Par N.E. Tatem avec ARGOTHEME
.
Ces signes positifs laissent croire qu’en 2010, cette tendance s’est propagée encore à plusieurs pays, y compris ceux restés longtemps à la traîne. Et encore, comme obstinément on n’y croit pas à cette reprise attendue depuis des décennies. Elle semble ne pas faire l’unanimité et est aussi inexistante. Toujours considérés peu plausibles, les quelques 5% de croissance vraiment généralisée par le niveau de stabilité politique devenant avérée pour les années 2008 et 2009, ils restent un canular sans moindre considération.
Déjà en 2005/2006, le rapport du Centre de développement de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), publié par le mardi 16 mai, donna le ton. L'espoir aux habitants de ce continent considéré comme le plus mal loti de la planète, devait se substituer aux grandes misères marquées de famine et de troubles de toutes sortes.
Et certes les catastrophes humanitaires de l’Ethiopie et du Soudan, et par malheur aussi où s’y greffe l’islamisme abjecte avec sa violence terroriste et rétrograde, sont trop visibles pour les nier. Au-delà des perceptions que les pays occidentaux ne laissent pas passer sans en parler de ces 2 cas, les choses ailleurs sont moins sombres.
Comme encore l'instabilité en Côte d'Ivoire, ou bien dans l'est de la République démocratique du Congo, est à l’origine d’un frein tangible. Aussi le « naufrage de l'économie du Zimbabwe », pays qui n’a pas les moyens de donner aux gouvernants en place, et indécrottables depuis leur présidence du mouvement d’indépendance, telle l’Algérie par exemple, les arguments et finances pour rester éternellement au pouvoir.
A quoi attribuer cette lueur d’espoir ?
Dans ce contexte jusqu’à là inimaginable à cause de la gabegie qui a fait des systèmes de gouvernance postindépendance de véritables oligarchies, régnant avec des corruptions et d’autres blocages réels causant l’absence des programmes de développement. Il était peu pris en compte, l’importance du secteur énergétique. Tant les habitants du continent noir n’avaient d’énormes besoins domestiques et les programmes étatiques ne relevaient guère de songer à cet incontournable moyen, l’énergie, qui fait tourner l’essentiel de tout appareil productif de richesse.
Les questions énergétiques comme richesses à ne pas nier pour continuer et pérenniser l’élan africain.
Ainsi arrive le « Sommet Africain du Pétrole et du Gaz – cliquer ici pour consulter le programme- » qui aura lieu le 21 avril 2010 dans la capitale française au siège de l’AIE (Agence Internationale de l’Energie), 9 rue de la fédération Paris. Il se tient alors qu’en ce début d’Avril, le prix du baril du pétrole vient de consolider, certainement d’une manière définitive et irréversible, une hausse assez appréciable sans qu’elle cause les vents de paniques fréquemment reproduits, tellement l’habitude des fluctuations à la hausse ont conquis, avec les ans, la normalité. La rareté des énergies fossiles est bien établie, les experts en ont averti toute l’humanité.
Prendront part plusieurs ministres, dirigeants de sociétés pétrolières et gazières, de banques, de sociétés de services, pour débatte des grands thèmes ont confirmé leur présence à ce qui s'annonce comme un passionnant lieu d'échanges et de débat. Le continent africain détenteur de nombreux gisements pétroliers, peut largement profiter de la forte reprise économique en Chine et en Asie, sans se remettre à une quiétude. Faut-il que les pays africains soient dotés de leurs propres opérateurs qui anticipent la forte demande africaine pour les prochaines années.
Quand on sait que la déplétion des gisements (diminution naturelle de la production des gisements actuellement exploités) reste forte au niveau mondial, malgré que soient de temps à autres des découvertes de gigantesques ressources, comme au Brésil pays qui a d’abord fait sa croissance sans cet atout énergétique. Chaque année, la crise énergétique qui est en vue partout, explique qu’il faut non seulement faire face à l'élévation des besoins par l’arrivée de nouvelles demandes, mais aussi trouver réponses aux millions de barils consommés par jour alors que déclinent fortement la production.
Peu nombreuses, les nouvelles découvertes de gisements ne sont pas en mesure de satisfaire la demande en place et encore moins celle, comme en Afrique, est naissante. Outre le Brésil que nous avons cité, ci-haut, l'Irak probablement est aussi parmi les régions du monde où les possibilités d'augmentation de la production sont effectives. Pour le continent africain, d’énormes potentialités existeraient et sont peut-être importantes, en attendant que les prospections nous révèlent leurs vérités, nonobstant et d’ors-et-déjà le Golfe de Guinée étant à la pointe.
L'importance de ce Sommet Africain du Pétrole et du Gaz est due principale à la perspective d’une exploitation optimale des ressources énergétiques africaines, en prenant en considération toutes les expériences des anciens pays producteurs. Des points de non-moindre importance seront débattus comme : l’exploration, les stratégies des acteurs en Afrique, le potentiel du gaz par l'interdiction du « torchage », les problématiques liées aux hydrocarbures et la situation du raffinage africain.