévissant dans le pays du rebelle) qui, sans savoir que quand “ Mohamed prend sa valise ” de France pour rentrer au pays, il la ramène pleine de devises. La pièce du retour de l'honneur pour l'émigration qui a eu un immense succès partout où elle a été jouée, était la seule fois où la communauté algérienne s'est miroitée joyeusement à son propre théâtre. Elle n'a rien à voir avec aucune religion, et encore moins la musulmane.
La propagande du Cheikh égyptien, est en grande partie directement responsable de l'hécatombe causée depuis 1990 en Algérie. L'endoctrinement des disciples de l'islamisme qu'il prônait à la télévision algérienne pendant toute la décennie 80 à des heures de grande audition : Le lundi (après-midi de repos pour les établissements scolaires) à 19 h 30 et le vendredi, deuxième jour du repos de Week-end pour les algériens, en est l'une des sources de l'égarement de la jeunesse.
Au comble de l'ignorance de ce qu'est réellement “ Mohamed prend ta valise ” dont le thème de l'immigration a été traité différemment par Mahmoud Zemmouri avec son film “ Prend dix mille balles et casse-toi ”, le Cheikh a osé même souhaité que ce fils de l'Algérie profonde ne soit pas enterré sur le sol de sa patrie. Pure félonie... Il repose à El-Alia aux côtés de Boumediene et de l'Emir Abdelkader, au carré des martyrs. En feuilletant un des livres de Ghazali qui a pour titre “ L'islam et la Culture ”, en première page, il est dit que Lénine prétend que la religion est l'opium des peuples... Or c'est Marx qui a dit ça. L'ignorance de son sujet pour un Faqih nous montre de quels mensonges et erreurs se font éduquer les jeunes entre les mains de l'islamisme, privés des autres littératures.
La vie de Kateb Yacine, à l'instar de beaucoup d'écrivains, est faite de voyages. L'inspiration est rare dans un bureau ou un salon, la nécessité de la rechercher et de la happer oblige à la trouver partout où elle peut être. La table et le canapé permettent surtout de rédiger après que les matériaux, la documentation pour certains, soient accumulés. Ce que ne comprennent pas, justement, certains critiques et lecteurs que Yacine n'était pas voué à l'errance. Certes il y a le manque de confort dans sa trajectoire, mais c'est le cas de plusieurs auteurs qui partent aux lointains horizons.
-1- In Révolution Africaine du 2 février 1963
- 2 - Revue “ Europe ” N° 828 du mois d'avril 1998 - article de Yves Benot sous le titre “ Tout commence demain ” page 43
- 3 - In revue “ Europe ” page 64, texte de Abdelwahab Meddeb intitulé “ L'interruption généalogique ”.
- 4- Même numéro revue “ Europe ” - article “ Le kaléidoscope du vagabond ” de Nadjet Khadda page 4.
- 5 - Ecrite en 1957 et est parmi le fond Albert Camus, détenu par sa femme. Publiée entière dans l'ouvrage intitulé “ Eclats de mémoire ”. Ce dernier a été publié, en 1994 à l'occasion de l'exposition de l'exposition tenue à l'Institut du Monde Arabe à Paris, par l'IMEC (détentrice actuelle d'une partie des archives de Kateb Yacine dont la majeure partie a été remise par son fils hériter).
- 6 - extrait de la préface de “ La montagne et la plaine ” roman d'A. Benzine édition El Adib.
--- La suite de ce sujet sera--- :
L'appréhension (ou bien la vulgarisation) critique d'une sélection des travaux de Yacine, car toute son oeuvre, particulièrement son théâtre, s'enracine dans une ALGERIE RÊVEE...
 

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Mariage musulman de Lille : Traçabilité d’un hymen brisé ! | 08 juin 2008

 

Un mensonge, une chasteté, un hymen non-réparé... peut-il causer répudiation ?

L'affaire du mariage de Lille dont le jugement a été annulé sur injonction de Rachida Dati va faire couler beaucoup d'encre, après être passée sous silence. 

dimanche 8 juin 2008, par N.E Tatem avec ARGOTHEME

Cet article a été publié par POPULISCOOP

Ecouter en MP3, cet article vocalisé

Le pays de Voltaire est à l'épreuve de traditions accumulées de populations qui sont l'élément physique indissociable de la continuité de l'expansion économique, puisqu'il s'agit d'une population estimée à 5 millions d'êtres apportant une laborieuse force de travail. Eh ! Oui, il s'agît bien des 5 millions de musulmans de France ! L'islam de son côté, dans sa version occidentale, est aussi à l'épreuve de la modernité.

