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Visant la France, les appels d'Ez-zawahiri, le second d'El Qaida, et du GSPC (Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat), basé en Algérie et se déclarant loge maghrébine de l'organisation terroriste la plus redoutée dans le monde, sont les plus préoccupants.
Par N.E. Tatem avec ARGOTHEME ![]()
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Le plan Vigipirate, depuis les attentats des stations de métro Saint-michel et Maison Blanche ou l'affaire Kelkal, connaissait des hauts et des bas sans jamais être levé. Avec l'historique cinémascope forfait des 2 tours new-yorkaises, il a été renforcé du fait de la présence du contingent français en Afghanistan. Et malgré l'opposition de l'Elysée pour l'invasion de l'Irak, l'opinion générale craint un acte terroriste. Les chicanes du foulard dans les espaces publics notamment les établissements scolaires et l'inacceptation de praticiens de la santé masculins pour consulter des patientes de confession ultra islamique, ont augmenté la tension.
Ces 2 aversions des règles de la république laïque qui ne font pas l'adhésion majoritaire de la communauté musulmane en France, constituent l'argumentaire des enrôlements. Visant la France, les appels d'Ez-zawahiri, le second d'El Qaida, et du GSPC (Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat), basé en Algérie et se déclarant loge maghrébine de l'organisation terroriste la plus redoutée dans le monde, sont les plus préoccupants. Le premier commanditaire essaie de faire bouger les cellules dormantes, jeunes égarés et djihadistes de tous bords. Et le second, tenté de mettre à feu et à sang toute la région méditerranéenne, émet des coups de pieds sous la table pour exhorter ses éventuels affidés, et dans l'espoir de fédérer tous les indiqués à commettre le coup démoniaque .
Dans la conjoncture des présidentielles, la vigilance des services de sécurité est passée à son niveau quatre, le plus élevé, dès les premières semaines de 2007. L'objectif de ne pas laisser-faire, tous éléments sur le point de passer à l'acte, mobilise investigations et surveillances. La tâche est improbable face à un monde tapi dans l'ombre qui, sans spontanéité, pourrait frapper d'une manière expéditive et sans retour de son soldat. La dernière des actions préventives, baptisée « Réseau de Paris » est la réunion du 8 mars, sur invitation du garde des sceaux, d'une cinquantaine de juges, Bruguière pour la France et l'espagnol Garzon, de neuf de pays (Allemagne, Espagne, Pays-bas, Royaume-Uni, USA, Indonésie et Maroc), chargés spécialement des dossiers du terrorisme. Dans un jeu de chat et de souris, dès qu'une volonté de forfait est avérée, le grappin est mis en branle sans dissuasion et pour intervenir en mise d'hors d'état de nuire résolue.
Depuis 2005 une dizaine de groupes présumés terroristes ont été démantelés. Parmi lesquels, celui dit de Safé Bourada, un personnage déjà condamné à 7 ans de prison pour les attentats de 1995, originaire de Trappes (Yvelines) est des plus importants. Le 12 décembre, celui des braqueurs dirigé par Ouassini Chérifi s'est distingué par sa recherche de financement, il détenait nombreuses cartes bancaires. Au 20è arrondissement parisien, un réseau d'envoi de combattants en Irak dont on croit qu'il a déjà effectué des expéditions a été appréhendé. Des électroniciens, chargés de confectionner des télécommandes de mise à feu distance, ont été arrêtés à Toulouse début février sans vraiment déterminer la destination de leurs travaux.
Aussi bien les kamikazes que les services de sécurité savent que les réseaux de transport, l'expérience est bien faite, sont des terrains vulnérables et de prédilection. Les intrusions dans ces sites, avec la banalité de se munir d'un bagage portant l'arme fatale malgré la perfection des détecteurs, est telle une aiguille dans du foin. Quand un tribunal accorde la mise à l'écart des employés d'un aéroport, très sensible lieu de voyage, en avalisant des licenciements que les congédiés considèrent abusifs, le risque est situé sans qu'aucune culpabilité ne soit établie. En toute responsabilité, le magistrat se conforme à l'adage : vaut mieux prévenir que... La preuve est dans ce cas, non pas d'une simplification discriminatoire, mais plus liée au comportement des sujets écartés. Quelqu'un d'imprégné de la « pseudo idéologie » djihadiste, faisant ouvertement l'apologie de Ben Laden, se revendiquant de la nébuleuse El Qaida et légitimant les opérations qui sévissent sur la face de la Terre, il est muni du profil dont la dangerosité est arrivée à terme. Il aurait les aspects d'une personnalité kamikaze qui s'invente bonnement un romantisme confondu dans une contre-révolution suicidaire et réactionnaire.
