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Par N.E. Tatem avec ARGOTHEME
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-Scoop Populaire -
L’affaire de la SONTRACH est celle qui va certainement changer beaucoup de choses en Algérie, du fait qu’une entreprise très symbolique est touchée par le fléau de la corruption. Ce dernier est le fruit du personnel de l’ex parti unique FLN qui a généré une bureaucratie très puissante et corrompue. Du fait de l’absence d’une alternance au pouvoir.
Le fatalisme ou l’indifférence, les algériens obnubilés ne s’intéressent presque pas à la cause des travailleurs. Mêmes les cas désastreux sont laissés pour compte. Seuls une poignée de militants syndicaux et la presse, privée qui se targue d’être indépendante, rapportent ces situations d’injustice. Sans vraiment que, dans l’environnement, des actions fortes notamment de l’opposition partisane montrent du mécontentement.
Un petit parti politique ouvertement ancré à gauche, le PST (Parti Socialiste des travailleurs), a apporté son soutien aux syndicalistes de SNVI. Tout exprimant l’exigence de relever le SMNG (Salaire Minimum National Garanti) à 35 000 DA, soit de 250%. L’Etat gouverné par on ne sait qui, puisque Boutef et l’armée sont au double-rôle (une sorte d’intérim à la tête d’un beylik), prévoit d’engloutir quelques 6 milliards de dollars dans la construction d’une gigantesque mosquée, histoire de battre le record sur Terre dans le gigantisme… Ce gouffre financier loin d’être un investissement réaliste, prive les algériens de ressources qui améliorent leur création (booster le PIB) ou bien juste leurs conditions de vie. Le populisme abject de la religion. La laïcité attendra le post-effondrement après d’autres carnages !
Il faut signaler que le niveau vie des algériens est beaucoup moins reluisant que nombreuxpays africains. Par rapport aux autres pays arabes, comble de similitude leur majorité ont la pompe pétrolière en marche H24. Il est au 1/3 des tunisiens et de loin peu tolérable par rapport au Maroc, l’Egypte, l’Afrique du Sud… Où les croissances semblent être mieux partagées par les populations. Outre que ces pays ont des avancées réelles, la classe moyenne bien épaisse. Contrairement à l’Algérie, une rente basée exclusivement sur ‘aléatoire « pétrole » qui a été à l’origine de la crise des années 80.
La classe moyenne algérienne est réduite à l’amaigrissement. Le désastre de sa chétivité réduit à néant son existence, déjà hantée de violences et d’insécurité. Une qualité de vie de grande précarité sociale, le pays remonte péniblement des années de terrorisme. Elle n’est pas mesurée dans le climat de démocratie formelle. Internet ouvre de nouvelles perspectives pourtant à la remise en cause des retards... Le cas de journalistes sous-payés fait légende. Pour un métier qui résonne représentatif du cadre moyen pour toutes les corporations professionnelles…
Le temple de la SONATRACH attaqué par les prédateurs, c’est la goutte qui fait déborder le verre. Cette entreprise était, aux yeux des algériens qui ne cachaient pas leur fierté, une inviolable citadelle, un astre, ou bien la vache laitière, vers lequel tous les yeux y sont vissés... Les escroqueries révélées par Mr Malti, l’ex PDG qui s’est déjà exprimé lors d’un bradage au profit de compagnies américaines, éclabousse le système de Bouteflika. Avec des interventions, dans la presse, au vitriol et de dénonciation de malversations, son expertise advient en partition qui réplique au regard des militaires. Plus connu par ses audacieuses diatribes, il apporte des plats chauds aux militaires et du pain sur les planches du tribunal d’Alger, spécialisé dans ce genre d’affaires.
