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LE TERRRORISME : Menaçant en France et pas du tout résiduel en Algérie. | 15 mars 2007

Hassen Hattab, le fondateur du GSPC

L'actuel Emir du GSPC, Abou Moussaâb Abdelwadoud

 

 

Visant la France, les appels d'Ez-zawahiri, le second d'El Qaida, et du GSPC (Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat), basé en Algérie et se déclarant loge maghrébine de l'organisation terroriste la plus redoutée dans le monde, sont les plus préoccupants.

Par N.E. Tatem avec ARGOTHEME       

Visitez le site WEB http://www.argotheme.com

Le plan Vigipirate, depuis les attentats des stations de métro Saint-michel et Maison Blanche ou l'affaire Kelkal, connaissait des hauts et des bas sans jamais être levé. Avec l'historique cinémascope forfait des 2 tours new-yorkaises, il a été renforcé du fait de la présence du contingent français en Afghanistan. Et malgré l'opposition de l'Elysée pour l'invasion de l'Irak, l'opinion générale craint un acte terroriste. Les chicanes du foulard dans les espaces publics notamment les établissements scolaires et l'inacceptation de praticiens de la santé masculins pour consulter des patientes de confession ultra islamique, ont augmenté la tension.

Ces 2 aversions des règles de la république laïque qui ne font pas l'adhésion majoritaire de la communauté musulmane en France, constituent l'argumentaire des enrôlements. Visant la France, les appels d'Ez-zawahiri, le second d'El Qaida, et du GSPC (Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat), basé en Algérie et se déclarant loge maghrébine de l'organisation terroriste la plus redoutée dans le monde, sont les plus préoccupants. Le premier commanditaire essaie de faire bouger les cellules dormantes, jeunes égarés et djihadistes de tous bords. Et le second, tenté de mettre à feu et à sang toute la région méditerranéenne, émet des coups de pieds sous la table pour exhorter ses éventuels affidés, et dans l'espoir de fédérer tous les indiqués à commettre le coup démoniaque .

Dans la conjoncture des présidentielles, la vigilance des services de sécurité est passée à son niveau quatre, le plus élevé, dès les premières semaines de 2007. L'objectif de ne pas laisser-faire, tous éléments sur le point de passer à l'acte, mobilise investigations et surveillances. La tâche est improbable face à un monde tapi dans l'ombre qui, sans spontanéité, pourrait frapper d'une manière expéditive et sans retour de son soldat. La dernière des actions préventives, baptisée « Réseau de Paris » est la réunion du 8 mars, sur invitation du garde des sceaux, d'une cinquantaine de juges, Bruguière pour la France et l'espagnol Garzon, de neuf de pays (Allemagne, Espagne, Pays-bas, Royaume-Uni, USA, Indonésie et Maroc), chargés spécialement des dossiers du terrorisme. Dans un jeu de chat et de souris, dès qu'une volonté de forfait est avérée, le grappin est mis en branle sans dissuasion et pour intervenir en mise d'hors d'état de nuire résolue.

Depuis 2005 une dizaine de groupes présumés terroristes ont été démantelés. Parmi lesquels, celui dit de Safé Bourada, un personnage déjà condamné à 7 ans de prison pour les attentats de 1995, originaire de Trappes (Yvelines) est des plus importants. Le 12 décembre, celui des braqueurs dirigé par Ouassini Chérifi s'est distingué par sa recherche de financement, il détenait nombreuses cartes bancaires. Au 20è arrondissement parisien, un réseau d'envoi de combattants en Irak dont on croit qu'il a déjà effectué des expéditions a été appréhendé. Des électroniciens, chargés de confectionner des télécommandes de mise à feu distance, ont été arrêtés à Toulouse début février sans vraiment déterminer la destination de leurs travaux.

Aussi bien les kamikazes que les services de sécurité savent que les réseaux de transport, l'expérience est bien faite, sont des terrains vulnérables et de prédilection. Les intrusions dans ces sites, avec la banalité de se munir d'un bagage portant l'arme fatale malgré la perfection des détecteurs, est telle une aiguille dans du foin. Quand un tribunal accorde la mise à l'écart des employés d'un aéroport, très sensible lieu de voyage, en avalisant des licenciements que les congédiés considèrent abusifs, le risque est situé sans qu'aucune culpabilité ne soit établie. En toute responsabilité, le magistrat se conforme à l'adage : vaut mieux prévenir que... La preuve est dans ce cas, non pas d'une simplification discriminatoire, mais plus liée au comportement des sujets écartés. Quelqu'un d'imprégné de la « pseudo idéologie » djihadiste, faisant ouvertement l'apologie de Ben Laden, se revendiquant de la nébuleuse El Qaida et légitimant les opérations qui sévissent sur la face de la Terre, il est muni du profil dont la dangerosité est arrivée à terme. Il aurait les aspects d'une personnalité kamikaze qui s'invente bonnement un romantisme confondu dans une contre-révolution suicidaire et réactionnaire.

