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Les deux opus littéraires de Barak Obama, « Les rêves de mes pères »(1) et « L'audace d'espérer : une nouvelle conception de la politique américaine »(2), sont formulés comme des projets idéologiques avec des précis de sociologie faisant matière de l'histoire des USA. A l'image de la trajectoire du jeune loup, donné déjà sur le palier de la Maison-Blanche selon les premières enquêtes de sondages parues après son investiture pour le parti démocrate et puis de 15 points en avance par rapport à son concurrent en cette fin de juin 2008, l'aspect de nouvelle nation habite ces best-sellers avec 1million 300 000 ventes pour le premier. Mais c'est « De la race en Amérique »(3) dont la portée universelle met bien en exergue les ferments du mythe des States. Pourtant moins connu et plus menu que les deux pavés, l'auteur explique dans cet ouvrage les avantages de la composition ethnique variée des sociétés occidentales, à l'image de celle des Etats-Unis, et de ce qui est la modernité au sens démographique avec les multitudes d'apports culturels. De quoi trouver à travers cette dimension, la démonstration d'une caractéristique de pays enviés et ayant une attirance pour les interminables flux migratoires, le principal argument de pérennité et de dynamisme.
L'auteur magnifie sa propre appartenance, finalement dans tous ses discours et littératures, originellement créée des vastes pluralités expatriées qui recomposent la population de sa patrie. Et par ce livre particulièrement il fait beaucoup penser, selon plusieurs critiques, aux échecs français envers ses banlieues et aux déboires européens pour les communautés servant en main-d'œuvre subalternes dans la continuité de l'essor industriel.
Le métissage traversant la société américaine est perçu sous l'angle des contacts entre noirs et blancs. Ces deniers depuis ont forgé le dispositif institutionnel et l'ont toujours tenu par une succession de gouvernances exclusivement, jusqu'à là, de leurs élites inspirées et attachées aux modèles et valeurs européens dont elles sont issues. Les livres de Barak Obama ressortent une fierté qui se munie de l'atout de variété humaine du pays qu'il compte diriger. Le modèle des USA va professer désormais, avec ces élections, à toute l'humanité que la démocratie, au sens grec et contemporain du mot, fonctionne là on l'avait crue toute aplatie par les plus primaire des conservatismes. Les Etats-Unis, puissance mondiale économiquement émergée il y a encore bien moins d'un siècle puisqu'on associe sa domination expansionniste et hégémonique, d'où impérialiste, après leur sortie de la grande crise de 1929, sont devant un virage historique avec la percée politique de cet homme atypique.
Le basané à l'allure athlétique et juvénile, et au nom à connotation africaine, accède à l'une des places qu'aucun autre homme public américain de couleur n'a pu atteindre, ce qui lui octroie les facultés de rediriger mondialement tous les regards. Son parcours, obligeant les observations qui lui sont vouées de le sonder comme une relève des traditions militantes établies dans cette vaste contrée mais jamais si proches du bureau ovale pour l'occuper, est bien reluisant pour passer inaperçu. Elu sénateur de l'Illinois avec 70 % des voix, taux souvent attribué aux oligarchies ou aux expériences rares comme celle de la dernière mandature de Mr. Chirac devant le péril extrémiste, Barack Obama est devenu l'unique Noir du Sénat et le troisième depuis 1867.
L'homme a désormais la popularité du « loup blanc » que l'expression du langage français réserve aux distingués, aux renommés, aux connus... Etoile montante de ce qui est grossièrement la gauche américaine, il atteint un stade inespéré, dans les processus électoraux du pays symbole du libéralisme longtemps décrié à cause des exclusions, des gens issues des minorités et malgré que certains refusent encore de voir un black parvenir à ce niveau !
Le libéralisme s'offre une autre victoire bien désirée pour restructurer son archétype, aux inégalités fortement accentuées ces derniers temps par l'ultralibéralisme de Ronald Reagan puis de G. W. Bush. Le dépassement des expériences socialistes qu'a connues l'humanité et qui lui étaient des projets sociétaux rivaux, n'ont pu s'ouvrir aux immigrants pour engager les diversités humaines. Le capitalisme peut ainsi se targuer d'amovible modernité faisant de, son plus cher rêve, « la mondialisation » même si elle est en réalité l'outil servant les trusts économiques pour la prise de main-d'œuvre corvéable à merci et de vendre des produits aux pouvoirs d'achat inassouvis. Les socialismes se sont contentés de concentration ethnique, par delà les grands rapports de coopération avec d'autres peuples qui ont marqué l'ouverture et la solidarité la plus précieuse des décolonisations, leurs frontières sont restées de réels rideaux de fer. De ce point de vue aussi son appartenance communautaire, descendant d'un père immigrant récent et d'une mère des souches les plus autochtones « cheroquée », ou l'afro-américain qu'il est, peut le faire comparer en France et en Europe à un ressortissant de banlieue. Un spécimen abouti, de BBB (Black Blanc Beur), puisqu'il s'agît pour nous de contempler le phénomène Obama à partir de la rive atlantique ouest du vieux continent. D'après aussi et surtout, sa vie professionnelle de modérateur urbain ayant exercé en direction de la communauté noire de Chicago et d'avocat plaidant aussi dans le même sillage. D'ailleurs il est considéré le modèle, ici-bas auprès des jeunes des cités et quartiers dits « sensibles » en mal de repères, et comme une idole presque prophétique.
