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Jack London : Un aventurier et Communiste à la plume bien plus que géniale ! | 21 août 2007

Jack London, l'aventurier à l'œuvre immortelle

Cet article a été publié sur agoravox, sur la suite de ce blog vous avez un lien pour le consulter.

Par N.E. Tatem avec ARGOTHEME. http://www.argotheme.com

Si une œuvre littéraire mérite d'être relue si souvent sans jamais se faire détrôner par d'autres plus récentes, inusables ou fortes, incontestablement celle de Jack London est l'une parmi les rares élues pour l'éternité.

D'abord elle est faite d'un panache qui ne dément pas le grand talent de celui qui la signe, subjuguant aussi bien le lecteur occasionnel que le critique qui se risque à cerner sa portée. Ensuite, parce qu'elle se compose d'écritures variées - journalistique, poésie, théâtre, essai, nouvelle et roman - toutes singulières les unes que les autres. De coloration captivante propre au roman d'aventure où il excelle, justement le bouquet romanesque recèle toute l'exigence fictionnelle du genre prisé de tous lecteurs et jalousement convoitée par les plumes. L'imagination de Jack London s'est bien accaparée la verve littéraire où le chaos et l'intrépidité des intrigues tiennent en haleine. Ce qui pérennise l'œuvre, bien idoine à être découverte en tous les temps.

L'homme extraordinaire, l'équivalent d'une centaine de livres attachants accouchés en moins de 25 ans, appose avec brio son empreinte dans chaque ouvrage. Ce qui donne un sens mirifique, harmonieux et incomparable à toute l'œuvre. Un timbre d'une fierté généreuse, distillé sans concession de sa philosophie à la fertilité inouïe parcourt les textes griffés dès la première ligne. On se demande à la visite de la multitude de titres, quelle vie a-t-elle bien pu accoucher des monumentales qualités ?

La droiture exemplaire conjuguée aux capacités prolifiques rares font de l'auteur l'idole de plusieurs générations de lecteurs et érudits en belles lettres. Les déboires difficiles de son parcours devaient donner un écrivain maudit, celui qui vit les misères. Au contraire, ils lui forgent une personnalité avide de gratitude et l'obtient avec la littérature. S'approfondir dans la connaissance de ses romans, mène à la quête des biographies qui lui sont consacrées pour saisir le mystère de son génie. Dans chacune de celles lui sont faites, il est dit que l'œuvre est puisée du vécu et s'articule avec le fantasme créatif et le style rédactionnel approprié au genre.

Né le 12 janvier 1876 à San Francisco, année où sort L'Aventure de Tom Sawyer le roman Mark Twain dont toute l'œuvre est de la même essence. Sa tendre enfance s'est baignée dans l'atmosphère de spiritisme entretenu par sa mère, ce qui activa l'étalement de sa rêverie fantasmagorique inspirant l'émérite œuvre. Fils illégitime de Flora Wellman, une mère issue d'une famille aisée de l'Ohio qui s'est enfuie de chez ses parents dès 16 ans. Cet âge ne l'a pas empêchée de détenir déjà une culture qui lui a permis de survivre en donnant des cours de piano et de diction avant de se consacrer au spiritisme. Et d'un père, William Chaney lui-même autodidacte et auteur (roman et poésie) qui ne l'a jamais reconnu. Parce que ce dernier se considérait stérile mais pas impuissant, il prit sa quatrième épouse sur six, Flora qu'il abandonna dès qu'elle lui annonça qu'elle était enceinte croyant qu'elle le trompait. Quand ils formèrent leur couple en 1874, elle avait 30 ans et lui 53. Le 16 septembre 1876, elle épouse John London, un veuf poursuivi par sept enfants auxquels se rajouta le futur Jack qui a été considéré par ce maçon et fermier comme son propre fils. C'est sa demi-sœur Eliza qui s'occupa beaucoup de lui.

Il savait lire et écrire dès l'âge de 5 ans selon l'unanimité des biographes qui insistent sur sa jeunesse accablée de moult précarités. Autodidacte de haut vol, Griffith London Chaney dit Jack se considère « un raconteur d'histoires » comme se définissent par modestie élémentaire tous les écrivains. Le brin hors-normes, qui le fait dépasser d'une tête les autres, réside dans ses opinions de rebelle et sa disponibilité à graver avec forte considération la part de son environnement et celle de son vécu dans sa littérature bien plus que fascinante.

Jack a commencé à travailler dès 13 ans dans une conserverie qui conditionnait les produits agricoles, en tentant de publier des articles de presse. Puis économisant et contractant un prêt chez une femme noire, il s'est acheté une barque et s'est mis à écumer les huîtres de la baie de San-Francisco. Le 17 avril 1894, à 18 ans, il était parmi les 100 000 chômeurs qui ont marché depuis sa ville, San Francisco, sur le capitole à Washington. Des centaines de milliers d'autres ouvriers ont pris départ de leurs villes respectives afin de réclamer du travail, ceci pour sa présence dans l'histoire des Etats-Unis et les luttes qui lui a été d'une inspiration pour écrire principalement trois essais sur le socialisme. Il déserta le 24 mai « l'armée industrielle », telle qu'elle a été baptisée. Car il était très difficile de nourrir les marcheurs dans les villes traversées où l'accueil des autres travailleurs était solidaire, contrairement à celui du peuple de droite qui était hostile. Ses premiers papiers de presse commencèrent à paraître après cette escapade avec les hordes de gueux.