Des renseignements parviennent à la DST (Direction de Surveillance du Territoire), disons-le, quotidiennement. Ils sont conjointement décryptés par l'UCLAT (Unité de Coordination Antiterroriste) et la SDAT (Sous Direction Antiterroriste). Les plus irrécusables sont : d'abord une note émise par les services secrets américains avertissant, à la mi-février, l'interception de messages dont le contenu concerne la France. Et la géographie fait que le GSPC est au centre des circonspections, du fait aussi qu'il soit d'un pays assez proche. Cette organisation s'est aguerrie avec les ans et convoite, depuis quelques années, d'étendre ses tentacules. Outre sa présence dans l'immensité du Sahara et dans certains pays sub-sahariens ayant des confins avec l'Algérie, elle a fait des émules en Tunisie. Parmi le groupe, d'une vingtaine de personnes, anéanti dernièrement figure plusieurs nationalités. Cette opération a été suivie d'une vraie bataille rangée, le 12 mars, dans une banlieue de Tunis qui a duré toute la matinée.

Principal instigateur : l'hydre hideuse du GSPC.

La promiscuité, sur plusieurs plans, avec l'Algérie donne du fil à retordre. La connivence du pouvoir, dans cette ancienne colonie, vissé à la religiosité de son nationalisme, de larges catégories de la société désespérées que leur patrie tourne en rond malgré ses atouts économiques donc vouant du changement dans les menées de la nébuleuse intégriste et de certaines ONG ou quelques officiels de pays complaisants envers la « para idéologie » islamiste, sous le socle d'un démocratisme modélisé à l'exportation, aussi bien les hordes de criminels que leurs frappes n'ont pas été amoindries dans ce pays. Depuis la première attaque de l'école de police d'El-Biar en 1982, quartier du centre d'Alger, qui fut l'œuvre d'un groupuscule inspiré de la fois de la révolution iranienne et des frères musulmans égyptiens, les complaisances, internes et externes, ont placé toute résistance à l'intégrisme en Algérie, en œuvre de la dictature militaire. En France, avec la parution de bouquins incriminant l'armé algérienne, les tiers débarqués d'Algérie accusant la grande silencieuse sont ménagés et même mis au devant alors que les victimes sont laissées dans leur souffre-douleur. Pourtant les protagonistes comme Kelkal et le groupe qui a détourné, en 1997, l'avion reliant les capitales des 2 pays, sont abattus sans sommation en hexagone.

En 1990, année de l'arrêt d'un processus électoral qui allait remettre les règnes du pouvoir vieillissant à sa continuité sectaire et dénaturée par l'islamisme, il n'y avait pas de distinction entre étrangers, citoyens locaux et éléments de l'appareil sécuritaire. L'illusion de la loi de la concorde nationale préconisée par Bouteflika et votée par référendum, dès son retour aux affaires, est plus que jamais une tare de vouloir domestiquer la bête immonde. La récente recrudescence à laquelle fait, dans une grande solitude, face l'armé algérienne montre qu'en dehors des éléments des forces de sécurité, seules les personnes étrangères à ce pays, au palmarès macabre de plus de 150 000 victimes, sont ciblées.

L'opération du bus de touristes assailli à l'ouest d'Alger, le 10 décembre 2006, a fait 9 blessés. Elle a marqué la reprise après un leurre d'accalmie ou des mouvements sporadiques qui ont touché certains maires de villages. Le discours des officiels algériens se gargarisait du « terrorisme résiduel. » Le 5 mars dernier, 4 coopérants techniques russes ont été abattus dans la région de Aïn-Defla, département à 150km à l'ouest d'Alger qui a connu des plus macabres tueries entre 1990 et 2000. Les six attentats conjointement exécutés dans la région de Tizi-Ouzou (Kabylie), en février dernier faisant 6 morts, ont été suivis d'un coup de filet qui a permis d'appréhender une vingtaine de personnes directement impliquées ou faisant partie des réseaux de soutien. Puis la souricière tendue à un barrage de gendarmerie en fin de journée du 3 mars 2007, montre que le regain de cette criminalité est plus que jamais à appréhender avec rigueur.

En Kabylie, l'encerclement et le pilonnage par hélicoptère, à partir du 6 mars et pendant 3 jours, d'une faction du GSPC parmi laquelle il y aurait des étrangers soupçonnés d'être des émissaires venus d'orient, nous a pas encore livré son bilan. Par contre d'autres opérations de l'armé algérienne ont permis de recueillir des renseignements utiles, au moins concernant le mode de pourvoi en armement aussi bien en France qu'en Algérie. L'arrestation le 10 Février d'un français répondant au nom de Alain-Roger Raphaël avec 2 tunisiens, dans le constantinois (est), en train de monnayer un impressionnant arsenal au GSPC, va dans le sens que des ramifications sont effectives et indétectables en France. Même si cet ancien malfrat, prétendant au tourisme avec un mobil home, est un passeur avide de renflouer ses caisses, car c'est l'un des tunisiens qui est le principal maître de la livraison, le sol français constitue une base d'échange. Par ailleurs la destruction d'une cache dans un maquis de Aïn-Defla avec 2 hommes à l'intérieur, fin d'année 2006, a résulté par la découverte d'un ticket de caisse émis par un grand espace commercial spécialisé du sud-ouest de la France.