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Selon le sondage d'audimat OpinionWay-Le Figaro-LCI dont les résultats ont été rendus publics le 5 juin 2008, durant la première semaine du mois finissant le printemps, l'affaire de l'annulation controversée du mariage de Lille du couple de musulmans, a tenu le haut du pavé parmi les sujets préoccupants et médiatisés en France. Non pas comme première information suscitant l'engouement des plumes journalistiques ou le fort intéressement des comités de rédactions, mais en retenant l'attention de la population offensée du comportement invraisemblable des acteurs de ce fait inaccoutumé et de la décision, qui s'en est suivie promptement, peu mesurée du tribunal. Dans l'environnement sociologique et culturel français, attaché majoritairement à l'esprit peu pointilleux quant à la chasteté sexuelle avant le mariage, cette avanie à la limité de l'obscénité est fortement suivie dans certaines régions du sud de l'Italie et presque généralisée dans les pays musulmans. Où elle entraîne des répudiations indéfendables d'épouses sans moindre arbitrage ou vigilance des pouvoirs (officiels, judiciaires, médias etc.), l'omerta !

Elle a alimenté un trouble, pourtant assourdi par manque d'une riposte citoyenne, vive puisque le divorce date par ironie des exceptions, sans être d'avril un poisson d'avril, du 1è jour du 4ème mois de l'an. Au sein de l'opinion générale relevant des communs des administrés hexagonaux parmi lesquels elle a éclaté, à s'y méprendre, nous vivons un moment historique dans l'intégration des immigrants musulmans, avec « armes et bagages » entendre « identité et culture » dans la société d'accueil. Désormais elle est un débat qu'on ne pourrait guère taire banalement ! Le pays de Voltaire est à l'épreuve de traditions accumulées de populations qui sont l'élément physique indissociable de la continuité de l'expansion économique, puisqu'il s'agit d'une population estimée à 5 millions apportant leur travail. Eh ! Oui, il s'agît bien des 5 millions de musulmans de France !

Elle a choqué, par delà les confins idéologiques 73% de la population selon l'enquête. Alors que c'est plus dans la gauche radicale, 83%, qu'elle a essuyé plus de réprobation. Constituant le premier sujet de discussion des citoyens, bien avant les élections primaires des USA marquées par le duel Obama-Clinton, la flambée du prix du pétrole terminant la semaine à presque 140$ avec bien des mouvements sociaux sectoriels et la « Sarkomania » qui a raté cette fois l'occasion en or de rediriger les feux de la rampe à sa croupe régnant à la tête de l'Etat français. Cette histoire d'hymen brisé maintient encore en halène l'opinion malgré qu'elle n'a pas jamais été insérée, depuis la date où elle existe, aux Unes des supports tous genres confondus. Et quand son intitulé l'y annonce aux premières des tabloïdes comme fait-divers captivant, l'encart des dimensions d'une carte postale suffit pour la rapporter succinctement, en pages intérieures, tel un exotique événement qu'un court texte expose.

Les méandres d'un tabou passionnel.

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Et c'est avec l'appel de l'association « ni putes ni soumises » à des manifestations à travers toute la France, que cette tribulation termine une semaine de juin. D'autres actions plus lucides bourdonnent, des pétitions aux contenus et objectifs variés circulent et sont encore, en cette fin du 1èr week-end de juin, à formulations divergentes et indéchiffrables, du moins deux différentes qui nous ont été données de lire. Sans totale similitude, c'est toute la sémantique du précédent du foulard qui ressurgît.

Même la presse à scandale qui a prédilection de s'intéresser davantage aux personnalités dites publiques que le petit peuple, n'a pas usé de son fameux choc par l'image, évitant rapporter les profils et portraits des deux principaux protagonistes de cette intrigue. Qui restera, aussi longtemps qu'une décision, apportant limitation à d'autres dérives analogues prochaines, n'est pas instituée ici-bas. Déjà que les annales des mœurs de toutes les sociétés assemblées sous le socle d'humanité, la regarde de travers son contexte français. Attendant le dénouement qui n'est pas encore consommé comme l'a été la séparation, à la hussarde et heureusement sous injonction de cassation émise par le parquet, de l'union entre les deux justiciables. Les communicateurs et critiques des médias scrutant sa propagation, voient la traînée de poudre et découvrent la honte de générations de musulmans laïcs et même le dégout des radicaux féministes... Et sont troublés de l'anonymat presque sacralisé, ligotant les pros de l'investigation dans une retenue, histoire de ne pas tripoter les émotivités communautaires. Et autres sensibilités à fleur de peau qui, certainement virulentes, qui riposteraient selon les conniventes positions antidiscriminatoires. Surtout qui s'y détournent et tardent aussi à gagner le champ de bataille d'une crise, inopportune pour les populismes soumis à gagner des partisans que de révolutionner. L'islam de son côté, dans sa version occidentale, est aussi à l'épreuve de la modernité. Désarmés, les enquêteurs sont loin du terrain et ont brisé une autre membrane, leurs loupes...

Ouvertement, dès la première dépêche la rendant publique, Mr. Dallil Boubekeur en a expliqué sur des chaînes de radios l'absence de précepte religieux en ce qui concerne la virginité, objet qui a permis l'établissement du mensonge de la mariée, la chasteté semble être de la vie privée. L'iconoclaste recteur de la mosquée est resté inaudible sur l'affaire, ce n'est guère le premier d'autisme de l'environnement. La lutte pour la réorganisation, comme une fronde plus rigoriste, des organisations du culte musulman juge la chaire actuelle trop moderniste. Les radicaux qui voient en la femme la couveuse, l'intimité inaliénable et le second être extrait d'une fesse ou d'un biceps masculin... Fouad Allaoui s'exprimant sur les ondes de France-Info, et prétendant au bas camouflet que l'islam n'est pas concerné a limité les responsabilités au niveau de la justice. Il n'y a peut-être point pire hypocrisie conjoncturelle que celle de faire semblant de ne pas voir la communauté musulmane de France, en pareilles circonstances, en toile de fond et en présence d'avant-scène.