Aventure qui l'a marqué pour la vie et déclencha sa conscience politique qui fait de lui un communiste que très peu de biographes et de critiques rapportent fidèlement. Pourtant il s'était fait d'abord une réputation de politicien en se portant candidat dans des élections locales et par une fougueuse participation dans des salons de discussions socialistes que tenaient les mouvements de gauche au début du XXe siècle aux Etats-Unis. Lénine mourant se faisait lire « Talon de fer », Trotski le cite dans ses écrits et Che Guevara prenait référence de ses travaux.

Cependant sa vocation d'écrivain est parvenue au raffinement de son expérience d'impénitent aventurier dans, la ruée vers l'or, les équipées au Klondike. Il le reconnaît lui-même en écrivant en 1915, un an avant sa mort : « C'est au Klondike que je me suis découvert moi-même. Là, personne ne parle. Tout le monde pense. Chacun prend sa véritable perspective. J'ai trouvé la mienne ». Dès son retour du froid canadien et de sa fièvre de l'or, comme des milliers de chercheurs, ses premières nouvelles ont vu le jour. Le succès par la richesse matérielle s'en est suivi par la magie d'une écriture considérée, à ce jour, moderne où chaque mot galvanise sa démarche d'auteur.

Si pour Ernest Hemingway qui a est de la même trempe, en écrivant pendant des années depuis le bureau de Fidel Castro, la phrase courte et salvatrice se composait de : sujet, verbe et complément. Chez Jack London, le livre d'environ cent pages sous le format dit poche, le récit est condensé pour contenir et libérer à la fois toute la matière et les thèmes qui le composent. Certain de ses écrits sont à cheval entre la nouvelle et le roman.

 

The Redge Pleague (La Peste écarlate), publié en 1912, est l'une des merveilles que nous a léguée Jack London. De quelque 70 pages, ce court roman est celui où l'anticipation concerne notre époque, au regard des grandes maladies - sida et grippe aviaire - qui angoissent scientifiques et gouvernements. Il raconte l'extermination de l'humanité par une maladie hautement contagieuse par l'air, précédant les concepteurs de vaccins et semant une panique généralisée au niveau terrestre.

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Publié par argotheme à 10:43:04 dans Cultute et Arts : Critiques. | Commentaires (0) |

Koltès en fratrie contre la Comédie-Française dans un imbroglio théâtral ! | 06 août 2007

Par N.E. Tatem avec  ARGOTHEME

Comédie-Française contre fratrie Koltès dans un imbroglio théâtral.

Devenue désormais l'affaire Koltès, elle remet au goût du jour un débat de dramaturgie conjoncturellement mis en berne. Que personne n'a cru à sa clôture, malgré l'ancienneté de sa velléité, le-revoilà ! D'ailleurs il ne peut être aplati au mépris de son essence : la place de l'auteur dans une production.

http://www.argotheme.com

 Tant que persiste la criarde insouciance envers les auteurs contemporains (vivants et morts) et de leurs textes qui recèlent en association la transmission culturelle et la nouveauté, la contestation resurgit de sous boisseau. Aussi bien les premiers en quête de consécration que les seconds supplantés par le répertoire classique ou les décideurs des structures, ne peuvent s'enfoncer plus bas. Au vivant on dénie du talent en galvaudant « il y a peu de bons textes actuellement ». Et au contemporain en général, on préfère de loin un Molière ou un Shakespeare sinon, on détourne impunément ses conceptions textuelles.

Frère de Bernard-Marie Koltès, décédé en 1989, dramaturge et auteur génial de la pièce « Le retour du désert », François Koltès réalisateur et auteur, a le principal rôle d'un drame léger pour son aspect people mais lourd quant au sujet qu'il réveille. C'est même l'événement, à connotation de feuilleton estival, du théâtre pour 2007. Le second prend à bras le corps la défense du message du premier derrière ce texte ancré dans l'actualité. Au regard des derniers fracas sur la place publique, à propos du colonialisme et de la discrimination qui questionne une France entre intégration et rejet d'étrangers laborieux sur son sol, l'affaire remue le couteau dans la plaie. L'instigateur, pas plus loyal que lui à la mémoire du défunt, assume une mission alambiquée traduisant le malaise du rapport de la scène à l'écriture.