Le GSPC a imposé son leadership, après que Abou Moussaâb Abelwadoud ait remplacé Hassan Hattab, devant le GIA (Groupe Islamique Armé) qu'a créé le FIS (Front Islamique du Salut) après sa dissolution, en liquidant avec une férocité exterminatrice tous ceux qui ne reconnaîtraient pas sa suprématie. Dans sa stratégie, l'armé algérienne a tiré profit de la confrontation entre ces 2 organisations. C'est un processus « militaro judiciaire » salutaire, semblable aux pratiques du FBI qui créait même des zizanies entre les familles de la mafia italienne qui sévissait jadis sur le sol américain, afin de réduire les effectifs actifs. C'est aussi le cas de la fameuse bourgade de Bentalha, non loin du centre d'Alger, où les habitants, après avoir été des soutiens, prenaient part pleinement aux préparatifs des attentats et assuraient les replis de leurs auteurs. Dans ce quartier quand mourrait un policier ou un simple employé de l'Etat, sa dépouille restait exposée dans la rue 2 à 3 jours, sinon une semaine, pour que vienne une compagnie d'un millier de militaires afin de la retirer. Même la personne qui signale une telle image aux autorités le faisait avec un maximum de discrétion pour ne pas s'exposer aux représailles. Et pour le nettoyage, il fallait enragé davantage le loup dans la bergerie, le laisser agir et tirer conséquence aux yeux mêmes des anciens partenaires du terrorisme.

A regarder l'acharnement de la chaîne T.V. Al-Jazira, déjà renommée pour avoir diffusé les horribles exécutions en Irak et les interventions des chefs d'El Qaida, à l'égard de l'Algérie particulièrement à propos des derniers événements, il y a de quoi méditer pourquoi le terrorisme persiste dans ce pays. Mettant en boucles, tous les 2 ou 3 heures, les images filmées par les hommes du GSPC en les commentant en hauts faits de djihad, elle a écoeuré unanimement les algériens. Seuls les complices des fous de dieu, en se félicitant des atrocités, ont trouvé un canal qui sert leur cause satanique dont l'humanité ne cesse de se plaindre.

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Publié par argotheme à 16:11:40 dans LE MONDE QUI NOUS ENTOURE - INTERNATIONALE | Commentaires (0) |