Des renseignements parviennent à la DST (Direction de Surveillance du Territoire), disons-le, quotidiennement. Ils sont conjointement décryptés par l'UCLAT (Unité de Coordination Antiterroriste) et la SDAT (Sous Direction Antiterroriste). Les plus irrécusables sont : d'abord une note émise par les services secrets américains avertissant, à la mi-février, l'interception de messages dont le contenu concerne la France. Et la géographie fait que le GSPC est au centre des circonspections, du fait aussi qu'il soit d'un pays assez proche. Cette organisation s'est aguerrie avec les ans et convoite, depuis quelques années, d'étendre ses tentacules. Outre sa présence dans l'immensité du Sahara et dans certains pays sub-sahariens ayant des confins avec l'Algérie, elle a fait des émules en Tunisie. Parmi le groupe, d'une vingtaine de personnes, anéanti dernièrement figure plusieurs nationalités. Cette opération a été suivie d'une vraie bataille rangée, le 12 mars, dans une banlieue de Tunis qui a duré toute la matinée.
Principal instigateur : l'hydre hideuse du GSPC.
La promiscuité, sur plusieurs plans, avec l'Algérie donne du fil à retordre. La connivence du pouvoir, dans cette ancienne colonie, vissé à la religiosité de son nationalisme, de larges catégories de la société désespérées que leur patrie tourne en rond malgré ses atouts économiques donc vouant du changement dans les menées de la nébuleuse intégriste et de certaines ONG ou quelques officiels de pays complaisants envers la « para idéologie » islamiste, sous le socle d'un démocratisme modélisé à l'exportation, aussi bien les hordes de criminels que leurs frappes n'ont pas été amoindries dans ce pays. Depuis la première attaque de l'école de police d'El-Biar en 1982, quartier du centre d'Alger, qui fut l'œuvre d'un groupuscule inspiré de la fois de la révolution iranienne et des frères musulmans égyptiens, les complaisances, internes et externes, ont placé toute résistance à l'intégrisme en Algérie, en œuvre de la dictature militaire. En France, avec la parution de bouquins incriminant l'armé algérienne, les tiers débarqués d'Algérie accusant la grande silencieuse sont ménagés et même mis au devant alors que les victimes sont laissées dans leur souffre-douleur. Pourtant les protagonistes comme Kelkal et le groupe qui a détourné, en 1997, l'avion reliant les capitales des 2 pays, sont abattus sans sommation en hexagone.
En 1990, année de l'arrêt d'un processus électoral qui allait remettre les règnes du pouvoir vieillissant à sa continuité sectaire et dénaturée par l'islamisme, il n'y avait pas de distinction entre étrangers, citoyens locaux et éléments de l'appareil sécuritaire. L'illusion de la loi de la concorde nationale préconisée par Bouteflika et votée par référendum, dès son retour aux affaires, est plus que jamais une tare de vouloir domestiquer la bête immonde. La récente recrudescence à laquelle fait, dans une grande solitude, face l'armé algérienne montre qu'en dehors des éléments des forces de sécurité, seules les personnes étrangères à ce pays, au palmarès macabre de plus de 150 000 victimes, sont ciblées.
