…La culture, des pays victimes de l’islamisme, menacée et persécutée en permanence.
Le Mollah Omar déclara en mars 2001 alors que le saccage des bouddhas de Bâmiyân « Nous cassons simplement des pierres... » . C’était à Kandahar son fief, alors que les dynamites résonnaient partout… C’était l’époque, 2001/2002, où les bibliothèques s’en prenaient des roquettes qui déchiquetaient leurs bouquins. Les souvenirs du dernier retranchement
, après que la guerre qui s’est installée dès 1992, fut la ville de Pol-e Khomri, surnommée « la petite Moscou ». Tous les démocrates et les intellectuels y ont trouvés refuge
, mais ils furent rattrapés.

Un grand symbole, avant d’être un atout touristique pour ce pays déchiré par les Houligans de la charia, ces réalisations rupestres sont d’une valeur inestimable. Gengis-Khan s’est cassé le sabre en les approchant, après avoir détruit la ville, qui abrité les peuples, les Pashtouns et les Tadjiks, qui les ont érigées et a laissé son nom, Bâmiyân, à l’actuel site. Creusées et sculptées sur le flan d’un monticule, qui a été préalablement taillé en horizontal, deux statuts de 53 et 35 mètres chacune (inversion des chiffres) représentent des bouddhas.
Face à la machine intégriste mondiale, les médias continuent de nous apprendre que le sang est le plat quotidien servi par des attentats. Pourtant les autres victimes de « l’internationale islamiste »
et sont partout où l’ordre morale et religieux est belliqueux. Une chanteuse surnommée la « Madona musulmane » est à l’origine du fabuleux projet appelé « Freemuze »
. Elle est à l’origine de la parution d’un CD consacré aux chanteurs censurés dans le monde (notre prochain sujet : suite). Et parmi les 14 participants du monde entier, figure l’afghan Farhad Darya
qui symbolise le retour de la musique après la chute des talibans.
Il a eu lieu le mardi 14 septembre, dans un stade de la ville de Hérat, et a fait 13 blessés selon le constat des employés de l’hôpital. Ces derniers ont précisé que les personnes reçues pour des soins sont : 1 femme, 1 enfant, 1 policier et 10 hommes. Selon le témoignage d’un journaliste de l’AFP, la bombe était certainement posée sur une moto garée dans les parages du stade.

Ni le chanteur Faryad Darya
, ni ses musiciens n’ont été touchés. L’artiste est un personnage connu dans les milieux artistiques afghans, iraniens, pakistanais et même au niveau de toute l’Asir du sud-est. Musicien, compositeur, producteur et ambassadeur de l’ONU pour la paix dans son pays d’origine, il vit aux USA . Il chante en différentes langues : persan (dari), ouzbek, anglais et en ourdou. Et il gère une fondation pour l’aide des orphelins et des enfants des rues d’Afghanistan.
Après l’explosion le chanteur s’est déplacé à l’hôpital pour constater les blessures et l’état de ses fans touchés.