GLAMOURAMA DE LA RUE OBERKAMPF | 24 février 2007

GLAMOURAMA DE LA RUE OBERKAMPF

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 Quand on recherche un lieu sympathique à Paris où on peut faire connaissance de gens agréables, pour séduction sentimentale ou le partage de projet artistique, la rue Oberkampf du 11è arrondissement est toute indiquée avec cette double propension. Emplacement de drague et de ralliement de virtuoses en quête de succès, parmi tant d'autres places où se tentent les chasseurs d'âmes sœurs, elle fait tampon à l'ambiance de la Bastille, quelque centaines de mètres à l'est, et point de chute d'un public à la modernité gracieusement entretenu d'un « glam » à sociabilité typiquement française. Ici la gargote et le café restent des endroits simples, du genre bistrot et brasserie, malgré l'attrait qu'un pub anglais risque de modifier. Les anglicismes sont aussi moins mis au devant.
L'artère qui porte le nom d'un haut lieu de bataille situé sur des reliefs allemands, se qualifie par le vocable « branchée ». La perspective, d'y trouver une personne pour l'amour d'un soir ou pour l'éternité, l'emporte sur celle de décrocher un contrat pour une figuration dans un film. Elle descend du 20éme, à Ménilmontant côté nord, plus élevé d'après les ruissellements et réputé pour la forte concentration d'artistes (peintres, musiciens, comédiens et auteurs) qui l'habitent, selon les prospectus de son dispositif associatif, jusqu'au 3è qui jouit de la réputation du marais ou celle octroyée par le centre Beaubourg. Agora des temps modernes pour le flux qui y déferle surtout en jours de week-end, elle se dit « branchée » pour certainement l'ambiance qui ameute des « tafeurs » plus sages que ceux des tarmacs ou des friches désaffectés.
L'attribut « branchée » rappelle connexion ou liaison. Il prescrirait un éclairage étymologique pour le définir, tant les affinités de la langue requièrent la rigueur sémiotique et une conscience aiguisée des circonstances (lieu et époque) où un mot est utilisé. Les significations varient selon les cordonnées des ères et aires où les langages humains expriment une communication intelligible, chaque mot traduit un concept. « Branché » se galvaude à Oberkampf sans sobriété qu'ailleurs, professant formellement une valeur artistique, que le généraliste mot culture ne s'approprie pas. Le qualificatif annonce l'esprit à jour de ce qui se passe, informé des tendances et au parfum des modes de l'heure. Ironiquement le rigolo du quartier, d'origine pied-noir, fervent dramaturge et observateur de la cité afin de réécrire Sophocle ou Œdipe, vous dira : « branché à la machine à coudre ». Sa boutade est le constat que beaucoup de salles de commerce de boissons à consommer sur place, mettent en guise de tables, des « Singer » aux moteurs horizontaux sous l'épais cache de métal noir, fonctionnant à pédales et arborant la marque avec des lettres dorées de style gothique. Les appareils mécaniques des années 50, avec lesquelles les mamans confectionnaient elles-mêmes les habits de leurs progénitures, fières du même plaisir que les tricoteuses de jadis.
D'après un autre habitant d'une venelle transversale, de deuxième génération de l'immigration algérienne, la mue vers la prospérité a été entamée avec la fin des années 80. Belleville, plus à l'ouest, très marqué(e) par la découverte d'un bébé sur un de ses trottoirs qui allait être la diva Edith Piaf, venait d'être nettoyé au début des années 90, selon notre interlocuteur, du trafic de l'héroïne avec l'apparition des substitues médicamenteux. Les cafés maures que détenaient des « Chibanis » (vieux maghrébins) étaient cédés pour 4 sous, après l'extinction des magouilles et la dispersion de leurs détenteurs dépensiers. Quelques comptoirs, comme « La Veilleuse » au carrefour des 4 arrondissements (9è, 10è, 11è et 20è, métro Belleville) qui date des années 20, gardent pignon sur rue et sont inondés de la clientèle la plus métissée qu'on puisse trouver en France. La communauté chinoise, plus déferlante ces dernières années, gonfle et grignote les espaces traditionnellement tenus par les nord-africains.
Des jeunes aux dents longues ont fait le pari de prendre en main les petits bars dont l'activité périclitait vers la banqueroute après que l'argent ne circulait plus aux alentours. Pour lancer leurs affaires, ils ont démarré avec rien. Parmi les équipements apportés aux débits qu'ils ont repris, outre les vieilles machines à coudre, chevalets récupérés et pupitres d'écoliers délabrés. Ces insolites meubles, autour desquels se réunissent des artistes en herbe avides de sortir de l'anonymat, constituent les étalages pour déguster un mets ou un apéro. Les attablés mènent une quête passionnée de leur complément humain et une place au soleil parmi le gotha des étoiles. Pour être une star d'écran, un comédien reconnu des planches, un écrivain de la veine de Saint-germain ou un musicien de la trempe de Jim Morisson dont la tombe est, à quelques centaines de mètres de-là, au Père Lachaise au même titre que celle de « la môme » à l'œuvre lyrique éternelle, il faut se rapprocher de ce monde, traîner dans le milieu. Cette rue semble luire aux alouettes motivées des deux conquêtes : l'amour et l'accès à un métier d'art.
Pourtant Oberkampf n'arbore pas la griffe de rassembler les décideurs, les consacrés et les créateurs déjà établis dans la vie culturelle. Cependant elle couve une atmosphère de regroupement de « designers » dans plusieurs domaines que ce savoir-faire puisse esthétiser. Il suffit de tendre l'oreille pour intercepter les sujets de discussion qui ont tous trait aux arts. Créé de rien, ce climat peu feutré est abrité par des bars, aux noms évocateurs : le mécano, zanzibar etc., qui offrent souvent à des musiciens l'expression contre quelques modiques rétributions. Le mouvement des slameurs qui réinstaure la rencontre directe du poète avec l'auditoire et la fête de la musique, sont des réjouissances très accommodées à ce bastion. C'est même la ligne suivie, Joyé Star implante sa petite scène et invite, deux jours durant, d'autres D.J. et  autres Rappeurs, en l'occasion réservée aux mélodies. Les versificateurs, souvent récompensés par un verre contre un poème déclamé, sont là comme des poissons retrouvant une meilleure eau.
D'une autre vocation et en perte de terrain les cafés littéraires, ne procurent pas la convivialité spécifique pour que se constatent et se fusionnent les volontés de trouver quelqu'un. La perte de vitesse de la lecture, au même titre que la drague sur la place publique ordinairement touristique ou d'un autre affairement, laisse à d'autres forums la concordance. Dans le cas de la drague la conversion va à la prise d'élixirs stimulants, vraisemblablement la timidité pousse à l'alcoolémie dans ce contexte pour libérer les conversations.
Pour le livre, à qui est due une image de marque appréciée, il est gratifié de deux librairies au standing alléchant sous l'emprunte de designs élaborés. L'une se situe à la perpendiculaire, et non moindre active, rue Saint-Maur renommée pour son allongement. Et la deuxième dont la vitrine donne sur Oberkampf redore quelque peu la présence de la matière intellectuelle. L'intuition de Daniel Picouly qui débarque avec son émission « café Picouly » sur la 5, et en l'animant au « Charbon », l'autre somptueux comptoir trônant à l'entrée d'une spacieuse salle, remanie beaucoup l'impression étriquée, du fief demeuré sèchement au terme « branché ». La catégorie où on classerait cette rue serait encore plus grossièrement le penchant alcoolique. C'est que la fraîche mousse déborde à flots et les « Morettos », Punchs, Scotchs ou vins sont à la première loge des consommations proposées.
Le café « Charbon » a failli fermer, il y a quelques mois pour des raisons d'hygiène d'après certaines têtes de sa clientèle, pour des raisons économiques pour d'autres et pour causes de plaintes du voisinage selon une autre 3éme interprétation. Sur sa façade sans issue, donnant une large terrasse du croisement avec la rue Saint-Maur, un panneau publicitaire de 3 sur 8 mètres. Il s'était toujours exposé à un squatte inopiné de créateurs astucieux. Ils improvisaient des performances aplaties à partir des couches de papiers qui s'y étaient superposées. Besogneux ces artistes travaillaient pendant quelques jours afin de mettre en apparence les couleurs inférieures au fur et à mesure des décollages par lacération. Finalement une association dénommée « Murs » s'en charge de cette surface murale dédiée aux tags, une gestion qui oblige l'intervenant de procéder avec les pulvérisateurs que du cutter.