«Au théâtre, il y a deux metteurs en scène : ceux qui croient qu'ils sont Dieu et ceux qui en sont sûrs. »*1 Dans le contexte où les spectacles sont coiffés d'une façon monopolistique par le metteur-en-scène, cette histoire Koltès, non la première de cette ascendance, pose l'équivoque statut des auteurs et la manière d'exécuter les textes. Quand ces derniers ne sont pas encore tombés dans le domaine public et dès lors qu'un initié aussi bien légal et qu'avisé jusqu'aux bouts des ongles, garantit cette protection, il y a alerte envers un arbitraire bien réel. Par conformité à faire jouer un blanc, un noir ou un arabe dans la distribution qu'il a, légiférée et stipulée, fixée dans son œuvre, l'auteur –nommément ici- interpelle les malversions persistantes. De son vivant, il a déjà intenté de la sorte. Ce qui exhorte, en conséquence, le retour au débat occulté. Et de sa ténacité, l'ayant-droit acquiesce. Si l'immortalité de l'auteur parle d'elle-même, son œuvre traduite à plus de trente langues refait surface. Il est le francophone, 3è européen prolifique et doué après Becket et Genet, à être joué dans le monde. L'opiniâtreté spectrale, de ses précis doctrinaux, plane dans les coulisses pour alarmer la cité.

Dans le chapitre des techniques d'interprétation, toutes diligentées pour performer l'attitude mimétique de l'acteur, Stanislavski a préconisé une indexation et une incarnation absolues de l'acteur au personnage. Berthold Brecht, par contre, a mis en exergue la distanciation, le comédien montre le personnage imaginé sans se métamorphoser en celui-ci, restant artiste d'abord. Et Bernard-Marie Koltès a préconisé que l'homme joue l'homme, le rôle de l'enfant va à un enfant, le blanc ne sera représenté que par un blanc, le vieux ira au comédien d'un certain âge etc. Il refuse, précisément au metteur-en-scène, de transformer approximativement le personnage. L'acteur épouse le sujet humain sans céder un iota à l'approximation et au fictif. La conception primaire, le texte, configure la mise-en-scène et le profil de l'interprète. Rien n'est aléatoire, amovible et transformable. On n'a pas vu de ça auparavant. Bernard-Marie Koltès était en éveil du spectacle issu de son texte. Il n'est pas le seul à être à cheval de la sorte, Becket et Genet étaient intraitables sur ce plan.

La vénérable Comédie-Française qui a abrité bien des litiges de ce genre, a porté recours devant les tribunaux l'injonction de François à faire cesser au bout de trente spectacles « Le retour du désert ». Les trente-quatre prévus pouvaient aussi se prolonger de reprises. Ainsi s'est amorcé le premier cran de l'escalade. Selon la presse écrite, il faut préciser qu'elle est plus réactive au théâtre que d'autres médias traditionnels*2, des doléances de l'ayant-droit, outre une correspondance de la SACD, sont à l'origine de la suspension. Corsé, l'échange s'est soldé par l'arrêt des représentations, puisque la société des droits d'auteur a pris partie avec le requérant. La 3ème chambre du TIGP (Tribunal de Grande Instance de Paris) a statué le 30 juin dernier. Second cran, elle prononce une indemnisation de 30 000 € en contrepartie des 4 prestations annulées. Comme 3ème anicroche, la poursuite du requérant en lèse-majesté, pour propos diffamants tenus dans les médias à l'égard de la Comédie-Française et Murielle Mayette. Cette dernière est à la fois administratrice de cet établissement et s'est chargée de la mise-en-scène.

Elle soutient que Michèle Favory auquel est alloué le rôle de Aziz, un servant arabe dans une famille bourgeoise rapatriée d'Algérie à l'indépendance, assume pleinement ce rôle. D'autant plus que sa mère est kabyle. Un pourvoi en cassation de François Koltès qui ne perçoit point en ce comédien une correspondance avec le personnage, rajoute un 4ème épisode. Encore une Nième fois, la procédure s'avise dans cette institution, tel ce fait de 1939 : « Le rôle d'un metteur-en-scène d'être, de faire vivre, de réaliser une œuvre conformément à la volonté de l'auteur... » * 3 La dépréciation du centre névralgique de tout renouvellement du théâtre, la plume fondatrice de tout spectacle, dure encore. « Le maître du théâtre c'est l'auteur, les autres rouages ne sont là qu'en fonction de cette force créatrice » *4 Cet art n'est pas aussi propret que comme il est présenté, ses insatisfaits sont peu entendus, voire médits. Louable est l'encouragement des pouvoirs publics aux auteurs novices, pour leurs textes soumis à la DMDTS (Direction de la Musique, de la Danse, du Théâtre et du Spectacle.)*5 La monumentale négligence, est la pratique instaurée par les décideurs qui estompent sans vergogne les pièces des 2 catégories d'auteurs.