« L'Obamania » s'apparente à une phase conjoncturelle chaleureuse qui résonnera, au moins jusqu'au mois de novembre 2008, date du verdict final des élections, comme un cycle révolutionnaire qui a des adeptes empreints de romantisme. A travers tous les continents, les corps de populations admiratives de l'homme spécialement pendant l'opération électorale en cours, sont subjuguées du fait de l'éventualité que le jeune citoyen élu de Chicago atteigne son but. Elle fait vibrer bien des âmes. Sa ville, où opère le QG de sa campagne loin des villes officielles comme Washington, New-York, Los-Angeles et San-Francisco considérées comme des mégalopoles, abritant des activités d'urbanité avancée est, plus une cité ouvrière. Chicago est liée sur le plan économique à la valorisation des élevages bovins, pour un pays qui recèle une agriculture des plus performantes au-delà de la mécanisation qui a réduit grandement la présence de la main-d'œuvre et que la sémantique du cow-boy a gravé dans l'imaginaire de l'humanité. Sachant que les afro-américains constituent aux USA, désormais les premiers à avoir des voix militantes, donnent à certains arts comme la musique des lettres de noblesse et d'autres ancrages où ils s'investissent plus que les hispaniques, troisième communauté homogène, ainsi que toutes autres ethnies faisant la démographie du pays de Mohamed-Ali alias Cassius Clay.
Avec Jesse Jackson
De Chicago le QG, agencé en compartiments séparés de cloisons à mi-hauteur pour des bureaux collectifs, est impressionnant même s'il a l'air d'un cabinet régional d'après les images que nous avons pu observer. Loués à la Cie Accenture pour 400 000 $, les quelques 3000 m² sont un étage d'un immeuble de l'une des artères principales qui irrigue le centre de Ville, au 233 North Michigan Avenue. Pas plus aristotélique que cette image de proue, la conquête à partir de la province de la Maison Blanche d'un homme qu'on comparerait bien à un type de « la seconde génération ». Puisqu'il a été ressourcé de ses visites au Kenya, a vécu à Hawaii et en Indonésie. L'entité cellulaire des démocrates qui lui est affiliée et fidèle, vient de vivre l'une des plus marquantes primaires de l'histoire du parti avec un véritable duel entre une femme et un homme de couleur, deux acteurs très emblématiques de la gauche et des démocrates. Sa victoire se doit à la représentation de l'honnêteté qu'il incarne, que cela déplaise à ses ennemis qui souvent en Europe veulent nier le mythe du rêve américain, que ce polisson de banlieue personnifie pleinement. Le fruit même de son existence d'où puise-t-il, sans aucune affabulation, l'ambitieux du gentleman qui est déjà un présage insoupçonné d'une nouvelle ère au niveau mondial. Le sait-il ?
Parmi les ralliements qu'il glané au sein de son camp, celle d'Edwards 24 heures avant le coup de grâce qui a mis fin à la ténacité jusqu'au-boutiste de Mme Clinton a été le signe fort pour rassembler toute la famille démocrate. Et la toute dernière, Patti Solis Doyle comme nouvelle venue, constitue un réel ratissage dans la série de nominations qui renfloue les capacités de son équipe. Dès son licenciement de la campagne de la sénatrice de New York en février, les suppositions allaient bon train sur son arrivée certaine au sein de l'équipe d'Obama. Elle est de Chicago et une proche de David Axelrod, le stratège en chef d'Obama. Et surtout Patti Solis Doyle a une aura conséquente parmi la minorité hispanique. Communauté qui entretient une grande sympathie pour Obama et avait pleinement suivi Hillary Clinton, lors des primaires. L'influent New-York Times y voit soit la future vice-présidente et colistière ou bien une manière de renouer avec l'ex first lady, avec son époux, qui compte participer à ce qui reste de faire de la campagne face au républicain MacCain.
La nouvelle recrue rejoint le très pointu, pourtant majoritairement composé de jeunes, commenté ainsi par ceux qui l'ont visité : « on dirait une équipe de stagiaires », staff de Chicago. Elle était en relation avec David Axelrod, le journaliste de 53 ans qui dirige l'harmonie d'ensemble. Il s'est distingué comme le plus doué stratège électoral avec un palmarès de 34 victoires sur 42 dont celle en 2006 de Patrick Deval, le premier gouverneur noir du Massachusetts. Pour Barak Obama, il est chargé de coordonner le message et l'image de marque du candidat. De même que les méthodes de cette équipe donnent totale initiative aux participants, ce qui laisse possibilité aux boulettes d'être commises comme celle qui n'a pas permis à deux femmes portant le voile musulman de ne pas figurer aux côtés de Barak Obama lors d'une prise de photo. Lequel a tenu à adresser ses excuses pour cette erreur qui peut être inscrite en geste inadéquat et en totale contradiction avec le projet que défend le candidat. On compte aussi au sein de cet entourage environ 200 personnes qui se considèrent tous conseillers.