Publié par argotheme à 18:17:32 dans LE MONDE QUI NOUS ENTOURE - INTERNATIONALE | Commentaires (0) |

ALERTE A LA « MANIP. » des médias | 09 février 2007

ALERTE A LA « MANIP. » DES MEDIAS.

Par N.E. Tatem, avec ARGOTHEME
http://www.argotheme.com/organecyberpresse/

ALERTE A LA « MANIP. » DES MEDIAS.

 


« Celui qui ne sait pas est un imbécile, celui qui fait semblant de ne pas savoir est un criminel. »  Bertold Brecht
Heureusement que des médias alternatifs prennent forme, bourgeonnant via le Web pour informer autrement les citoyens. Outre les blogs et les forums qui ne sont pas de vrais organes d'actualités et par où certains spécialistes véhiculent une communication visant le grand public, d'autres dédiés à l'info. naissent pour réparer l'état préoccupant du règne de la désinformation à tous les échelons. Puisque avec les droits de défendre ses idées et celui de la liberté d'expression, la propagande est autorisée, il est difficile de généraliser une déontologie ferme.
Ces modestes supports essaient, en ligne, de démentir, en se déployant selon d'autres réseaux et mode de diffusion, que l'engouffrement des informateurs sur n'importe quoi, est un excès. Les noms qui n'ont de professionnels que l'écho dû au poids des journaux où ils exercent, sont trop influents. Leur renommée propulsée par leur signature dans de grands titres est pour beaucoup de bruit maléfique qu'elle génère. La crédibilité de ce que diffusent les grands médias et plumes du gotha « pipole » est, ici de notre avis, substance douteuse tant que la probité intellectuelle est sous le cache de leur conscience. Trop de scandales n'est pas l'apanage du paranoïa mais l'amère réalité.
D'ailleurs c'est avec et selon la réserve des nouveaux embryons médiatiques, couvés généreusement par le Web, que le citoyen peut trouver et consommer une information honnête, de qualité, sans arrière-pensée et peu manipulée. Est-ce l'avenir de la donne prochaine en matière éditorialiste ? Elle est déjà marquée par le vaste chamboulement qui a déjà frappé tous les journaux. La presse écrite dans son ensemble, a changé les formules de ses présentations, se prenant menacée de fermer boutique. D'une part de l'émergence de la presse gratuite et surtout d'autre part du flux sur Internet en la matière, surgit en mini tempête sur un cocotier fragilisé à la racine.
Le numéro de l'hebdomadaire d'informations Marianne (1) de la première semaine de février 2007 a consacré sa Une au sujet, fatal à la société, de la manipulation des médias. Il y a de quoi se féliciter et ce n'est pas la première fois que ce périodique affiche une telle rigueur pour des sujets de haute importance. Et le linge sali par l'erreur et la déliquescence, mérite d'être montré du doigt par d'abord la corporation. C'est ce qui a poussé un professionnel travaillant à la chaîne télévision Canal-Plus d'écrire un livre (2), sorti en cette période électoraliste sensible, soutenant fermement l'existence de ce fléau. La manipulation des médias n'est pas le propre de la France et encore moins une spécialité d'un système ou d'un secteur quelconque plus qu'un autre. Il s'agit d'une pratique assez répandue dans le monde n'épargnant aucun pays. De vrais appareils sont derrière la grande et abjecte manœuvre du 4ème pouvoir pour distiller l'intoxication morale au sein des citoyens, trouvant à leur service des personnes et bien sûr des organes marchandant avec complaisance leur indépendance.
Les dernières en date des « Manips » vécues en France viennent du PS, dans le contexte de pré-campagne électorale des présidentielles 2007. Aussi bien, l'affaire des RG (Renseignements Généraux) qui avaient soi-disant dressé, mais détenaient depuis bien des ans alors que le concerné était à Greenpeace, la fiche retraçant le profil du conseillé en environnement de la candidate socialiste. Que, l'histoire du vol du scooter du fils de Nicolas Sarkozy, retrouvé grâce à son ADN resté sur l'engin, en sont parmi les coups bas d'une gauche en perte de bonne posture, même si c'est de bonne guerre. Un tel recours à l'information simpliste et tendancieuse reste pernicieux. Ceci atteste de l'influence négative de cercles, avec maladresse, occultes. La réplique de même culture et acabit est venue sans attendre, rehaussant d'un brin de fierté la partie adverse. Par la suite, la révélation d'un fait similaire donna de l'eau au moulin au matraquage préconçu en guise de riposte. En 2003 un autre fils, Thomas Hollande bénéficia du même traitement du suivi d'ADN pour un fait identique mot à mot, vol de scooter suite à une agression par un groupe. La balle revient ainsi dans le camps de celui qui l'a balancée. Des 2 premières polémiques et dans le cadre de la course à la magistrature suprême, l'utilité d'accabler le candidat de droite, en poste de ministre de l'Intérieur, le profit va à la représentante du PS. Conséquemment de la suite, le représentant de l'UMP en tire certainement bénéfice. Chacun son tour essaie d'attraper la patate chaude, faire parler les médias au premier quart de tour de faits fomentés que véridiques.
Le premier fait, incriminant à la légère les RG, est sorti de la Une du fameux hebdomadaire satirique « Le canard enchaîné » qui n'a pas lésiné sur l'emplacement de l'encart, en haut de Une, ni de la couleur rouge hautement contrastante avec le contenu de la page. C'est même le propre de la satire de remettre au goût du jour un travail classé des RG, pour que naisse le débat de la scabreuse tolérance qu'un candidat soit encore à un haut poste de l'appareil de l'Etat. Les ventes de ce numéro peuvent parler. Le second a trait à un fait divers du genre « chien écrasé », ou simple méfait de voleur de poules à l'époque de la rareté du poulailler à ciel ouvert. Pourtant il a remonté (ou démonté) à la surface, l'existence d'un antécédent où un autre fils de personnalité non moins importante et en lien avec le propos, remet au devant la gravité de la manipulation. Chacun y va de ses marionnettes.