D'une délicatesse qui engage bien des remises en cause, ce débat creuse et élargit davantage le fossé entre 2 familles de critiques : celle des partisans du metteur-en-scène et celle qui défend l'écriture récente. La première dénie la mission de l'auteur dans le spectacle et la seconde milite pour sa paternité. Tout nouveau spectacle susceptible d'être considéré création, doit être inédit. Ceux qui portent un regard dédaigneux à l'écrivain contemporain, ne croient pas que le 4ème art happerait l'insolite qui le réinvente par l'implication de l'auteur. Et les autres, même inquiets, ne répliquent pas judicieusement pour recommander la prospection des pièces arrivées à terme sous des plumes anonymes. Elles sont toutes les deux assujetties aux susceptibilités fragiles, d'où leur rigueur circonspecte. Penseurs et responsables s'en passent donc, de l'hasardeuse responsabilité d'être à l'origine de situation conflictuelle et plus âpre qui risque d'ébranler outres les positions acquises, les dogmes sacralisés.

La faculté du théâtre d'être une priorité à la fois dans les mœurs culturels et les thèmes médiatiques, se doit à son rang qui le particularise des autres arts. « Donnez-moi un théâtre, je vous donnerai un grand peuple. »*6 Ce qui lui offre opportunité d'être sous les feux de la rampe, c'est la force des critiques essayistes, des tribunes polémistes et des lumières théoriques qui lui sont consacrées en pareilles circonstances. Elles lui sont, à plus d'un titre, revigorantes et le distinguent l'esprit des arts vivants. Son milieu, follement amoureux des dialogues et friand de contributions aux tournures aussi extravagantes que pertinentes pourvu que des conjonctures les permettent, ne lésine presque guère de disserter.

 • *1 : Rhetta Huguer

• *2 : Presse écrite seulement et sans moindre commentaire des chaînes télé et radio.

• 2-a : Le nouvel Observateur, de Denis Padalydès le 3 juin 2007.

• 2-b : Le Figaro du 12 février, 26 mars, 30 mai et 21 juin 2007.

• 2-c : Libération 2, 24 et 26. Juin. De Martine Labordonne.

• 2-d : Le Monde de Nathalie Herzberg, mai et 21 juin 2007et autres.

• 2-e : Télérama du 10 mars 2007.

• 2-f : L'express de juin 2007.

• *3 : Lettre de Copeau et Dullin datée du 31 juillet 1939 à Edouard Bourdet de la Comédie-Française au sujet de la mise en scène de « L'annonce faite à Marie »

• *4 : In « Lire le théâtre moderne » de Michèle Liour, édition Dunod, page 105.

• *5 : La DMDTS attribue l'encouragement à la création d'œuvres dramatiques, une seule fois aux auteurs inédits. 2 sessions par an, date limite Avril et septembre.

• *6 : Eschyle.

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Publié par argotheme à 20:44:59 dans Cultute et Arts : Critiques. | Commentaires (0) |

Travail stressant… Jusqu’au suicide. | 14 avril 2007

Par N.E. Tatem avec ARGOTHEME Logo de ARGOTHEME. http://www.argotheme.com

Cet article a été publié sur AGORAVOX Rédacteur AGORAVOXhttp://www.agoravox.fr/auteur.php3?id_auteur=5016

Et repris par Yahoo.Actualités http://fr.news.yahoo.com/16042007/326/travail-stressant-jusqu-au-suicide.html

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Blog thématique avec SONDAGE :et mise à jour quotidienne en informations sur le suicide à cause du travail : http://www.universflash.com/blogs/suicid-o-job/