L'opération du bus de touristes assailli à l'ouest d'Alger, le 10 décembre 2006, a fait 9 blessés. Elle a marqué la reprise après un leurre d'accalmie ou des mouvements sporadiques qui ont touché certains maires de villages. Le discours des officiels algériens se gargarisait du « terrorisme résiduel. » Le 5 mars dernier, 4 coopérants techniques russes ont été abattus dans la région de Aïn-Defla, département à 150km à l'ouest d'Alger qui a connu des plus macabres tueries entre 1990 et 2000. Les six attentats conjointement exécutés dans la région de Tizi-Ouzou (Kabylie), en février dernier faisant 6 morts, ont été suivis d'un coup de filet qui a permis d'appréhender une vingtaine de personnes directement impliquées ou faisant partie des réseaux de soutien. Puis la souricière tendue à un barrage de gendarmerie en fin de journée du 3 mars 2007, montre que le regain de cette criminalité est plus que jamais à appréhender avec rigueur.
En Kabylie, l'encerclement et le pilonnage par hélicoptère, à partir du 6 mars et pendant 3 jours, d'une faction du GSPC parmi laquelle il y aurait des étrangers soupçonnés d'être des émissaires venus d'orient, nous a pas encore livré son bilan. Par contre d'autres opérations de l'armé algérienne ont permis de recueillir des renseignements utiles, au moins concernant le mode de pourvoi en armement aussi bien en France qu'en Algérie. L'arrestation le 10 Février d'un français répondant au nom de Alain-Roger Raphaël avec 2 tunisiens, dans le constantinois (est), en train de monnayer un impressionnant arsenal au GSPC, va dans le sens que des ramifications sont effectives et indétectables en France. Même si cet ancien malfrat, prétendant au tourisme avec un mobil home, est un passeur avide de renflouer ses caisses, car c'est l'un des tunisiens qui est le principal maître de la livraison, le sol français constitue une base d'échange. Par ailleurs la destruction d'une cache dans un maquis de Aïn-Defla avec 2 hommes à l'intérieur, fin d'année 2006, a résulté par la découverte d'un ticket de caisse émis par un grand espace commercial spécialisé du sud-ouest de la France.
Le GSPC a imposé son leadership, après que Abou Moussaâb Abelwadoud ait remplacé Hassan Hattab, devant le GIA (Groupe Islamique Armé) qu'a créé le FIS (Front Islamique du Salut) après sa dissolution, en liquidant avec une férocité exterminatrice tous ceux qui ne reconnaîtraient pas sa suprématie. Dans sa stratégie, l'armé algérienne a tiré profit de la confrontation entre ces 2 organisations. C'est un processus « militaro judiciaire » salutaire, semblable aux pratiques du FBI qui créait même des zizanies entre les familles de la mafia italienne qui sévissait jadis sur le sol américain, afin de réduire les effectifs actifs. C'est aussi le cas de la fameuse bourgade de Bentalha, non loin du centre d'Alger, où les habitants, après avoir été des soutiens, prenaient part pleinement aux préparatifs des attentats et assuraient les replis de leurs auteurs. Dans ce quartier quand mourrait un policier ou un simple employé de l'Etat, sa dépouille restait exposée dans la rue 2 à 3 jours, sinon une semaine, pour que vienne une compagnie d'un millier de militaires afin de la retirer. Même la personne qui signale une telle image aux autorités le faisait avec un maximum de discrétion pour ne pas s'exposer aux représailles. Et pour le nettoyage, il fallait enragé davantage le loup dans la bergerie, le laisser agir et tirer conséquence aux yeux mêmes des anciens partenaires du terrorisme.
A regarder l'acharnement de la chaîne T.V. Al-Jazira, déjà renommée pour avoir diffusé les horribles exécutions en Irak et les interventions des chefs d'El Qaida, à l'égard de l'Algérie particulièrement à propos des derniers événements, il y a de quoi méditer pourquoi le terrorisme persiste dans ce pays. Mettant en boucles, tous les 2 ou 3 heures, les images filmées par les hommes du GSPC en les commentant en hauts faits de djihad, elle a écoeuré unanimement les algériens. Seuls les complices des fous de dieu, en se félicitant des atrocités, ont trouvé un canal qui sert leur cause satanique dont l'humanité ne cesse de se plaindre.