Mais c'est l'affaire de pédophilie d'Outroue qui défraya la chronique, en donnant matière à pages et commentaires à tous les médias, que s'est constituée la plus caverneuse manip. Parce qu'elle concerne la sacrée justice et accuse arbitrairement des familles lésées au plus profond de leur chair. Ici l'orientation des médias vient d'un juge, avide de paraître en tête plutôt des redresseurs de tort que d'investigateurs attitrés dans l'instruction d'affaire à lourd dossier. L'enquête bâclée et le procès expéditif ont conduit à l'incarcération abusive de citoyens sans reproches. Offrant la fausse histoire d'un réseau de pédophiles, le magistrat a été reconnu devant une commission parlementaire d'une inexpérience (en réalité incompétence) criarde dont l'austérité est amadouée par « un jeune cadre. » Sans retenu, les médias ont plongé aveuglement dans le sillage du jeune homme du personnel judiciaire. Sans distinguer qu'une forte concentration de prédateurs en pédophilie dans une petite bourgade et dans quelques immeubles mitoyens, est aussi bien un leurre qu'une éventualité erronée. Sans l'investigation, quelque soi la méthode, les journalistes n'ont rien recoupé et encore moins observé la réserve. Cette affaire montre, combien il est facile de faire de toute la corporation et autres communicateurs des porte-voix de dérives préjudiciables.
Dernièrement c'est François Bayrou qui cogne sur la table, en réfutant d'aller servir de cobaye à la parade de cellules hautement organisées, c'est à dire s'adonnant à une préparation assidue. Invité à l'émission de TF1 animée par PPDA dont il ne faut point douter de ses qualités, « J'ai une question à vous poser » il a déballé toutes les connivences qui puissent exister pour une chaîne télé avec un candidat, et malgré la médiation d'une compétence comme Patrick Havre d'Arvor. Selon les sondages, dont l'erreur typiquement française est certainement le fruit de la mauvaise foi des panels, démontre d'autres inexplicables feintes de la société proche des médias, les sondés représentatifs de la communauté nationale, et non des instituts de sondage. Le premier homme de l'UDF est préconisé au 3ème rang après les 2 têtes de la dualité gauche/droite et avant le spectre FN. D'autres sondeurs l'avancent plus au devant, qu'il se réjouisse aussi de notre critique similaire à son point de vue, un éventuel favori au second tour. 
Il y a peu de journalistes incontestablement adroits qui ont analysé lucidement, comment Madame la camarade Marie-Georges Buffet n'a pas permis qu'on lui ravisse, la vedette, à la gauche antilibérale. Et qu'on lui subtilise, entre les mains, en outre des moyens humains et matériels du maillage de son glorieux PCF qui facilitent au moins l'obtention des 500 accréditations, du parrainage des élus territoriaux auquel sont soumis tous les présidentiables. Les candidatures de José Bové et de Besancenot s'inscrivent dans l'opportunisme de gauche digne de remémorer les théories Léninistes du sérail communiste. Le plus hallucinant du manquement en clarté, vient du syndrome xénophobe « Lepeniste » à qui, sous table est donné le demi millier de signatures qui justifie la légalité et l'officialisation d'un prétendant à la magistrature suprême. En effet, sans demi-mot, qui des élus locaux signe pour qui, sans faire de compte rendu aux citoyens qui ont plébiscité une telle habilitation ? Aucun analyste n'a vraiment élucidé la manière dont se font les parrainages. D'autres souhaitaient laborieusement faire de Clémentine Autin une contestataire du PC, alors que ses propos professent une certaine discipline disaient complètement l'opposé de leurs échos. « Nous sommes des cons si nous sortons pas avec un consensus » avait-elle scandé dès l'ouverture des comités, réunis en décembre à Bobigny, qui se revendiquent de la surprise du non au projet de constitution européenne.  
Le haut du pavé universel, et de gravité dans cette nébuleuse sans transparence, est détenu à ce jour par le président des Etats-Unis. Depuis le commencement de ses justifications pour l'invasion de l'Irak, le bureau ovale agit en émetteur féroce, affaiblissant à ses côtés pour la nocivité, la symbolique ONU. Aussi bien l'existence d'armes de destruction massive que le lien avec El-Qaïda restent des mensonges que les médias n'ont pas vérifier et encore moins dénoncés comme une machination d'un pays en position de force pour dominer la Terre. Brandir, intensifiant la teneur au lieu de contredire, des alibis plutôt que des preuves pour la nécessité de faire tomber le dictateur de Bagdad, c'était une unanimité d'adhérer avec servilité au mensonge. Entre ses mains la CIA, Bush avait la manip dans la poche. Il avait le rapport signé des mains d'un fusible, le directeur de la redoutable agence, qu'il peut faire sauter comme autre manipulation de survie de la monstruosité.
Plus grave encore le grand groupe pharmaceutique Pfizer qui s'est opposé, et il l'est toujours, à la disponibilité des médicaments génériques du traitement du sida en Afrique du fait de ses brevets, constitue un délit de corruption. Le consortium continue de trouver,sous nos yeux, autant d'écrivassiers que d'animateurs à sa solde dans les médias pour valoriser et vulgariser ses produits. Ne lésinant sur aucuns moyens pour imposer son business, il ne parle plus de recherche en matière d'éradication définitive du HIV. Pour des bénéfices avérés, il garde un statu quo abjecte sur l'avenir d'un vaccin définitif, le temps de revendre la formule de 4 produits lui assurant 70 ou 40 ans de rente sèche. Sa consigne aux médias de demeurer motus et bouches cousues marche, en leur réservant plus de 1 milliard de dollars de publicité.
(1) « Marianne » n° 510 de la première semaine du 26 janvier au 2 février.

