Par N.E. Tatem avec ARGOTHEME
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Dès que les premières personnes commençaient à pointer aux lieux des rendez-vous d’où devaient commençait les manifestation, et dans plusieurs villes d’Algérie, les policiers les ont embarquées. D’abord les journalistes ont été molestés et pris avant tous autres individus. Ce qui a engendré de priver grandement l’opinion de la suite des évènements.
A l’ouest du pays, une marche prévue à Oran à partir de la Place du 1er-Novembre, a été interdite d’une manière dûment préparée. Une centaine d’interpellations, dont le représentant de la LADH Kaddour Chouicha, une dizaine de journalistes et d’autres citoyens. Ils ont été dispatchés sur plusieurs commissariats
pour ne pas leur offrir l’occasion d’être ensemble. Et finalement ils ont été relâchés en après-midi, quand la dispersion a été déclarée réussie et close.
Dans la capitale, au quartier de Hussein Dey, face au tribunal, une dizaine de manifestants sont arrivés une heure avant la marche, parmi lesquels deux députés du RCD et Ali Yahia Abdennour, président d’honneur de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH), âgé de 90 ans. Ils ont été vite ceinturés par les forces de l’ordre.
Dans le quartier d’el Madania, place du 1er-Juillet, Saïd Saâdi le secrétaire du RCD a failli se faire lyncher par une horde d’une centaine d’hystériques « Batalgya » (nom pris des partisans du déchu égyptien Moubarak). Dès son arrivée sur les lieux, il a été traité de « kabyle, rentre chez toi à Tizi-Ouzou. Le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD a 19 députés sur 389 au parlement), est membre de la CNCD.
A l’ouest d’Alger, à Ain Benian ville qui connaissait depuis des années des révoltes citoyennes
, des barrières avaient été érigées dès l’aube du samedi. Servant à bloquer l’accès aux piétons. Tandis que des véhicules blindés et un gros contingent de policiers casqués surveillaient les alentours, sans qu’il ne se passe quoi que ce soit, selon des témoins. La répression en alerte a impressionné
, les jeunes emprisonnés dans les creux du désespoir !
Et aussi quelques jours auparavant les locaux du siège du parti RCD, comme à Bordj-Bou-Arréridj, ont été visés par des saccages. Cette ville connue pour ses actes de militantisme citoyen, et qui avait un certain temps présenté Nor-Eddine Aït-Hamouda comme candidat à la députation, située aux confins de la petite Kabylie où le clivage arabes-berbères est ancré comme fortement le fléau du tribalisme qu’a entretenu par le passé le parti unique, tentait chaque week-end de créer un regroupent contestataire
. Mais les sbires du système rentier et corrompu prenaient leurs menaces au bout du couteau.
La CNCD, lancée le 21 janvier suite aux émeutes qui ont ouvert la nouvelle année
et à la révolution des jasmins du pays voisin, s’est scindée en deux. Les partisans de marches dans les rues avec la société civile et des syndicats autonomes plus favorables à un travail de fond.