La forte hausse des suicides au niveau de la catégorie d'âge des 24/55ans, en commutation de celle plus jeune, des ados qui a tenu le palmarès par le passé, apporte bien de nouveaux éléments quant à l'origine du mal-être poussant à l'autodestruction. En premier lieu, les 35/54ans occupent à eux seuls, environ 50% des 4000 à 5000 suicides enregistrés en France. Ils marquent que les aléas de l'existence, pour en finir avant l'heure, sont le principal mobile.
En seconde place, les observateurs s'accordent que le transfert générationnel a un autre inédit, la sous catégorie des 24/35ans dont le suicide revient principalement au stress dans le travail. Cette raison constitue désormais la première cause de mortalité(1), à ce niveau. Ils ne s'avancent pas, outre mesure, à localiser les métiers ou les entités économiques les plus touchés de ce fléau. Leurs estimations, car le statistique officiel est inconnu, avancent 400 à 500 (2) cas par an, exclusivement imputés aux pénibilités variées dans l'exercice d'activités professionnelles. Et étonnement aussi bien le changement du groupe d'âge que l'origine du mal-être ne gonflent point le nombre global. Raison ignorée il y a quelques années, l'évidence encore péjorative mais catégorique du cadre détérioré d'exercice du travail, devient plus préoccupante que le chômage qui, depuis plusieurs décennies persistant et invincible, prenait aussi la vedette en la matière.
Outre que ce groupe d'âge est très plus actif dans la société, mais aussi les témoignages des collègues aux suicidés, puis les doléances des sujets eux-mêmes avant leur fin de vie, concordent sur les pénibilités variées dans les emplois. Les sociologues du travail établissent, en première explication, une mutation de l'organisation du travail. L'immuabilité du taylorisme a instauré un productivisme préoccupé des résultats, ou l'outil avant la considération de l'être. Ils se sont alarmés, nombreuse fois et depuis longtemps de la désertion du syndicalisme en plus de son émiettement, avec un constat d'impuissance pour le déséquilibre des rapports entre les acteurs sociaux. Cette dernière question demeure perçue strictement idéologique, ou due à l'absence des centrales dans les œuvres sociales comme les mutuelles, les caisses de retraites ou la sécurité sociale, comme le font d'autres expériences dans le monde.
Ils avancent aussi la thèse complémentaire de l'éveil du travailleur, non pas pour ces intérêts de classe chères au marxisme, mais face aux variations du genre délocalisation ou liquidation auxquelles l'entreprise est exposée, son seul moyen de survie. Cette dernière incertitude d'une part, se conjugue à la forte pression du management venant d'autre part. Par temps de nouvelle répartition du travail dans une mondialisation ballottée, entre l'alternative qui peine sans s'imposer face et à la place de la marche dominante pour réduire les coûts de la main-d'oeuvre, la conscience professionnelle est méprisée malgré son aiguisement chez le consciencieux, seule la performance est dessein. «La main-d'œuvre française est, des pays industrialisés, une des plus dures au travail, une des impliquées et mobilisées dans son travail. » (2)
Les suicides, au sein de la population travailleuse, ont paru dans un premier temps anodins. Les révélations directes des suicidés et de leur environnement, ont été des témoignages qui suscitèrent la recherche d'éclairages théoriques mais aussi des responsabilités civiles et pénales, car il s'agit de mort d'homme. Parmi les cas qui ont poussé à s'alarmer, il convient de citer ceux qui ont vraiment sorti l'anguille dessous la roche. Isabelle Béal, employée du groupe Sodexho, s'est donnée la mort début mars à 41 ans, et a laissé un message évoquant explicitement la pression dans son occupation professionnelle. 200 manifestants ont marché, le 4 avril à Saint-Priest près de Lyon, pour lui rendre hommage. Mais le fait majeur est celui des 3 employés du technocentre de Renault à Guyancourt (Yvelines) qui, l'un après l'autre en l'espace de 4 mois, se sont donnés la mort dans des circonstances qui ont incontestablement mis au devant les conditions insupportables de leur gagne-pain.
C'est le dernier des 3 travailleurs de Renault qui a mis en évidence les impérieuses et intolérables exigences du travail. En mourrant chez lui, à Saint-cyr-l'école (Yvelines) à 38 ans, il a préalablement consigné son geste fatal sur une page l'instruisant des cadences et l'atmosphère de son travail. Son épouse indiqua qu'il ramenait des dossiers pour bosser et se réveillait la nuit pour le faire. La police, avec ce dernier cas, a mis son nez sans pouvoir trouver des incriminations directes de l'employeur. Les deux précédents sont : en octobre 2006, un technicien en informatique s'est défenestré en se jetant du cinquième étage dans le hall du bâtiment principal du technocentre, où sont conçus les nouveaux véhicules et travaillent 12000 personnes. Et en janvier, un ingénieur s'est noyé dans un des plans d'eau proche du site de Guyancourt.
Carlos GHOSN - PDG de Renault.Le PDG de la marque au losange, il faut le noter pour ne pas tomber dans un parti pris béat, Carlos Ghosn a vite saisi la question à bras le corps. Il s'engagea sans repousser l'installation à des dates éloignées « d'une journée de l'équipe », la désignation d'un directeur d'établissement responsable des conditions de travail et surtout de procéder à des recrutements pour alléger les plans de charge des lignes de production considérées à forte concentration de tâches. VUE AERIENNE du Technocentre de Renault  - Guyancourt Yvelines.
Habituellement les entreprises se lavent les mains de tels comportements, jugés comme réflexes malheureux de la vie privée de leurs employés. Les suicides sont directement attribués, thèse à laquelle se remettent aussi les enquêteurs, à des soucis individuels quand même il était impossible d'établir l'existence d'infortunes qui poussent à terminer avec la vie. Et dans le cas où le travailleur est vraiment devant une épreuve quelconque tel un divorce, un endettement, une maladie dont la dépression est toute indiquée pour justifier son acte, aucune formalité n'autoriserait ou laisse penser de lier le suicide au poste de travail.
Le stress dans le travail vient de l'intensification de (ou des) la mission, la polyvalence assignée, le besoin croissant de qualité... Les 35 heures, recommandent plus de labeur pour une plage horaire réduite, deviennent très exposée à reconsidération à ce sujet. Déjà le stress, avant de culminer par la mort, est source à long terme de pathologies graves. Il provoque 50 à 60 % des absentéismes (justifiés ou pas), jusqu'à 70 % des congés de maladies, retards et baisse de productivité. L'INRS évalue à 1,6 milliards les pertes des entreprises françaises des effets secondaires du stress, 20 milliards pour l'Europe des 15 où 27% des travailleurs se disent stressés par le boulot. La sécurité sociale, de son côté, accuse 10 à 20 % de ses frais pour les accidents de travail dus à cette maladie psychogène.
En conclusion, le code du travail stipule en son article L.230-2 : « L'employeur a obligation d'évaluer les risques y compris psychosociaux et de préserver la santé physique mais aussi mentale des salariés. »

(1) Valérie Langevin, psychologue à l'INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité) In « économie matin » N° 88 du 26 mars au 1èr avril.
(1) Idem –
(2) et le Figaro du 26 mars, tribune d'Alain d'Irbarnes, Directeur de recherche au CNRS, Administrateur de la fondation des sciences de l'homme.
Publication récente : Philippe Rodet, médecin publie chez Editions de Fallois : « Le stress, nouvelles voies » 2007.