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Publié par argotheme à 16:11:40 dans LE MONDE QUI NOUS ENTOURE - INTERNATIONALE | Commentaires (0) | Permaliens
GLAMOURAMA DE LA RUE OBERKAMPF
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Quand on recherche un lieu sympathique à Paris où on peut faire connaissance de gens agréables, pour séduction sentimentale ou le partage de projet artistique, la rue Oberkampf du 11è arrondissement est toute indiquée avec cette double propension. Emplacement de drague et de ralliement de virtuoses en quête de succès, parmi tant d'autres places où se tentent les chasseurs d'âmes sœurs, elle fait tampon à l'ambiance de la Bastille, quelque centaines de mètres à l'est, et point de chute d'un public à la modernité gracieusement entretenu d'un « glam » à sociabilité typiquement française. Ici la gargote et le café restent des endroits simples, du genre bistrot et brasserie, malgré l'attrait qu'un pub anglais risque de modifier. Les anglicismes sont aussi moins mis au devant.
L'artère qui porte le nom d'un haut lieu de bataille situé sur des reliefs allemands, se qualifie par le vocable « branchée ». La perspective, d'y trouver une personne pour l'amour d'un soir ou pour l'éternité, l'emporte sur celle de décrocher un contrat pour une figuration dans un film. Elle descend du 20éme, à Ménilmontant côté nord, plus élevé d'après les ruissellements et réputé pour la forte concentration d'artistes (peintres, musiciens, comédiens et auteurs) qui l'habitent, selon les prospectus de son dispositif associatif, jusqu'au 3è qui jouit de la réputation du marais ou celle octroyée par le centre Beaubourg. Agora des temps modernes pour le flux qui y déferle surtout en jours de week-end, elle se dit « branchée » pour certainement l'ambiance qui ameute des « tafeurs » plus sages que ceux des tarmacs ou des friches désaffectés.
L'attribut « branchée » rappelle connexion ou liaison. Il prescrirait un éclairage étymologique pour le définir, tant les affinités de la langue requièrent la rigueur sémiotique et une conscience aiguisée des circonstances (lieu et époque) où un mot est utilisé. Les significations varient selon les cordonnées des ères et aires où les langages humains expriment une communication intelligible, chaque mot traduit un concept. « Branché » se galvaude à Oberkampf sans sobriété qu'ailleurs, professant formellement une valeur artistique, que le généraliste mot culture ne s'approprie pas. Le qualificatif annonce l'esprit à jour de ce qui se passe, informé des tendances et au parfum des modes de l'heure. Ironiquement le rigolo du quartier, d'origine pied-noir, fervent dramaturge et observateur de la cité afin de réécrire Sophocle ou Œdipe, vous dira : « branché à la machine à coudre ». Sa boutade est le constat que beaucoup de salles de commerce de boissons à consommer sur place, mettent en guise de tables, des « Singer » aux moteurs horizontaux sous l'épais cache de métal noir, fonctionnant à pédales et arborant la marque avec des lettres dorées de style gothique. Les appareils mécaniques des années 50, avec lesquelles les mamans confectionnaient elles-mêmes les habits de leurs progénitures, fières du même plaisir que les tricoteuses de jadis.
D'après un autre habitant d'une venelle transversale, de deuxième génération de l'immigration algérienne, la mue vers la prospérité a été entamée avec la fin des années 80. Belleville, plus à l'ouest, très marqué(e) par la découverte d'un bébé sur un de ses trottoirs qui allait être la diva Edith Piaf, venait d'être nettoyé au début des années 90, selon notre interlocuteur, du trafic de l'héroïne avec l'apparition des substitues médicamenteux. Les cafés maures que détenaient des « Chibanis » (vieux maghrébins) étaient cédés pour 4 sous, après l'extinction des magouilles et la dispersion de leurs détenteurs dépensiers. Quelques comptoirs, comme « La Veilleuse » au carrefour des 4 arrondissements (9è, 10è, 11è et 20è, métro Belleville) qui date des années 20, gardent pignon sur rue et sont inondés de la clientèle la plus métissée qu'on puisse trouver en France. La communauté chinoise, plus déferlante ces dernières années, gonfle et grignote les espaces traditionnellement tenus par les nord-africains.