Les autres influents personnages sont : Anthony Lake, à 68 ans considéré le doyen et Austan Golls-Bee, 38 ans. Le premier est un ancien de Bill Clinton pour la sécurité nationale, avec Susan Rice, 48 ans issue du département d'Etat où elle était responsable des questions africaines, il chargé du vaste réseau des relations extérieures. Le second homme de file est un professeur d'université à Chicago, et répond aux questions économiques. Ils sont suivis de David Plouff 40 ans, chargé du recrutement, du financement, des déplacements et des contacts avec les médias. Robert Gibbs, 37 ans, vu comme le bras-droit du candidat depuis 2004 alors qu'il n'était que sénateur. Le financier qui a levé des fonds inégalés, 270 millions pourtant sans les créneaux traditionnels, s'est adressé par le biais d'Internet aux petits donateurs touchant quelques 1,6 million de personnes, sachant que les grosses bourses affiliées aux démocrates suivraient Hillary Clinton. Il n'est autre que Penny Pritzker, l'héritière du groupe hôtelier Hyatt. Jeff Berman, 50 ans, titulaire d'une thèse en droit sur les délégués électoraux, a déjà suivi les primaires en mettant distinctement pour chaque district un mode d'action propre, il table maintenant sur les électeurs des prochaines joutes décisives. Le Webmaster puisque jamais Internet n'a eu tant de poids dans des élections, n'est autre que Chris Hugues, 23 ans, l'un des fondateurs de Facebook le dernier né des plus puissants réseaux sociaux sur le Web. Jon Favreau, 26 ans, écrit les discours après s'être remarqué avec John Kerry en 2004. Il dit inspiré de John Kennedy tout ayant maintenant en tête les livres de Barak Obama. Et enfin pour les confidences, une ancienne amie de la famille Obama, Valérie Jarret 51 ans. Elle avait engagé Mme Obama Michelle au cabinet du maire de Chicago. Sa loyauté l'autorise souvent de dire toutes les vérités que rares d'autres se permettent de les mettre à leurs lèvres.
Siège de campagne de Barak Obama,au 233 North Michigan Avenue, Chicago
Ce collectif est devant une nouvelle échéance plus ardue. Les thèmes dominants dans l'opinion américaine sont idéologiques : l'Irak, l'économie (et son corollaire la fiscalité) ainsi que l'assurance maladie. Ces sujets constituent les principaux points de divergence dans la gestion des affaires par rapport aux républicains. Le mot d'ordre mis en branle pour mettre en difficulté John MacCain est celui qu'il offre « un troisième mandat à Bush ». Parmi les importantes missions de campagne prévues par Obama, la visite des troupes en Irak dont le retour au pays est fixé pendant les 16 premiers mois dans le cas d'élection. Avec une escale à Jérusalem pour un recueillement au mémorial de l'Holocauste à Yad Vashem pour une autre réconciliation après une allégeance remarquée auprès de l'APAIC, l'association lobbyiste pour Israël, du fait que le candidat prône aussi le dialogue avec l'Iran.
Deux principales préoccupations inquiètent la société américaine, l'insécurité économique et bien sûr la menace terroriste. La première, principale moteur et essence de la dialectique capitaliste, mise au devant par la dernière crise liée au secteur immobilier permet de garder la main sur la prépondérance de l'économie américaine dans le monde, et qui se permettrait, qu'il soit américain ou pas, de ne pas y songer ? Et la seconde, récurrente, est vigilamment mesurée par l'ensemble des citoyens depuis le fameux 11 septembre. Par contre parmi les modifications de politique attendues après la mandature Bush et qui sont des pratiques antérieures à elle, et ne choquent désormais point quand Barak Obama propose des transformations, sont comme la fin des dérives envers les pays voisins d'Amérique latine, souvent offensés gratuitement. Déjà lassantes en cette direction, la diplomatie annoncée comporte déjà une inédite relation avec le diable « Cuba » et qui a fait l'objet d'un échange transparent et courtois de propos. Les lendemains différents que les démocrates dont leur unanimité désirent et représentent, pour tourner de si vite la page G W Bush, sont l'essentiel de la nouvelle donne qui tient à cœur à la fois l'Amérique profonde et beaucoup des dirigeants au-delà des confins idéologiques qui les séparent.
Le discours marquant sur le système de santé
Dans le camp républicain les noirs commencent d'encaisser une vive émotion qu'un des leurs soit en position d'être élu président. Ils étaient 11% à voter Bush et 88% Kerry lors du dernier scrutin de ce niveau. Mais cette fois, les plus écoutés parmi les artistes, politiciens, journalistes... qui ont toujours voté pour le parti républicain se disent dans la mouvance généralisée de l'Obamania.
Le discours du 18 juin 2008 qui reflète tous les éléments du personnage Barak Obama.