Le DRS, les services secrets algériens, a agi tout en distillant les informations et en indiquant les coupables. Certaines sources croient que c’est sur injonction du président que le remue-ménage anticorruption est en marche. Le tribunal de Sidi M’hamed, prenant toujours acte de ce genre de requêtes tient place, en ces débuts de l’année 2010, du cerveau et du processeur de la capitale. Le régime est dans une vacuité anxiogène, inerte et sans réactions. Les commentaires de la classe politique, de l’intelligentsia et des journalistes, vont bon train. A l’égard des services secrets et de l’armée, ils ne vont pas de main morte pour montrer que l’institution militaire est à la tête du pays et se met en branle pour défaire et placer des présidents. Comme si cette attribution, d’une institution étatique, est une grande trouvaille dans un pays constamment menacé de déstabilisation ? Voilà qu’elle diligente des enquêtes.
Depuis des décennies, des intellectuels algériens disent que le FLN dirigiste ne peut produire que la corruption au regard même des actes de ses responsables idéologiques. Le personnel politique de l’ex parti unique est le premier servi par exemple des logements sociaux au niveau des localités. Le dévoiement des slogans de justice sociale, d’intégrité et de compétence, a été une réalité et le reste encore plus ignoble et arrogant. Mais par cette fin de règne du parti FLN, car celle du Front libérateur a pris fin en 1962, vire aux gros coups de détournement.
C’était, par le passé, les enfants de Messaâdia, de Goudjil et nombreux rejetons des membres du comité central, qui s’inscrivaient en stage à l’étranger, avec le personnel des usines clés-en-main du temps de Boumediene. Pour aller se taper des vacances de nombreux mois en occident (Italie, France, Autriche, Allemagne…). Maintenant ce sont des binationaux qui ouvrent des sociétés à l’étranger et grugent l’économie nationale. Puis nombreuses se sont vues placées dans les représentations consulaires. Ces bandits du sérail ont eu le temps de créer des filières, et planifient désormais comme RAK (Rafik-Abdelmoumène Khalifa), à partir de l’étranger en se portant comme entrepreneur.
Les arcanes de la corruption en Algérie sont structurées et sectorielles, les marchés publics ont été le grand filon où la bureaucratie tentaculaires s’enracinait. Les entrepreneurs algériens ruinés par la tyrannie des fonctionnaires, cherchent plus de protection pour ne pas subir les coups des impôts. Sinon comme pour les PME de réalisation de bâtiment, il faut être pistonné pour se faire payer les situations. Les combines des détrousseurs sont de plus en plus diaboliques et se situent généralement au niveau d’une administration campée par le règne de la médiocrité.
Mohamed Meziane, à la tête de cette société pétrolière depuis 2003 est non des moindres personnalités. Il a quitté ses fonctions après avoir comparu devant un juge qui lui a signifié son inculpation dans le cadre de cette enquête. Mais c’est encore la bêtise qui reste omniprésente, interprétant cette affaire en une guerre des clans ou une nouvelle disposition des centres du pouvoir. Estimé à 9600 milliards de dinars, selon une source judiciaire très proche du dossier, le cas Sonatrach, le préjudice met en accusation nombreux intervenants probablement sur le point d’être interpellés et proche de la présidence.
Publié par argotheme à 15:54:43 dans Actualités | Commentaires (0) | Permaliens
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1ère Partie : 1- Travailleurs algériens en mouvement, analyse conjoncturelle. - 2ème Partie : ALGERIE :La société atomisée dans les mosquées et par le football - 2ème Partie - Les grands sites industriels et les secteurs sensibles ont vécu des troubles que le pays n’a pas connus depuis des années. Et ce paradoxalement à l’indifférence établie… Et sans aucune présence de la déroutée opposition démocratique. L’opinion régnante est tiraillée par le ballon rond, une aubaine pour le pouvoir de calmer les séditions locales qui secouent sporadiquement nombreuses régions du pays. Et dont l’Etat, le président et son administration répondent de leur responsabilité. Aussi pour les secteurs où les travailleurs ont fait grève, relèvent généralement du secteur public. Le secteur privé est beaucoup moins structuré du point de vue syndical. De la