Des jeunes aux dents longues ont fait le pari de prendre en main les petits bars dont l'activité périclitait vers la banqueroute après que l'argent ne circulait plus aux alentours. Pour lancer leurs affaires, ils ont démarré avec rien. Parmi les équipements apportés aux débits qu'ils ont repris, outre les vieilles machines à coudre, chevalets récupérés et pupitres d'écoliers délabrés. Ces insolites meubles, autour desquels se réunissent des artistes en herbe avides de sortir de l'anonymat, constituent les étalages pour déguster un mets ou un apéro. Les attablés mènent une quête passionnée de leur complément humain et une place au soleil parmi le gotha des étoiles. Pour être une star d'écran, un comédien reconnu des planches, un écrivain de la veine de Saint-germain ou un musicien de la trempe de Jim Morisson dont la tombe est, à quelques centaines de mètres de-là, au Père Lachaise au même titre que celle de « la môme » à l'œuvre lyrique éternelle, il faut se rapprocher de ce monde, traîner dans le milieu. Cette rue semble luire aux alouettes motivées des deux conquêtes : l'amour et l'accès à un métier d'art.
Pourtant Oberkampf n'arbore pas la griffe de rassembler les décideurs, les consacrés et les créateurs déjà établis dans la vie culturelle. Cependant elle couve une atmosphère de regroupement de « designers » dans plusieurs domaines que ce savoir-faire puisse esthétiser. Il suffit de tendre l'oreille pour intercepter les sujets de discussion qui ont tous trait aux arts. Créé de rien, ce climat peu feutré est abrité par des bars, aux noms évocateurs : le mécano, zanzibar etc., qui offrent souvent à des musiciens l'expression contre quelques modiques rétributions. Le mouvement des slameurs qui réinstaure la rencontre directe du poète avec l'auditoire et la fête de la musique, sont des réjouissances très accommodées à ce bastion. C'est même la ligne suivie, Joyé Star implante sa petite scène et invite, deux jours durant, d'autres D.J. et autres Rappeurs, en l'occasion réservée aux mélodies. Les versificateurs, souvent récompensés par un verre contre un poème déclamé, sont là comme des poissons retrouvant une meilleure eau.
D'une autre vocation et en perte de terrain les cafés littéraires, ne procurent pas la convivialité spécifique pour que se constatent et se fusionnent les volontés de trouver quelqu'un. La perte de vitesse de la lecture, au même titre que la drague sur la place publique ordinairement touristique ou d'un autre affairement, laisse à d'autres forums la concordance. Dans le cas de la drague la conversion va à la prise d'élixirs stimulants, vraisemblablement la timidité pousse à l'alcoolémie dans ce contexte pour libérer les conversations.
Pour le livre, à qui est due une image de marque appréciée, il est gratifié de deux librairies au standing alléchant sous l'emprunte de designs élaborés. L'une se situe à la perpendiculaire, et non moindre active, rue Saint-Maur renommée pour son allongement. Et la deuxième dont la vitrine donne sur Oberkampf redore quelque peu la présence de la matière intellectuelle. L'intuition de Daniel Picouly qui débarque avec son émission « café Picouly » sur la 5, et en l'animant au « Charbon », l'autre somptueux comptoir trônant à l'entrée d'une spacieuse salle, remanie beaucoup l'impression étriquée, du fief demeuré sèchement au terme « branché ». La catégorie où on classerait cette rue serait encore plus grossièrement le penchant alcoolique. C'est que la fraîche mousse déborde à flots et les « Morettos », Punchs, Scotchs ou vins sont à la première loge des consommations proposées.
Le café « Charbon » a failli fermer, il y a quelques mois pour des raisons d'hygiène d'après certaines têtes de sa clientèle, pour des raisons économiques pour d'autres et pour causes de plaintes du voisinage selon une autre 3éme interprétation. Sur sa façade sans issue, donnant une large terrasse du croisement avec la rue Saint-Maur, un panneau publicitaire de 3 sur 8 mètres. Il s'était toujours exposé à un squatte inopiné de créateurs astucieux. Ils improvisaient des performances aplaties à partir des couches de papiers qui s'y étaient superposées. Besogneux ces artistes travaillaient pendant quelques jours afin de mettre en apparence les couleurs inférieures au fur et à mesure des décollages par lacération. Finalement une association dénommée « Murs » s'en charge de cette surface murale dédiée aux tags, une gestion qui oblige l'intervenant de procéder avec les pulvérisateurs que du cutter.