(1)- Les rêves de mon père (Broché) Broché : 453 pages Editeur : Presses de la Cité (19 mars 2008) Langue : Français ISBN-10 : 2258075971
(2)-L'audace d'espérer : Une nouvelle conception de la politique américaine (Broché) Broché : 368 pages Editeur : Presses de la Cité (5 avril 2007) Langue : Français ISBN-10 : 2258074517
(3)-De la race en Amérique Auteur : Barack Obama Éditeur : Grasset, Paris Paru le : 4 Juin 2008 Éditeur : Grasset, Paris Reliure : Broché ISBN : 978-2-246-74141-1
Publié par argotheme à 20:25:59 dans Actualités | Commentaires (0) | Permaliens
L'affaire du mariage de Lille dont le jugement a été annulé sur injonction de Rachida Dati va faire couler beaucoup d'encre, après être passée sous silence.
dimanche 8 juin 2008, par N.E Tatem avec ARGOTHEME
Cet article a été publié par POPULISCOOP
Ecouter en MP3, cet article vocalisé
Selon le sondage d'audimat OpinionWay-Le Figaro-LCI dont les résultats ont été rendus publics le 5 juin 2008, durant la première semaine du mois finissant le printemps, l'affaire de l'annulation controversée du mariage de Lille du couple de musulmans, a tenu le haut du pavé parmi les sujets préoccupants et médiatisés en France. Non pas comme première information suscitant l'engouement des plumes journalistiques ou le fort intéressement des comités de rédactions, mais en retenant l'attention de la population offensée du comportement invraisemblable des acteurs de ce fait inaccoutumé et de la décision, qui s'en est suivie promptement, peu mesurée du tribunal. Dans l'environnement sociologique et culturel français, attaché majoritairement à l'esprit peu pointilleux quant à la chasteté sexuelle avant le mariage, cette avanie à la limité de l'obscénité est fortement suivie dans certaines régions du sud de l'Italie et presque généralisée dans les pays musulmans. Où elle entraîne des répudiations indéfendables d'épouses sans moindre arbitrage ou vigilance des pouvoirs (officiels, judiciaires, médias etc.), l'omerta !
Elle a alimenté un trouble, pourtant assourdi par manque d'une riposte citoyenne, vive puisque le divorce date par ironie des exceptions, sans être d'avril un poisson d'avril, du 1è jour du 4ème mois de l'an. Au sein de l'opinion générale relevant des communs des administrés hexagonaux parmi lesquels elle a éclaté, à s'y méprendre, nous vivons un moment historique dans l'intégration des immigrants musulmans, avec « armes et bagages » entendre « identité et culture » dans la société d'accueil. Désormais elle est un débat qu'on ne pourrait guère taire banalement ! Le pays de Voltaire est à l'épreuve de traditions accumulées de populations qui sont l'élément physique indissociable de la continuité de l'expansion économique, puisqu'il s'agit d'une population estimée à 5 millions apportant leur travail. Eh ! Oui, il s'agît bien des 5 millions de musulmans de France !
Elle a choqué, par delà les confins idéologiques 73% de la population selon l'enquête. Alors que c'est plus dans la gauche radicale, 83%, qu'elle a essuyé plus de réprobation. Constituant le premier sujet de discussion des citoyens, bien avant les élections primaires des USA marquées par le duel Obama-Clinton, la flambée du prix du pétrole terminant la semaine à presque 140$ avec bien des mouvements sociaux sectoriels et la « Sarkomania » qui a raté cette fois l'occasion en or de rediriger les feux de la rampe à sa croupe régnant à la tête de l'Etat français. Cette histoire d'hymen brisé maintient encore en halène l'opinion malgré qu'elle n'a pas jamais été insérée, depuis la date où elle existe, aux Unes des supports tous genres confondus. Et quand son intitulé l'y annonce aux premières des tabloïdes comme fait-divers captivant, l'encart des dimensions d'une carte postale suffit pour la rapporter succinctement, en pages intérieures, tel un exotique événement qu'un court texte expose.

Et c'est avec l'appel de l'association « ni putes ni soumises » à des manifestations à travers toute la France, que cette tribulation termine une semaine de juin. D'autres actions plus lucides bourdonnent, des pétitions aux contenus et objectifs variés circulent et sont encore, en cette fin du 1èr week-end de juin, à formulations divergentes et indéchiffrables, du moins deux différentes qui nous ont été données de lire. Sans totale similitude, c'est toute la sémantique du précédent du foulard qui ressurgît.
Même la presse à scandale qui a prédilection de s'intéresser davantage aux personnalités dites publiques que le petit peuple, n'a pas usé de son fameux choc par l'image, évitant rapporter les profils et portraits des deux principaux protagonistes de cette intrigue. Qui restera, aussi longtemps qu'une décision, apportant limitation à d'autres dérives analogues prochaines, n'est pas instituée ici-bas. Déjà que les annales des mœurs de toutes les sociétés assemblées sous le socle d'humanité, la regarde de travers son contexte français. Attendant le dénouement qui n'est pas encore consommé comme l'a été la séparation, à la hussarde et heureusement sous injonction de cassation émise par le parquet, de l'union entre les deux justiciables. Les communicateurs et critiques des médias scrutant sa propagation, voient la traînée de poudre et découvrent la honte de générations de musulmans laïcs et même le dégout des radicaux féministes... Et sont troublés de l'anonymat presque sacralisé, ligotant les pros de l'investigation dans une retenue, histoire de ne pas tripoter les émotivités communautaires. Et autres sensibilités à fleur de peau qui, certainement virulentes, qui riposteraient selon les conniventes positions antidiscriminatoires. Surtout qui s'y détournent et tardent aussi à gagner le champ de bataille d'une crise, inopportune pour les populismes soumis à gagner des partisans que de révolutionner. L'islam de son côté, dans sa version occidentale, est aussi à l'épreuve de la modernité. Désarmés, les enquêteurs sont loin du terrain et ont brisé une autre membrane, leurs loupes...