part de la large masse où végètent des industries, les 8000 travailleurs de la SNVI à Rouïba de la zone industrielle d’Alger (Rouïba-Alger, secteur public) ainsi que les 7200 autres d’ArcelorMittal (privé) à Annaba ont donné le ton. Et du côté des secteurs des services, des non moins sensibles, comme l’enseignement, les praticiens de la santé du secteur public ainsi que les paramédicaux, et puis la presse privée où semble régner une choquante gabegie pour des employés bassement sous-payés et sans statut. Ces débrayages déclarés illimités, jusqu’à l’ouverture de négociations pour des plateformes revendicatives claires, ont surpris non seulement les autorités qui s’assuraient de la paix sociale et les dirigeants des entreprises. Les employés de SNVI ont pour sollicitations l’augmentation des salaires et la modification de l’âge de départ à la retraite. Et ceux d’El-Hadjar (ArcelorMittal) exigent un relèvement de 35% des salaires. Ils ont démarré leur grève le 12 janvier, sommant à un plan d’investissement global, alors que la direction exclut de rénover une cokerie mise en service en 1978. L’atmosphère à Alger et dans est tellement morne, malgré le football qui n’efface pas la désolation. Les scandales de la corruption n’arrêtent pas de ressurgir de plus en plus intrigants et dénonciateurs d’un système incapable de produire la moindre espérance pour les générations de jeunes dont les avenirs sont obstrués. Ils offusquent plus d’un algérien. Alors que le pays prend le chemin inéluctable de l’éradication du terrorisme, alors que fatalement il préserve les réseaux du « Fascislamisme ». Le désarroi de la jeunesse est beaucoup dû à la gouvernance affligeante de la chose publique. Depuis la crise, engendrée par la chute du prix du baril du pétrole pendant les années 80… Aussi bien la négociation du passage à la démocratie qui a laissé surgir les sbires fanatiques, que le présent, gardent l’anxiogène atmosphère de désespoir. Les estimations avancent plus d’une centaine de millier d’algériens qui ont quitté le pays lors des 2 dernières décennies.Prochain article - 4ème Partie et fin : SONATRACH LE GRAND DEBALAGE !
Aimer l’Algérie avec sa corruption ou la quitter, tel est le slogan…
Les HARGAS, jeunes algériens désespérés allant à d’autres contrées sur des embarcations de fortune.
Les jeunes cadres dont la facilité de s’installer sous des cieux où la misère ne leur est imposée, grâce à leurs compétences auxquelles les structures d’exclusion et le manque de débouchés économiques en Algérie leurs restent autistes. Une matière grise qui s’évapore, le système tourne à vide. Le gros de cette population d’exilés, avec l’âme amère de ne pas avoir eu de perspectives chez eux, sont les personnes qui ont souvent regardé d’un mauvais œil le parcours du terrorisme. Qui, lui surtout, ne leur a pardonné pas tant de ne l’avoir soutenu ou rejoint… Si ailleurs, on envie les atouts de l’Algérie. Bouteflika rêve d’une mosquée à 5 milliards de dollars. De quoi donner aux machinaux citoyens qui ont trouvé en l’islamisme leur nouveau nationalisme, que la haute importance du fait religieux leur confère prospérité.
Les scandales de corruption (obtenir des enveloppes d’un donneur) et de détournement des richesses par les castes dirigeantes, rapportés par la presse, privée qui se veut indépendantes des cercles influents, restent comme des coups d’épée dans l’eau. Le domaine des marchés publics a toujours été indiqué comme le plus exposé, des rouages algériens, aux prédations. Nombreux fonctionnaires véreux ont fait l’objet de poursuites, mais aussi leur impunité est par ailleurs comme assuré par les castes claniques desquelles ils relèvent. L’ancien parti unique tient le haut du pavé dans cette Kléptocratie.
Alors que l’Algérie passe de la 99ème place en 2007 à la 117ème en 2009 du classement de l’ONG Transparency-Internationale selon son rapport publié le 17 novembre de cette même dernière année, qu’éclate la plus grande affaire de corruption. Mêlant des cadres de haut niveau du ministère des travaux publics, où sont traités les marchés les plus juteux au regard de la rente pétrolière qui permet leur financement, des militaires, souvent cités sur la place publique dans des business louches, et du ministère des transports concernés par des projets fort couteux et jamais ouverts auparavant dans le pays.