Publié par argotheme à 18:17:32 dans LE MONDE QUI NOUS ENTOURE - INTERNATIONALE | Commentaires (0) | Permaliens
Dès l'insurrection banlieusarde d'octobre 2005, suite à la carbonisation de 2 mineurs dans un transfo d'EDF -une « Karchérisation » dont se plaît le candidat qui se place à faux de la droite chiraquienne à la recherche de s'humaniser et de ratisser dans l'égalité des chances-, les appels aux inscriptions dans les listes électorales se sont multipliés. Djamel Débouze puis Joyé Star se sont relayés, en plein sédition pour dissuader le vandalisme, à grandes pompes et les premiers à mobiliser en le sens d'investir les mairies pour figurer sur les index du corps électoral.
Publié par argotheme à 17:22:25 dans LE MONDE QUI NOUS ENTOURE - INTERNATIONALE | Commentaires (0) | Permaliens
Par N.E. TATEM avec ARGOTHEME
Les dépassements, l'impunité, l'arrogance et l'agressivité d'Israël n'alimentent pas uniquement l'antisémitisme mais entament le caractère légal de l'entité qui se revendique du sionisme. Ce dernier fondé sur l'idée de créer une patrie au peuple juif, livré depuis des millénaires à l'errance, suscite de la compassion, mais est-il voué à ne reculer devant aucune méthode, y compris de s'associer à tout impérialisme venant à soumettre le monde. De mémoire, l'agression de l'Egypte par Israël lors de la nationalisation du canal de Suéze était commanditée par la France et l'Angleterre. Tous les impérialismes gardent ouverte la plaie du moyen orient où leur allié au besoin d'assurer ses arrières car en infraction permanente du droit international et des résolutions onusiennes. Les exactions impérialistes incombent-elles à Tsahal de les réaliser ?
Israël vient de reconnaître l'usage d'armes non conventionnelles lors de son agression du Liban, de fin d'été 2006. L'information est tombée dans la matinée du 20 novembre sur divulgation de l'agresseur même. Il s'agit des bombes à fragmentations à la fois destructrices envers les édifices ou les mobiliers et surtout qui n'épargnent aucun être végétal ou humain des alentours où elles explosent. Du fait de l'éparpillement des fragments eux-mêmes explosifs, et que ne révèle pas cette spécificité la laconique et déclaration officielle reconnaissant de vrais crimes de guerre, ces engins sont peut-être et déjà classiques.
Pour récupérer 2 soldats capturés par le Hezbollah dont les dizaines de militants croupissent dans les geôles israéliennes, l'ampleur de l'offensive démentait l'image de l'Etat sioniste victime de l'ensemble des pays arabes et du terrorisme. Une attaque aveugle dont les prétendues cibles, l'arsenal d'un ennemi dont les militants politiques (le jour) sont aussi militaires (la nuit), sont invisibles aux libanais eux-mêmes, s'ils ne sont pas affiliés à cette organisation qui prend aussi part au pouvoir.
La disproportion des intrusions généralisées par rapport au rapt qui est en réalité est un emprisonnement dans le contexte conflictuel, était visible et mesurable pendant tout le mois qu'elle a duré. La violation de tout territoire, l'arrestation et l'assassinat de toute personne jugée dangereuse ou traquée par vengeance, sous le prétexte fallacieux de la sécurité d'Israël, sont des actes illicites et s'effectuent dans l'impunité totale.