Ouvertement, dès la première dépêche la rendant publique, Mr. Dallil Boubekeur en a expliqué sur des chaînes de radios l'absence de précepte religieux en ce qui concerne la virginité, objet qui a permis l'établissement du mensonge de la mariée, la chasteté semble être de la vie privée. L'iconoclaste recteur de la mosquée est resté inaudible sur l'affaire, ce n'est guère le premier d'autisme de l'environnement. La lutte pour la réorganisation, comme une fronde plus rigoriste, des organisations du culte musulman juge la chaire actuelle trop moderniste. Les radicaux qui voient en la femme la couveuse, l'intimité inaliénable et le second être extrait d'une fesse ou d'un biceps masculin... Fouad Allaoui s'exprimant sur les ondes de France-Info, et prétendant au bas camouflet que l'islam n'est pas concerné a limité les responsabilités au niveau de la justice. Il n'y a peut-être point pire hypocrisie conjoncturelle que celle de faire semblant de ne pas voir la communauté musulmane de France, en pareilles circonstances, en toile de fond et en présence d'avant-scène.
Les analystes scrutateurs, n'ont pas manqué à mettre les mains à la pâte. En alertes d'infos et autres fils « rss », confortablement lovés à leurs fauteuils dotés d'accoudoirs ergonomiques pour l'utilisation optimale et postmoderne des néo-outils de rédaction, pilote et clavier aux raccourcis hyper-économiseurs de centièmes de secondes, nous ont livré quelques modiques matières à mettre sous la dent pour nous gaver d'une pseudo-tolérance. De quoi maintenir l'indifférence simpliste octroyée au peuple des ghettos. Et bien sûr dame justice qui a plaqué le socle laïc et républicain, a traité juste le vice de non-conformité des normes du contrat de mariage. Elle encaisse en catimini une jurisprudence qui enfantera bien de rebonds et aura des soldes à régler. Déjà qui oserait critiquer un juge avec son code sous l'aisselle ?
Sur constat unilatéral, de la seule partie masculine cocontractante du mariage, dépourvu d'indice qui prouve que rapport sexuel a eu lieu et a provoqué perte de virginité, car tel est l'argument retenu, la recevabilité de la répudiation a été retenue. Et sans écouter ni instruire l'autre signataire du pacte, le préjudice a été qualifié en blasphème et apostasie, au bénéfice du plaignant que sa marchandise est périmée. De maladresse on n'a pas vu de si saugrenu !
A bien préciser que la qualification, à moralité islamique au sens d'intégriste, et non musulmane l'équivalente de pieuse, reconnaissable des perfectionnistes et autres rigoureux en matière de concepts théocratiques, s'extrapole de l'entendement humain. Un hymen déchiré puis réparé par le scalpel chirurgical aurait réglé le problème. Pardi ! Pourquoi la dulcinée n'a-t-elle pas été au Maroc, en Espagne et en plein Champs-Elysées se payer la tête du mari. Une France, pourtant culturellement enrichie, souffre des sous-prolétariats hérités d'une mémoire coloniale douloureuse et secrétant l'ignoble pathologie à la marge des codes et des exclusions.
C'est Rachida Dati, réveillée après le coup d'avoir soutenu son subalterne de magistrat et manœuvrant en volteface comme électrocutée par le grondement des baffons, a décidé de s'éloigner de la dérive. Elle ordonne une cassation du jugement par l'action publique.
Dans l'hémicycle des députés où elle s'est exprimée, elle a su placer la barre haute ci-jointe la séquence vidéo de son intervention- , promue en militante et éclairée d'idées libérales, c'est-à-dire animée de la soif de liberté, liant ouvertement son expérience personnelle à cette affaire. Ce qui est une manière bien plus avancée que celle du religieux de l'OIEF qui, comme le dit si bien un proverbe maghrébin, tente couvrir le soleil d'un tamis. La garde des seaux a brisé, clinquante d'un Bling-Bling de banlieusarde vachement émancipée et affichant audacieusement son officialité, le tabou en en rendant caduque qu'un mensonge puisse mener à la répudiation. Le fameux programme socialiste dits « des grand-frères » où l'universitaire issu de l'immigration qui a couru tous les marathons sans décrocher son emploi, s'est trouvé avec un truand relaxé après des années de taule à encadrer les indomptables chenapans conscients des avenirs bouchés. Avec une fougue rebelle, madame la ministre a fini par discerner que l'éclaboussure la concerne, la taraude, la marque...