Les analystes scrutateurs, n'ont pas manqué à mettre les mains à la pâte. En alertes d'infos et autres fils « rss », confortablement lovés à leurs fauteuils dotés d'accoudoirs ergonomiques pour l'utilisation optimale et postmoderne des néo-outils de rédaction, pilote et clavier aux raccourcis hyper-économiseurs de centièmes de secondes, nous ont livré quelques modiques matières à mettre sous la dent pour nous gaver d'une pseudo-tolérance. De quoi maintenir l'indifférence simpliste octroyée au peuple des ghettos. Et bien sûr dame justice qui a plaqué le socle laïc et républicain, a traité juste le vice de non-conformité des normes du contrat de mariage. Elle encaisse en catimini une jurisprudence qui enfantera bien de rebonds et aura des soldes à régler. Déjà qui oserait critiquer un juge avec son code sous l'aisselle ?

Sur constat unilatéral, de la seule partie masculine cocontractante du mariage, dépourvu d'indice qui prouve que rapport sexuel a eu lieu et a provoqué perte de virginité, car tel est l'argument retenu, la recevabilité de la répudiation a été retenue. Et sans écouter ni instruire l'autre signataire du pacte, le préjudice a été qualifié en blasphème et apostasie, au bénéfice du plaignant que sa marchandise est périmée. De maladresse on n'a pas vu de si saugrenu !

A bien préciser que la qualification, à moralité islamique au sens d'intégriste, et non musulmane l'équivalente de pieuse, reconnaissable des perfectionnistes et autres rigoureux en matière de concepts théocratiques, s'extrapole de l'entendement humain. Un hymen déchiré puis réparé par le scalpel chirurgical aurait réglé le problème. Pardi ! Pourquoi la dulcinée n'a-t-elle pas été au Maroc, en Espagne et en plein Champs-Elysées se payer la tête du mari. Une France, pourtant culturellement enrichie, souffre des sous-prolétariats hérités d'une mémoire coloniale douloureuse et secrétant l'ignoble pathologie à la marge des codes et des exclusions.

Le second baptême de feu pour Rachida Dati, la femme politique.

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C'est Rachida Dati, réveillée après le coup d'avoir soutenu son subalterne de magistrat et manœuvrant en volteface comme électrocutée par le grondement des baffons, a décidé de s'éloigner de la dérive. Elle ordonne une cassation du jugement par l'action publique.

Dans l'hémicycle des députés où elle s'est exprimée, elle a su placer la barre haute –ci-jointe la séquence vidéo de son intervention- , promue en militante et éclairée d'idées libérales, c'est-à-dire animée de la soif de liberté, liant ouvertement son expérience personnelle à cette affaire. Ce qui est une manière bien plus avancée que celle du religieux de l'OIEF qui, comme le dit si bien un proverbe maghrébin, tente couvrir le soleil d'un tamis. La garde des seaux a brisé, clinquante d'un Bling-Bling de banlieusarde vachement émancipée et affichant audacieusement son officialité, le tabou en en rendant caduque qu'un mensonge puisse mener à la répudiation. Le fameux programme socialiste dits « des grand-frères » où l'universitaire issu de l'immigration qui a couru tous les marathons sans décrocher son emploi, s'est trouvé avec un truand relaxé après des années de taule à encadrer les indomptables chenapans conscients des avenirs bouchés. Avec une fougue rebelle, madame la ministre a fini par discerner que l'éclaboussure la concerne, la taraude, la marque...

Rachida divorcée avec une tradition du sauvageon ou du rangé, en âge de fonder une famille et qui n'aurait jamais mis les pieds en Europe, vient de signer son contrat avec un destin politique plus poussé. Avant que 150 eurodéputés, signataires d'une pétition, ne lui assurent des arrières, elle avait discrètement été soutenue de nombreux messages d'une gauche qui se démarque en mettant l'indexe là où il faut le placer. Le fait religieux ne peut avoir de résonnance nocive sur autrui, son prochain, son épouse... le voisin aiment dire simplement certains.

Extraits de la pétition « /... Nous signataires, considérons que contrairement à la décision du tribunal de grande instance de Lille, la virginité d'une femme n'est pas une qualité essentielle de la personne. Pas plus d'ailleurs que pour un homme... / ...précédent dangereux qui ne peut que conforter certains fondamentalistes dans leur combat archaïque alors que justement l'un des remparts contre ce fanatisme devrait être le droit.../ ».

  

La video de Rachida Dati à l'assemblée nationale.

Une association décidée de rompre avec les archaïsmes • Chiennes de garde

Mme Badinter sur RTL

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