(2) « Les nouvelles censures » de Paul Moriera édition Robert Lafont, parution Janvier 2007 ISBN : 2-221-10863-9

Publié par argotheme à 18:21:11 dans Internet, Technologie et la nouvelle culture | Commentaires (0) |

Les 2 ou 3 petites choses que je crois avoir compris sue le Web.2.0 et qu’on le sollicite déjà ! | 17 janvier 2007

Par N.E. Tatem avec ARGOTHEME
http://www.argotheme.com/organecyberpresse/
 Les 2 ou 3 petites choses que je crois avoir compris sue le Web.2.0  et qu'on le sollicite déjà !
 Une nouvelle technologie mettant fin à la passivité de l'internaute en simple récepteur consommateur, est sur le point de restructurer entièrement Internet. C'est en fait, le passif l'anonyme et le simple surfeur sur la toile qui, s'est davantage impliqué, est à l'origine d'une révolution. Si en réalité elle s'impose d'elle-même pour la convergence et la simplicité, elle reste le fruit de créateurs humains. Arrivée à maturité après des années d'échanges sur la toile qui n'ont de virtuel que de garder les distances entre communicants, pourtant mitoyens par la brièveté accélérée avec l'ADSL, le Web 2.0. entame une métamorphose de ce qui a été son prédécesseur le Web.1.0. Ce dernier se présentait éditions sur papier que l'encyclopédie incarne le mieux, et obéissait, comme elles à travers les menus d'accueil, aux repérages des sommaires et des tables de matières. Seuls les liens hypertextes donnaient l'allure du dynamisme qu'au lieu de tourner les pages, on y va directement et rapidement par la magie l'électronique.
Désormais une interactivité à l'échelle planétaire attribue au Web.2.0 la forme, contrairement au bouquin ou la revue, d'un vaste réseau occasionnant ainsi des bases de données produites d'une manière dûment collective. L'internaute, qui dans la précédente mise au point prenait de l'information et accéder à des services, s'est converti de lecteur en publicateur de données et certains ont déjà tissés leurs propres réseaux. Aidé par les progrès technologiques de ces dernières années (microprocesseurs des machines et le haut débit du signal Internet), la communauté des internautes est plus impliquée que par le passé. Elle lance ainsi l'exigence, sans nécessairement la décréter, que de nouveaux principes régissent le Web. Bien sûr des plateformes collaboratives sont mises en services pour bousculer les modes usités qui ont certes donné leurs preuves, mais semblent déjà dépassées. Citons quelques principaux sites de partage de données : Digg (actualités), Wikipedia (encyclopédie), Upcoming (agenda public) et del.icio.us (tags et favoris)
 