Rachida divorcée avec une tradition du sauvageon ou du rangé, en âge de fonder une famille et qui n'aurait jamais mis les pieds en Europe, vient de signer son contrat avec un destin politique plus poussé. Avant que 150 eurodéputés, signataires d'une pétition, ne lui assurent des arrières, elle avait discrètement été soutenue de nombreux messages d'une gauche qui se démarque en mettant l'indexe là où il faut le placer. Le fait religieux ne peut avoir de résonnance nocive sur autrui, son prochain, son épouse... le voisin aiment dire simplement certains.
Extraits de la pétition « /... Nous signataires, considérons que contrairement à la décision du tribunal de grande instance de Lille, la virginité d'une femme n'est pas une qualité essentielle de la personne. Pas plus d'ailleurs que pour un homme... / ...précédent dangereux qui ne peut que conforter certains fondamentalistes dans leur combat archaïque alors que justement l'un des remparts contre ce fanatisme devrait être le droit.../ ».
Une association décidée de rompre avec les archaïsmes Chiennes de garde
Publié par argotheme à 02:57:34 dans Actualités | Commentaires (0) | Permaliens
Cet artcile a été publié par POPULISCOOP ¤scoop populaire¤ pour écrire et publier un article -
Les orages ne sont pas encore dissipés suite à l'amendement du jeudi 15 mai, de la loi de 1881 dite de la liberté de la presse qui a été commentée à l'époque de sa promulgation par Emile Zola avec « Le journalisme est le dernier des métiers » pendant que l'affaire Dreyfus faisait toutes les Unes, que Les assises internationales du journalisme se sont ouvertes à Lille, à partir de ce 21 mai et pour 3 jours. Comme une réplique collective...
Le même jour s'est tenu, à 15 heures, un rassemblement de protestation devant le siège de l'AFP (Agence France Presse) place de la Bourse, organisé par l'intersyndicale de l'agence pour dénoncer les attaques et charges incessantes de hauts responsables politiques du pays. Outre Mr. Nicolas Sarkozy qui s'en est pris à plusieurs organes (L'Express, Marianne, le Journal Du Dimanche, l'AFP et Le Parisien) les accusant de ne pas avoir suffisamment relayé la condamnation de Mme Ségolène Royal dans l'affaire de ses ex-collaboratrices. Suivi de Mr. Frédéric Lefebvre qui a enfoncé le bouchon, parlant ouvertement de censure.
C'est dire aussi que ce détail ou scoop démontre que certaines attaches, hélas !, sont peu loyales ou équitables envers les acteurs politiques. Ils offrent la belle occasion de mettre le doigt là où le public, l'administré et le consommateur ayant sa représentativité aux panels des audimats, pour attendre plus d'équité. Ségolène Royal a eu des relations de travail impardonnables, que cela agace les connivences. Et cette affaire, plus que d'autres, d'injustice est encore inaudible à ce jour. Ce qui donne matière à critique de l'autorité plus intouchable, car présidentiable, qu'un simple confrère, un organe, un modeste bloggeur et autres intervenants vulnérables et à découvert. Notre passage ici risque de d'être argument devant les tribunaux.
Sous le questionnement quelque peu décalé, sinon peu recherché et à la limite comme la qualifia un expert saugrenu , « à quoi sert un journaliste ? » retenu pour les prochaines assises, encore d'autres, prévues avant la fin de l'année. Cette rencontre d'Aras -Lille- a déjà lancé dès l'ouverture, un appel pour une « charte de qualité de l'information ». On ne peut plus claire, pour se croire et se placer d'une manière incontestable le meilleur de tous. Et une « Instance d'éthique » dont les contours restent encore invisibles. Demandant l'intégration de la première dans la convention collective qui préside aux relations de travail de la corporation. Ce projet de charte a vu le jour lors des assises de 2007 et a certainement eu le temps de mûrir. Il vise, selon ses promoteurs, de regagner le public par l'aptitude qui rehausse recherche des caractéristiques qualitatives pour l'information déjà confectionnée, et non au niveau de son élaboration où entrent en jeu les sources et la promiscuité. Or à ce sujet, relatif à la bonne facture, certains « reporters » de la blogosphère et des nouveaux médias dits « citoyens » apportent malgré leurs moult faiblesses tant de belles réalisations que de nouvelles aussi fraîches que succulentes et insolites.
Les médias Français vivent un branle-bas et tensions avec la majorité politique dont les ténors jouent d'une main à la manipulation, en ce qui concerne le comportement « people » de leur leader en la personne du chef de l'Etat qui semble leur donner rendez-vous à chaque apparition privée ou dans le cadre de sa mission présidentielle, et d'une autre main une offensive visant à les mettre dans les rangs. Et en s'adonnant à plaisir, pour une presse spécialisée en people, de le suivre dans les, ce qui a laissé dire à un journal le « Bling-Bling » et autre attirail, sorties depuis le bateau privé naviguant dans la baie new-yorkaise jusqu'à Disney Land en banlieue parisienne. Ainsi que des histoires de cœur, parsemées de SMS et révélations en volte-faces, faites comme un roman rose, traînant le niveau des médias au rabais audible comme nuisible que parfait. Le poids de la presse dite people ne rassure pas tant, soit peu du fait de sa prépondérance aux yeux des communs. Les travaux journalistiques de fond jamais excusables, en cas de dérive, sont désarmés devant l'ampleur de la séduction présidentielle mise sur la place publique.