Publié par argotheme à 16:13:35 dans Cultute et Arts : Critiques. | Commentaires (0) |

Histoire de la musique RAÏ | 04 avril 2007

Par N.E. Tatem avec ARGOTHEME.   http//www.argotheme.com

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Aucune musique arabe ou maghrébine n'a pu aller au-delà et aussi loin, des confins de son bercail, comme le Raï. Pour tant de propagation dans le monde, certains critiques ou observateurs le comparent, sine qua non, au reggae. Des refrains nés dans le ghetto de pays dont l'émergence post-coloniale reste à faire.

Il faut déceler que ces deux genres ont eu des parcours similaires. Après avoir vu le monde dans des pays sous-développés et ont été bâtis à partir de patrimoines locaux, leur succès détale à travers les continents de la Terre. Seules les langues diffèrent. La musique qui a distingué le King Bob Marley a le privilège de se chanter en anglais. Le raï, avec sa disponibilité à intégrer, mixer et brasser tous rythmes rencontrés, est fait avec sa langue toute particulière. Celle de la rue dont la richesse poétique a pour source l'oralité qui ne rechigne pas à emprunter des passages entiers des autres langues en suivant le parlé de la rue d'Afrique du Nord.

Depuis plus de décennies déjà, l'audimat, quelques canaux de diffusion et le milieu artistique français qui  lui ont permis, chacun selon, une percée innovante. La dernière en date s'est réalisée avec la langue de Victor Hugo et s'appelle « Aïcha. » Chose que pratiquaient les premiers chanteurs et dramaturges populaires de l'Algérie surtout. Les paroliers qui ont le plus utilisés des mots de la langue française, sont ceux du raï classique et contemporain.
Dans le dictionnaire Larousse de 1998, pour la première fois, s'est instaurée une admission dans le vocabulaire et une signification est fixée au mot Raï : « Genre de musique et de littérature moderne de l'Ouest algérien, ouvert sur les autres styles... » A se poser la question, si c'est vraiment une littérature ? Nous dirons surtout ses détracteurs. Que non ! Vous diront tous ceux qui ne le tiennent pas d'une odeur de sainteté. Pourtant la poésie du raï n'a pas d'égal dans la métaphore et la sincérité de ses propos et significations. Tel, le Rap c'est un verbe qui sort des tripes des jeunes qu'on considère pour des laissés pour compte et des désœuvrés.

1ère période :
« Les Cheikhs »
L'avènement du raï

La naissance du raï date du début du siècle clôturant le millénaire qui s'est éteint. Après et pendant la  1ére guerre mondiale, la misère s'est installée comme un vide austère. La crise de 1929 avait longtemps rodé et les stigmates de la guerre sont de profondes plaies et des cicatrices tranchantes. Le « Melhoun »(1) qui était le seul bédouin festif avec lequel s'animaient  les soirées et les fêtes auparavant, avait subi un frein. En l'absence de l'opulence qui permettait les méchouis et les nuits où le vin coulait à flots que cette poésie lyrique animait ; l'extinction d'une mode et l'apparition de nouveaux contextes et perspectives historiques, le « Melhoun » séculaire est devenu obsolète.
Les servants de ces « Rave-parties » regroupant, au début les princes des anciennes bourgeoisies berbères, arabes et ottomans, rejoints par les colons, ont été les premiers fondateurs du rai. Des noctambules d'origines européennes et autochtones tenaient de longues soirées sous forme de beuveries ans les grandes propriétés foncières. Les employés sont allés renforcer les ghettos qui se formaient dans les parages des villes, rejoignant les déracinés qui ont perdu leurs terres. Certains sont devenus bergers de maigres troupeaux, préservant leur liberté par le nomadisme. De leurs écoutes des « Cheikhs » du « Melhoun », ils commencèrent à les imiter reprenant quelques vers de la pompeuse poésie du « Melhoun ». Ils adoptèrent une rythmique plus accélérée, moins mélodieuse grâce à des instruments semblables à ceux de leurs maîtres mais aux sons, aux formes et à la manipulation plus légère:  « le Nay »(2) et le « Galal »(3). Certainement créés pour la commodité de leurs transferts et sont devenus de prédilection à la suite de raffinements.
Ils ont d'abord été invités à animer des soirées dans les bordels ouverts pour assouvir les besoins sexuels de la soldatesque colonialiste, dont les contingents de célibataires et légionnaires. Et c'est dans ces lieux de perversion qu'ils ont été baptisés aussi les premiers chanteurs du raï en « cheikhs » tels qu'étaient désignés  leurs prédécesseurs du Melhoun. C'est la raison du lieu de l'apparition du raï que la mauvaise réputation lui reste une ombre fatale. C'est à dire depuis, on lui enjoint une vulgarité qui l'ait toujours casé dans la précarité et le refoulement.
Cependant du côté instrumental l'accordéon, le violon, la clarinette, la trompette et d'autres encore ont fait leur percée, dans le patrimoine musical du Maghreb.
Comme la venue du raï est incontestablement parvenue à partir du Melhoun, une nouvelle forme du texte le différencie nettement. Sa poésie est élaborée d'une autre manière plus écourtée et déstructurée, glanée d'un passé en partance. La trame générale de son poème s'est mobilisée à exprimer une subversion par rapport aux tabous qui ne plaisent pas aux catégories sociales conservatrices plus attachées à la musique arabo-andalouse que le chaâbi de Dahman ou El-Anka. Le raï a vécu une longue période en marge, telle une sous-culture, des circuits officiels et des cadres culturels établis dans la société et les rouages qui la dirigent.