Publié par argotheme à 17:20:28 dans IMMIGRATION - MONDIALISATION - INTERNATIONAL : LE MONDE. | Commentaires (0) |

LE BLOGGER-BOOM EST BIEN JUVENILE, DE PLUS EN PLUS FOURMILLANT. | 17 janvier 2007

Par N.E. Tatem avec ARGOTHEME


http://www.argotheme.com/organecyberpresse/


 LE BLOGGER-BOOM EST BIEN JUVENILE.
 Les blogs ont démuselé l'expression sous toutes ses formes. Les créateurs infographistes dont les travaux en imagerie devaient, par le passé, soit être pris en charge par des diffuseurs professionnels dans des bibliothèques, soit périr avec et dans les disques durs, comme mourraient jadis des œuvres souvent insolites dormant sous les poussières des tiroirs. Un bien idéal circuit leurs est offert finalement pour atteindre le large public. Mais le grand intérêt est pour les rédacteurs dont les mots sont devenus plus diffus avec une propagation qui arrange émetteurs et récepteurs.  
Une pratique que seuls les personnalités aux œuvres assez importantes et rentables se permettaient, auparavant à travers de vrais sites. Avec l'arrivée des plateformes qui permettent de disposer de son espace privé d'expression, que les terminologies préfèrent les appeler « Page-Perso », le blog est parvenu à être parmi les meilleurs outils épaulant l'illustre démocratie. Autorisant une pleine liberté de dire, comme une réelle prise du pouvoir, ne dit-on pas que la 4ème roue qui fait que l'autorité existe et fonctionne est le média. L'espace de communication sociale s'est éclaté d'abord avec les forums et ensuite le déchaînement de la parole comme une tendance effrénée s'est imposée. Plus qu'au niveau des forums où les sujets sont dispensés sinon il faut créer un qui ne soit pas déjà proposé, une autonomie est donnée également à des démesures de liberté jadis inconnues. Mais ces excès largement répandus restent conviviaux, honorifiques pour leur intellection et tolérés avec succès. 
Certains sceptiques ne voient qu'un autre défouloir offert aux réfractaires minoritaires des causes communes, une barricade pour ceux qui n'ont rien pour se faire entendre des dieux. Sinon ces peu informés du présent et moins de l'avenir n'y voient qu'un déchargement de bouteilles à la mer, ne laisse pas place à la crédibilité.   En France, toutes les 4 secondes un blog avec des multitudes de pages est ouvert et livré, individuellement ou par un collectif, à la merci de la consultation des internautes avides de connaître les opinions et travaux d'autrui. Les estimations avancent aussi qu'un adolescent sur 2 dispose de son blog et sont plus nombreux à tchater, communiquer en direct avec un plusieurs personnes à la fois. Ce foisonnement est dû au fait que 53% des français soient connectés dont 90% le sont par haut débit.
Pourtant en matière de crédibilité le présent est formidable. L'avenir est à découvrir comme une curiosité fantastique dont ne se détournent que les ignorants pardonnés pour leur méconnaissance qui est, comme le rire, le propre de l'homme. Le blog est consulté au plus fort qu'il puisse l'être, que cela leur déplaise ! Selon une enquête de l'institut de mesure d'audience Médiamétrie du dernier trimestre de 2006, 8 717 000 personnes consultent au minimum un blog par mois. Ils n'étaient que 6 724 000 une année auparavant, soit 29,6% de croissance. 3 604 000 blogs ont été créés pendant cette période, l'augmentation est ici de 58,8%. 71% des nouveaux bloggers ont moins de 50 ans, la tranche plus vieille n'a lancé que 5,8% des blogs mais elle représente 11,5 des consultations. Le plus lourd numéro est celui des 159 millions, pour seulement novembre 2006, de visites aux plateformes proposant ces carnets de bord.
Les prévisions expertes augurent qu'au premier semestre de 2007 100 millions de blogueurs seront actifs. Alors que 200 autres millions sont déjà à l'état stationnaire ou complètement fermés. La vie d'un blog est vraiment courte du fait, non pas uniquement de lassitude mais, surtout de l'épuisement des capacités créatives des individus qui est derrière. La première vient quand le second arrive à son terme.
D'après des observateurs qui suivent l'activité des blogs, la manipulation est devenue monnaie courante. Le marketing s'empare de la chose. En soudoyant les blogueurs, les industriels et commerçants offrent des spécimens de leurs produits afin que les blogueurs vantent ces marchandises. Les forums sont les plus visé. Microsoft n'a pas raté cette méthode, 100 ordinateurs ont été donnés aux plus influents des blogueurs.   

Publié par argotheme à 17:04:07 dans Internet, Technologie et la nouvelle culture | Commentaires (0) |

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