Mais la grande révolution subie par les médias avec le Web, comme une innondation de facto incontournable et difficile à contenir, draine une digestion non encore abordée. Eh ! Elle a envahi les canaux avec forcing, et n'a encore dit son dernier mot. Ce qui laisse dire à beaucoup de professionnels présents et invités à s'exprimer en la circonstance, dans leurs réponses à la question slogan « A quoi sert un journaliste » et -à propos du net- les propos suivants :
J'ai choisi de partager cette vidéo qui explique le devenir du journalisme. Afin de faire parvenir les appréhensions qu'on se fait de ce fabuleux métier.
Mais la grande révolution subie par les médias avec le Web, comme une intrusion de facto incontournable et difficile à contenir dont la digestion n'est pas encore abordée alors qu'elle a envahi les canaux avec forcing, n'a encore dit son dernier. Ce qui laisse dire à beaucoup de professionnels présents et invités à s'exprimer en la circonstance, dans leurs réponses à la question slogan « A quoi sert un journaliste » et -à propos du net- les propos suivants :
Patrick Roger de Rance-Info : ... la bourrasque technologique.
Karl Sivatte président des clubs de la presse de France et francophone : Avec la multiplication des émetteurs d'informations, le public fait des choix tant au niveau des télécommandes que des souris, objets difficiles à maîtriser.Enfin comme nous gardons l'initiative, ci-après : Fadel Chanaa, journaliste de Reuters, délibérement assassiné par Tsahal. RSF (Reporters Sans Frontrières) fait semblant de ne rien savoir et son "BOB" assiste aux assises. Alors que tous le monde fait semblant de ne jamais connaître les dessous de l'ONG RSF que beaucoup du personnel d'une presse parallèle ne cesse de suggérer les vérités. Que de complaisance, comme pour Mme Royal. En effet Tsahal ne veut qu'on sache...
Nous donnons la promesse de vous rapporter l'oeuvre journalistique de Fadel. Rendez-vous est donné.
Publié par argotheme à 21:44:59 dans Actualités | Commentaires (0) | Permaliens
Par N.E. Tatem avec ARGOTHEME.
Cet article a été publié par POPULISCOOP -Scoop Populaire-
2 séquences vidéo dans cet article, extraits du film -->
Et comme nombreux lecteurs ont réagi à cet article, aussi bien des algériens que des amoureux de ce pays, notre offre un montage vidéo de BELLES IMAGES D'ALGERIE.à la fin de cet article
On croyait la « sur-glorification » de la guerre d'Algérie était le propre des catégories rentières qui ont des dividendes dans le système qui dirige le pays depuis l'indépendance. Mais il n'y a pas qu'elles, qui se composent d'anciens moujahids maquisards et leurs descendants encore plus voraces en matière de rapine, bien des donneurs de leçons tablent sur le même idolâtre béat. Jouissant de position de puissance, les mettant en continuelles chamaillades entre prédateurs dans le partage du gâteau, ces « kleptocrates » soutiennent de concert à la fois les lectures et les écritures populistes de cette mémoire combien fraîche et douloureuse.
Katiba :
Si un jour l'Histoire de l'action armée qu'a présidée le FLN mériterait d'être constructive, elle peut admettre les critiques qui lui prodigueraient, quand elle est revisitée, les palliatifs qui préserveraient son honorable rang, sa bonne et juste cause ainsi que sa place distinguée dans toutes les gestes contemporaines des décolonisations. Appréhender avec dédain tels des dégâts collatéraux ou de dérives circonstancielles toutes les violences inexplicables que renferme la tâche historique qui a libéré le pays, nuirait davantage à sa bonne réputation. Et métamorphose cette dernière, depuis qu'une démocratie surveillée par l'islamisme et les connivences dont il l'aval au sein du système indécrottable d'un parti unique pervertissant le sigle de la mémoire collective « FLN », de celle toute faite pour le vénérable symbole à celle ternie et dévoyée par bien des secrets et non-dits cachés par le passé et toutes les étroitesses voilées d'un présent agité.
Les regards lucides doivent aborder d'ors-et-déjà, comme souvent nous donne à les voir l'historien et acteur de cette mémoire Mohamed harbi, les malheurs connus pour que surgissent avec moins de fracas ceux plus malsains et même inhumains tus à jamais. Comme le rôle joué par un certain groupe de « Oujda », la liquidation en règle de la pluralité, perçu comme un revers idéologique, connue au sein du 1èr GPRA (Gouvernement Provisoire) ou dans les rangs de l'ALN (Armée de Libération Nationale) et d'autres dualités entre personnes qui sont à l'origine de plusieurs scandaleux règlements de compte entre chefs centraux et locaux, ne sont que temporairement sous boisseau, puisque leur jour viendra pour que la vérité censée et présidée de droiture réintègre l'acquiescement qui lui est dû.