La démesure des frappes relate : 10 soldats israéliens tués contre 1000 civiles libanais massacrés dont plus de 25% sont des enfants. Ou bien 6000 Katiouchas des quelques 12000 dont dispose le parti/milice de Nasrallah qui sont tombées sur les villes israéliennes qu'elles peuvent atteindre, en contrepartie 8000 tonnes de bombes de toutes sortes saccagent, de fond en comble, un pays qui pansait de fraîches blessures et se reconstruisait des années d'une guerre fratricide. Les experts de l'évaluation des dégâts matériels évaluent à une dizaine de milliards de dollars les dommages causés avec une sauvagerie qui n'a pas d'égal, dépassant en un temps court et en terme de coût des biens détruits et de nombre de victimes, les préjudices de la déstabilisation de l'Irak qui dure depuis bien des années déjà.
Pourquoi l'Etat sioniste sort de sa réserve à ce moment ?
Le camouflet couvre le front où s'extermine le reste du peuple palestinien qui refuse de s'expatrier. Et où des armes prohibées sont expérimentées, c'est à dire essayées et point besoin de dire les surprenants et inhumains effets de ces arsenaux. Selon des experts et observateurs italiens, seuls à ce jour qui se sont donnés la peine de savoir, il s'agit d'arsenaux inconnues et utilisés pour la première fois. Ils contiennent du « tangstène » et du phosphore. Leurs objectifs ne sont le massacre gratuit d'une la façon inhumaine de population. Les médecins qui soignent les blessés ou observent les dépouilles des victimes palestiniennes sont complètement déroutés. Les touchés sont amputés de leurs membres s'ils ont la chance d'être atteints à ce niveau de leurs corps. Les cadavres sans vie portent des stigmates ahurissants et macabres. Les organes, la chaire et les os fondent ou sont carbonisés, altérés comme passés au four micro-ondes. Ce qui rappelle la crémation de triste mémoire.
Publié par argotheme à 16:54:17 dans LE MONDE QUI NOUS ENTOURE - INTERNATIONALE | Commentaires (0) | Permaliens
Par N.E. Tatem avec argotheme
2ème Partie : MEROUANE BERGHOUTI : le Ghandi, le Martin Luther King, le Che et le Mandela Palestinien.
Quelques 10000 palestiniens sont faits prisonniers en Israël dont beaucoup depuis des années. Les femmes, ceux qui ont été capturé enfants et les malades représentent environ 40% de cet effectif que l'humanité délaisse. On entend davantage parler de Gilad Shalit, un caporal-chef de Tsahal, pris les armes à la main et en opération dans un véhicule militaire, par les combattants islamistes palestiniens, que les milliers de relégués palestiniens sans aucuns jugements.
Parmi cette dizaine de milliers de séquestrés sans recours, Merwane Barghouti. Dès la mort du premier leader, il était vue à la tête du FATH, de l'OLP et même de l'Etat embryonnaire et sans indépendance que le peuple palestinien tente de créer dans un tumulte régional et un passage de l'histoire où l'improbable prime sur le rationnel. L'homme a le parcours du militant type et du citoyen modèle d'une patrie aux territoires morcelés, aux confins aléatoires et aux ressources, surtout provenant de l'aide internationale ou simplement les droits de douane revenant à l'administration palestinienne, sont contrôlées par l'occupant. Ayant rejoint très jeune les rangs du parti de Arafat pendant sa solide formation d'ingénieur polytechnicien croisée à une autre de droit internationale et professeur à l'université de sciences politiques de Bir Zeit, il connut dès son enfance toutes les étapes que traversa son peuple. L'homme est actuellement le plus populaire dirigeant de la galère collective imposée à ce peuple. A la fois brillant cadre, exemplaire de modestie et de présence dans l'organisation de la lutte de son peuple, il a été plébiscité, très populaire, par un récent sondage de la communauté palestinienne des camps de réfugiés au Liban où logiquement un non moindre leader devait l'emporter : Khaled Mesh'Al.