Ce nouveau scandale est de loin plus abjecte que l’affaire dite « RAK » Rafik-Abdelmoumène Khalifa car impliquant directement des responsables en activité dans les institutions et des milieux qui devaient mis sous haute surveillance depuis même que le pays a recouvert sa souveraineté. Et qui croient avoir pleine latitude d’action sous le règne de Bouteflika. Mai s le plus frappant advient comme une formule connue des monarchies qui disposent des pompes de pétrole de la situation. Ce fléau gangrène les institutions algériennes au point que la suite (famille, amis et autres alliés) d’un dirigeant jouit de l’aubaine d’une manne partageable. La SONATRACH touchée par de telles débauches, les algériens le disaient mais la rigueur de nombreux investigateurs et experts ne s’imaginaient pas l’existence, est maintenant avérée.

Le PDG de cette entreprise, la 1ère au niveau du continent tout secteur confondu et le 12ème groupe pétrolier du monde, Mohamed Meziane est actuellement poursuivie pour une affaire de malversations. Le juge d’instruction du pôle judiciaire spécialisé de Sidi M’hamed près la cour d’Alger a inculpé quatorze personnes. Sept ont été mises sous mandat de dépôt, dont les deux enfants du PDG. L’ancien patron du CPA (Crédit Populaire Algérien) et son fils, deux vice-présidents de Sonatrach et un entrepreneur privé, alors que deux autres vice-présidents et quatre cadres de la compagnie ont été placés sous contrôle judiciaire pour, entre autres, violation de la réglementation des marchés publics et association de malfaiteurs. Le ministre de l’énergie lui-même a confirmé lors d’une conférence de presse ces allégations rapportées par la presse.
Le redoutable Département de renseignement et de sécurité (DRS) souvent décrié comme un service de l’armé faisant la pluie et le beau temps en Algérie, semble être mis en branle. C’est lui qui est derrière ces nouveaux scandales, rendus publics depuis l’automne 2009. Ce coup de semence des services secrets algériens apporte la preuve que la grande muette, l’armée s’est trouvé un nouvel ennemi après les hordes d’égorgeurs…
Publié par argotheme à 10:05:38 dans Actualités | Commentaires (0) | Permaliens
Par N.E. Tatem avec ARGOTHEME
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Cet article a été publié par POPULISCOOP
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De son côté la large couche vulnérable de la population algérienne, prise la joie du ballon rond, est déconnectée des mouvements sociaux qui revendiquent la démocratie et la justice sociale. Elle reste bloquée dans la scrutation de la violence terrorisme, largement atténuée malgré la labellisation AQMI (Al-Qaïda pour le Maghreb islamique). Au phénomène criard de l’absence de cohésion politique qui frappe l’opposition partisane des démocrates algériens et de larges franges de la société, s’est rajoutée l’exultation du football auprès d’une population avide d’évasion.
Pourtant informés tant des dernières revendications que de son état, les algériens à l’instar des populations arabes, ils se satisfont de la rente même quand les dirigeants en font mauvais usage. Et l’islamisme même s’il attire encore, nombreux prolétaires (travailleurs et laissés pour compte) dépourvus de cadre organisationnel éclairé, il ne leur offre point la perspective à laquelle ils espèrent.
L’action des syndicats émergents en parallèle à l’UGTA, est tue par à la fois les médias officiels et au niveau des puissants réseaux (communément « le téléphone arabe ») du bouche-à-oreille. Des canaux clandestins de fanatiques sont connectés, d’une manière formellement interdite mais pratiquement entretenue lors des cinq prières quotidiennes abritées par plusieurs dizaines de milliers de mosquées, cogitent à sauver ce qui reste des acteurs islamistes en Algérie. Ils tournent le dos au monde du travail parce qu’ils sont outils de capitaux issus de trafics et les prédations corrompues qui ont main-basse sur la rente du pays.