Toutes les affaires du massacre de « Melouza », des morts suspectes de grands leaders comme Abane Ramdane ou Krim Belkacem, de celle dite de la « Bleuite », du refoulement expéditif des jeunes étudiants qui ont désiré rejoindre les maquis avant mai 1956, des massacres sans moindre distinction qu'ont subi les éléments du MNA de Messali El-Hadj, des envois au charbon ou des tueries envers les militants communistes algériens qui étaient dans les rangs de l'ALN et tant d'autres sujets qu'on citent sur les bouts des lèvres, sont disparues officiellement de tous rappels aussi bien par les historiens du sérail que par d'autres intéressements comme les émissions de télé et le cinéma.
Chanson espagnole chantée par une oranaise
Alors que bien plus graves thèmes comme « le comment et le pourquoi » de l'existence d'une si forte communauté de plus de 200 000 harkis seuls à avoir embarqués avant ou après l'indépendance ce qui est proportionnellement à la population algérienne de l'époque et aux autres partants bien moindre à la réalité, des plus de 1,2 millions de pieds-noirs à avoir plier bagages et des massacres qui ont poussé les revanchards du côté de l'OAS et des réveillés à la dernière qui ont commis les pires sévices sur les anciens collabos... Tous ces sujets restent à citer, à commenter, à vérifier et à soulever puisque les cycles d'exaltation se sont épuisés au service d'une fin icarienne que d'une propulsion, le suicide que l'envol. L'Algérie se cloitre, s'autodétruit et s'embourbe dans les cycles resurgissant au gré des fastes revenus et camouflets que lui rapportent l'énergie pétrolifère, mais ne trouve pas l'harmonie stabilisante d'abord avant une voie de développement irréversible. A se demander pourquoi ? Et pour une large part, la mémoire est dévergondée car dépourvue de projections porteuses de modernité.
C'est dans cette approche que s'inscrit le dernier film de Jean-Pierre Lledo au titre évocateur: Algérie, histoire à ne pas dire. Dernier de sa «Trilogie d'exil », par laquelle il se donne la délicate peine de fouiller les normes de la citoyenneté dans un pays, sien et auquel il se reconnaît pleinement, qui a recouvert sa souveraineté sans admettre que les siens sont diversifiés, multiculturels et pluriethnique. Autour de ce film bien des remous continuent, de riposter pour préserver les positions acquises, de secouer un cocotier dont l'enracinement est miné d'une acclimatation qui n'est pas sienne. Parce que remuer un couteau dans une plaie qui tarde à se cicatriser tant au niveau de l'ex. métropole, où les relents coloniaux croient encore à une mission civilisatrice malgré les violences et les ségrégations, qu'au niveau algérien, où le complexe du colonisé offre un paradigme de victimologie partagée entre un esprit de vengeance vis-à-vis de l'ex. occupant et un incommensurable besoin de légitimité pour la dictature populiste, en place et sur le point de se convertir en une féodalité, n'est pas l'introduire dans une sinécure.
A bien regarder l'apport de toute l'œuvre de ce cinéaste, le questionnement de l'Algérie multiethnique est avancé, tel un projet sociétal. Et il n'y a peut-être pas dans le gotha des réalisateurs algériens, un tel regard enrichissant à plus d'un titre parce que parcouru et imprégné d'une distanciation utile pour capter des visions moins mécaniques que celles de vouloir apprendre l'Histoire aux générations montantes en leurs inculquant une plate simplicité de l'héroïsme avant des perceptions critiques et constructives. Ainsi globalement la modernité souffre d'une pathologie allergisante, notamment au niveau des tendances de gauche surtout, parce que le capitalisme trouve dans ce qui est « le monde moderne » ses intérêts dans la robotique et beaucoup d'autres atouts de l'avancée du savoir. Sur le plan sociologique et qui concerne l'Algérie, la formation d'une société ouverte sur la pluralité ethnique est plus posée que jamais.
La mémoire à ne pas révéler... éclate chaque à la face de chaque algérien qui ne sait toujours pas où de quoi sera fait demain et que peuvent bien être les paramètres et les contours de sa personnalité ? Elle n'est certainement pas uniquement un plat de couscous et un mélodieux chant berbère. Deux aspects que j'ai saisis après la projection du jeudi 8 mai 2008, sur invitation du manifeste des libertés, quand la première question a été posée à J.P. Lledo : « Pourquoi un tel film ? » Une interrogation, première dans la série de l'inspection idéologique et du comité de censure, que veut bien dire le film ? Et le film souffre encore, depuis la fin de l'année 2007 où son dernier clap a été fait, du mi-chemin entre censuré pas du tout...
Notre montage vidéo, BELLES IMAGES D'ALGERIE... Eloignez votre écran pour améliorer la qualité.
Publié par argotheme à 00:51:10 dans Actualités | Commentaires (2) | Permaliens
Publié par argotheme à 08:33:23 dans Actualités | Commentaires (0) | Permaliens
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