dans l’Essonne et le décoré de la médaille du chevalier de l’ordre du mérite, Jean-Vincent Placé
s’est fait tirer les oreilles. Pour entendre dire : "dans l’Essonne, où notre Coréen national, Jean-Vincent Placé, va avoir chaud aux plumes" de la bouche d’un député et ex ministre, sur un canal de télé, la chaîne C+.Les circonstances du samedi 3 septembre, à Marseille, lors de l’université d’été du parti de la majorité, sont un vase clos qui a déversé un tremplin... Alain Marleix, secrétaire national aux élections de l’UMP et député
du Cantal, est interrogé sur la campagne sénatoriale qui se joue en Essonne. Il s’est lâché entre ironie, pique politique et instinct fondamentalement passible de tribunaux…
Rappeler à quelqu’un ses origines n’est pas juridiquement
inscrit dans les lois, sa portée étant la vexation. De quoi tarabuster les esprits des magistrats, car les propos sont formulés comme une dérision, mais ne peuvent cacher le doute sur la perception de la citoyenneté de l’intéressé. Une question de traçabilité est suggérée, quoi que déplaise qu’on ne considère pas ça du racisme !
La victime Jean-Vincent Placé, né en Corée et adopté par un couple de Français, annonce qu’il portera plainte auprès du procureur de Paris pour "injure raciale". "C’est scandaleux politiquement et très blessant personnellement" , dit-il. La remontrance sur la place publique, exprimée comme une exclusion tacite, pour disqualifier un français sur quelque soi le plan, le cadre et la situation où il est visé. C’est l’un des faits politiques, car il y a plusieurs
aussi importants les uns que les autres, de cette rentrée sociale 2011.
Numéro deux du parti, Les Verts, Confédération écologiste – Parti écologiste, qui est attendu avec intérêt pour des résultats, lors de la prochaine présidentielle, qui seront marquants et décisifs pour la gauche. Jean-Vincent Placé s’est construit parmi les militants une carrure nationale. François Fillon a eu à placer la même opinion déplacée sur la binationalité d’Eva Joly, une autre figure de la même formation politique.
Ce nouveau fait, où la liberté d’expression s’expose à la modulation juridique, interpelle l’opinion. En amont des élections sénatoriales, il est admis qu’une possibilité de rivalité existe. Mais ce sont des propos révélateurs que les votants sont dirigés non pas sur la compétence et les valeurs, mais vers le communautarisme d’exclusion. Et en aval de ce scrutin, dans la mesure où il est question d’évaluer les effets des opinions montrant les réticences envers l’enrichissement drainé par la présence de citoyens conformes à une population fournissant de nouvelles têtes
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La société française est ainsi devant un "testing" à l’échelle de la pratique réelle de la politique. Afin de se déterminer quant à la maturité d’assimilation et de considération due à une diversité de plus en plus présente
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