Lors des candidatures au sein du FATAH aux élections qui intronisèrent Mahmoud Abbas à la tête de l'Etat après la mort de l'ingénieur électricien Yasser Arafat dans un hôpital français, il choisit de ne pas se présenter. Tous les sondages lui donnait le double des voix de celles recueillies par l'actuel président. Déjà qu'il n'était pas libre et il sait que le vieux routier est un fidèle à une paix équitable, basée sur la continuité de la lutte légitime et la reconnaissance du fait accompli, l'existence d'un voisin encombrant mais humainement admissible. D'après toutes les opinions faites de ce monsieur, il est toujours le plus apte au dialogue avec l'ennemi avec un brin léger d'être moins rôdé aux rouages de gestion et de l'action externe en diplomatie que Mahmoud Abbas a beaucoup maniés.
Condamné 5 fois à perpétuité par un tribunal civil, il croupit dans la prison ultrasécurisée de Hadarim à Barsheeba qui, selon la gauche du Rakah communiste et les mouvements de paix israéliens fourmillants, le sauve d'être certainement assassiné comme son compagnon Rami Kaed. D'ailleurs même de derrière les barreaux, sa présence étonnamment de son unique personne, Marwan Barghouti est incontournable sur la scène politique porteuse d'espérance et de réels signes de cohabitation et de bon voisinage des 2 peuples. C'est même une chance unique dans l'espèce rare attachée à la paix.
Il est l'auteur d'un document, sorti de sa cellule, encore sous cape que l'arcane impérialiste primaire, des USA bien sûr, occulte. Le protocole associe Fatah et Hamas, sous forme d'appel, et préconise la reconnaissance de l'Etat d'Israël. Cet aveu tacitement accepté de la majorité politique qui coexiste et partage actuellement les principaux éléments de l'autorité palestinienne, est primordial pour la paix au proche orient, zone faisant la principale préoccupation du monde. La reconnaissance de l'Etat hébreu ne fait pas unanimité à s'y méprendre, car les peuples ne sont pas toujours à l'image des responsables qui les représentent. En 2005 un sondage au niveau de l'Europe, rapporta que 57% des questionnés considèrent Israël comme un danger pour l'humanité. Et l'on peut s'imaginer à partir de ce paramètre européen, à la mémoire marquée des méfaits de la deuxième guerre dont les déportations de France dans toute la Choa sont une tâche noire, quel résultat aurait un tel sondage dans les pays arabes d'abord et plus largement dans le reste du monde.
Pour que Marwan trouve le compromis dont il faut préciser qu'il revient et se base sur les frontières de 1967, avec satisfaction d'un côté le Hamas et de l'autre les israéliens attachés à la paix définitive, le rédige et l'on parle de lui dans les cercles avisés comme la diplomatie française de droite, c'est que la prouesse mérite d'être sue et mise au devant des propositions susceptibles d'atténuer les tensions puis de créer les conditions qui mènent à la paix. Elle est l'avenir unique, juste et équitable.
Bonhomie rondouillarde, la carrure à hauteur de 3 pommes comme son prédécesseur Arafat et plus populaire que quiconque, Barghouti avant d'être expulsé de Jordanie, il a séjourné dans les prisons sionistes. Homme assidu, il y profita pendant ce premier emprisonnement d'apprendre l'hébreu. Sa popularité en Cisjordanie, fief de toutes les tendances, est indiscutable avec sa participation et son orientation charismatique de la première et la deuxième Intifadad où il s'est risqué sur l'esplanade des mosquées, en 2000 lors de la visite de Sharon. Parmi les premiers et farouches dénonciateurs de la corruption, il est considéré le dirigeant du groupuscule dissident du Fatah, les martyrs d'Al-Aqsa. On lui doit la franchise : « El-Intifdah a 2 jambes, l'action armée et la négociation. »
Dans son ensemble la population palestinienne aspire à la paix pour que cesse le malheur qui la frappe depuis un demi siècle. L'aide que peut apporter Marwan Barghouti à Mahmoud Abbas, consiste à associer le Hamas à tout processus sur lequel s'accordent d'abord les 2 parties en conflit. Il est le seul homme à avoir une autorité d'écoute et une influence crédible avec le mouvement islamiste palestinien qui refuse de reconnaître Israël.Publié par argotheme à 16:32:55 dans LE MONDE QUI NOUS ENTOURE - INTERNATIONALE | Commentaires (0) | Permaliens
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