2éme période :  Les chikhate, La  grande mue.     

A partir de ces bordels se sont révélées les premières voix féminines qui ont été invitées à être d'abord les chœurs puis elles ont fait le pas radieux de chanter. L'époque des « Chikhate », la deuxième étape, était venue après environ la décennie préliminaire. Elle reste une transition des plus enrichissantes puisque avec le Melhoun, il n'était pas ainsi. L'absence des chanteuses était quasi totale. Et elles ont marqué à jamais le genre en donnant un travail vocal jouissif, mielleux et suave. Un autre style qualitativement supérieur, par rapport aux genres locaux, duquel le raï ne peut désormais s'en passer, insuffla une flamme de bonheur que seule la culture berbère avait souvent entretenue.
Il faut préciser que cela n'a pas seulement réhabilité ces femmes chanteuses, mais aussi réconforta davantage la mauvaise renommée. Déjà une farouche intolérance de la société traditionnelle, n'arrêtait de l'isoler, elle perdura sans manquer d'argumentaire.
Mais c'est aussi grâce à ses Chikhate que le raï est sortie dans la rue. D'abord commandé par les cabarets où se pratiquait la fameuse danse érotique du ventre, puis les bars et enfin les festins qui s'organisent dans les bas-fonds. L'attirance qu'a eu les voix féminines a rendu populaires beaucoup d'entre elles et en aménagea les premiers enregistrements sur les supports de vinyle noir. Les Cheikhs demeuraient nonobstant, à chanter avec beaucoup de prépondérance.

 

3éme période : Les Chebs, la Modernisation.

     
L'étape des Chebs (Jeunes) est due principalement à un trompettiste incontournable actuellement dans le monde du raï. Dès les débuts des années  70, Bellemou jouait de son cuivre dans les gradins des stades de football d'Oran. Parmi les supporters des deux clubs : MCO et USMO, résonnaient anonymement, chaque dimanche, des sons plus affiliés à l'Ouest algérien, et dignes de représenter tout le pays sur le plan musical. Vite interceptées comme une valeur bien populaire, elles attendaient depuis des lustres de la considération.
Un autre homme de haute culture très respectueuse des terroirs et parolier du raï, était directeur de la station régionale de l'ex. RTA et n'a pas été indifférent au travail de Bellemou dans la foule. Il l'invita à la télévision et réalisa avec lui deux chansons qui ont eu le succès, certes inattendu, mais déjà décelé ayant de l'emprise sur l'écoute de la  jeunesse. Saïm El Hadj à qui est due la première prise en charge du raï moderne, était parolier émérite de la chanson populaire. A l'époque le ministre algérien de la culture n'a pas pardonné à ce dernier d'avoir fait cette première approche du raï et l'est écarté de l'institution pour, dit-on, ce motif.
Des chebs se sont depuis mis à un travail d'universalisation. Ils étaient au parfum de la mauvaise considération donnée à leur musique, ce qui les a poussés à des améliorations de grande envergure et de bonne facture pour s'imposer. Ils montrèrent la même subversion que leurs aïeuls, en l'enrobant d'une esthétique dite de chansonnette. Et ce qui leur a fait de l'attrait auprès des jeunes, outre l'expression de la révolte par rapport aux mœurs, est l'esprit ludique, surtout de discothèque. Ils confectionnèrent de leurs propres moyens des sons musicaux et une poésie dont le romantisme reflète leurs frustrations sentimentales, leurs plaies profondes.

C'est en France aussi que se réfugièrent quelques grands noms du raï pour trouver des conditions de travail très attractives et les moyens techniques adéquats à une modernisation plus poussée. Ils pointèrent dans ce pays où les forces progressistes et de gauche sont de réels militants des cultures diversifiées et non réticentes à l'exotisme, à une époque où la chanson française connaît un reflux devant l'assaut de l'américanisation se fait entendre dans tous les domaines. Des réactions négatives ont tenté de boycotter le raï mais la nécessité a dépassé les entraves. C'était la chance d'en faire des stars et d'assurer une très large diffusion.

Publié par argotheme à 13:55:03 dans Cultute et Arts : Critiques. | Commentaires (0) |

Théôrie théâtrale : DEMÊLER LES GENRES : La tragédie dans la trappe des oubliettes. | 19 mars 2007

Masque en rerre cuite du théâtre antique.Par N.E. Tatem avec ARGOTHEME.

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Les genres de théâtres, sont-ils épuisés ? C'est à dire tous explorés, au point qu'il est impossible d'en fonder de nouveaux.
En réponse, on voit plus un rétrécissement catégoriel.
La comédie, le drame et la tragédie ont fait un triptyque d'écoles qui laisse peu de place à d'autres canevas de forme.
Sur le plan contenu, on arrive à scinder les uns des autres, ou de cohabiter les techniques conceptuelles qui peuvent ne pas avoir de limites : l'absurde, le comique, l'engagé, le réaliste, le romantique, le policier etc...(interminable liste) à l'intérieur des trois exercices principaux. Ces derniers ont finalisé une « tri-configuration » qui sert à identifier les aspects d'apparence globale de chaque texte. Exigence de cohérence pour toute pièce, la conclusion se réduirait généralement à : 1- j'ai ri, 2- je suis ému et 3- j'ai pleuré. Comment s'autoriser de mettre dans une seule pièce de la comédie, du drame et de la tragédie, à moins qu'il faut sauter de la lente tortue au frêle papillon. Donc, pour nous, s'applique, sine qua non, à chaque représentation, quand elle est  soumise à la nécessité de la classer : comédie, drame ou tragédie.
En associer les trois, on ferait une résonance peu épargnée d'ambiguïté. Ce n'est pas le cas pour les qualifiants qui révèlent les habillages qu'on peut enjoindre à chacune. Et heureusement, cela permet de plancher sur des horizons qu'on peut défalquer par variations ou ramifications. Favorablement varier les interventions multiplie les stylesau sein de la comédie et du drame.
Chose consommée, disons-le, que reste de la tragédie ?
L'héritage du répertoire antique, lointain de nos valeurs et cultures contemporaines, constitue bien un trésor inépuisable que seule la tragédie véhicule. On peut en faire encore des spectacles et, outre mesure, on les agencerait qu'avec le classique, si besoin de déterminer le genre nous est posé.
Notre époque produit, que cela déplaise, que des œuvres de types : comédie ou drame. Qui se permettrait de créer le tragique s'il ne reprend pas de l'antique ou bifurque vers le théâtre d'horreur ? Dans ce sens, le tragique est abordé, absorption cognitive, par le drame du point de vue : tant qu'il ne soit pas ludique, délassant. Que peut-il être donc ? Tandis que celui qui recommande une perception de la profondeur du sujet : le drame. Il prend distance du comique, rattrape ou sauve l'esprit du tangage, ainsi est sa qualité première, au gré des rires venant du soit positionné vis à vis de ce qui provoque son humour.
De nos jours, les formes de théâtre n'ont que deux principales familles : comédie et drame. Au contenant (forme) est enjoint un contenu (thème) à retrouver dans les diverses typologies, desquelles : absurdes et engagées ont marqué le XXième siècle. Comme on n'en fait plus de tragédie, l'espèce est frappée de vétusté, la comédie et le drame se dispute désormais le public. La guerre existe, quien aura le mot de la fin ? Les Molières n'attribuent plus, depuis 2002, de distinctions au comique malgré une riposte vive de quelques pros. Parce que la comédie est pluslarge que le drame.
Demandons aux metteurs en scène s'ils se sont spécialisés pour l'une ou l'autre, la comédie ou le drame ?
La question se pose à cette corporation tant qu'elle détient le principal pouvoir à l'origine de la tenue du texte devant son auditoire, c'est à dire responsable de la naissance des spectacles. La spécialisation comme le veulent les arts, la doigté en vertu de l'expérience forge et consolide les acquis.
Pour le théâtre on n'aime pas les confinements. Cet art est trop libre dit-on. Ce n'est pas le cas du cinéma ou de la peinture, où on se perfectionne pour parfaire au fur et à mesure des créations venant à naître. Pourtant il est indéniable que nous rencontrons, paradoxalement, de vrais maîtres du tragique.

A des propos des metteurs en scène, métier né avec le début du 20è siècle et écarte l'auteur de l'acteur donc du public : Au théâtre, il y a deux metteurs en scène : ceux qui croient qu'ils sont Dieu et ceux qui en sont sûrs.
Rhetta Hugher.

Publié par argotheme à 14:14:05 dans Cultute et Arts : Critiques. | Commentaires (0) |

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