Depuis des années, les mouvements sociaux ont été mis en berne de la prédation à double tranchants, du nationalisme corrompu et du « fascislamisme ». Ils renouent difficilement avec le terrain depuis environ 2007. Malgré leur intensité, dans un contexte qui ne s’y prête guère, cette reprise des luttes sociales adopte la diversité dans ses formes de contestations en comptant dans son sillage le groupe « Bezzef » dont les quelques milliers de membres ont été ligués grâce au « Réseau Social » sur Internet : FACEBOOK.
C’est pour cela que des cas désespérés sont traînés devant les tribunaux, lynchés sur la place publique, ignorés par même l’organisation officiel UGTA et paradoxalement considérés comme incompris par la population bernée de populisme. L’histoire de Yacine Zaid, le premier à rendre public l’« esclavage moderne » qui se déroule dans le sud algérien. Et celui de Mme Meryem Mehdiqui après une grève de la faim de 41 jours pour licenciement abusif, la multinationale qui l’employait a cédé. British Gas vient de lui proposer une rencontre en vue de sa réintégration. Ces 2 cas interpellent plus d’un, quant aux traitements que subissent certains travailleurs dans une économie incapable de survivre sans le pétrole comme nombreux pays du continent africain : Afrique du Sud, Egypte et les deux voisins : Maroc et Tunisie.
Le film réalisé par Yacine
En contredisant l’emportement de la société, encore une fois après la nébuleuse vague d’adoration « fascislamiste », ces combats syndicaux se plaquent à la marge de la liesse collective autour du ballon rond. Mais essentiellement ces troubles n’ont jamais été aussi fervents et porteurs de fulgurance, ce qui dénote que l’après-foot sera plus soutenu. Bien sûr si une autre fulgurance fumisterie populiste ne viennent accaparer la contestation.
L’euphorie qui n’épargne aucun cercle de l’opinion, ni génération. Les petits moments de joie et l’évolution de l’équipe, même marquée par l’agressivité égyptienne, ne captive que peu les laborieux du peuple. A qui la misère retire de leurs familles les jeunes les plus affligés, qui s’aventurent dans le périple du « harag ».
Publié par argotheme à 08:46:28 dans Actualités | Commentaires (0) | Permaliens
Par N.E. Tatem avec ARGOTHEME
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Cet article a été publié par POPULISCOOP
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Quelques jeunes intellectuels et les travailleurs, tentés par la rupture avec un système qui ne cesse de dévoyer les espérances qui guident depuis des années la résistance à la dépravation des valeurs de modernité égalitaire, ont suivi les actions de travailleurs qui ont été déjà exprimées voilà déjà des années. Mais plus fortement ces derniers mois, sans se couper de la perspective de les continuer après l’ambiance des stades de foot.
Ancrées depuis des décennies dans une clandestinité marginalisés, les luttes sociales éclatées au grand jour à l’heure de l’euphorie du football, promettent la merveille du réveil « civilisationnel » d’une Algérie qui semblait avoir perdu ses catégories laborieuses et productives.
Séchant la liesse du football, pour la qualification de l’équipe nationale au Mondial de juin 2010 en Afrique du Sud ainsi que la participation à la Coupe d’Afrique des Nations, certains ouvrierss algériens ne se laissent pas obnubilés. Dans les circonstances offertes par ce sport à fort spectacle populaire, leur engagement pour les réclamations sociales bute à l’atmosphère délétère du reniement de beaucoup d’entre eux, mais surtout de la grande manipulation que font les décideurs quant à leur mobilisation.
Dans une extrême solitude aussi, le reniement imposé par le syndicat très officiel UGTA« Union Général des Travailleurs Algériens » qui est gangréné de corruption comme l’ensemble des institutions, en plus de la trahison, leur met les bâtons dans les roues. Ce dernier n’agissait plus, depuis des années, malgré l’érosion du pouvoir d’achat et la dégradation des conditions d’existence des salariés.
Vidéo -1- Les travailleurs de SNVI (Ex SONACOME)
Vidéo 2 - SNVI (ex SONACOME)
Silencieuse la base d’adhérents de ce syndicat, car ligotée, de officialité datant de la guerre pour l’indépendance parce qu’unilatéralement il est reconnu par le gouvernement comme unique partenaire aux conventions, reste embrigadée par la bureaucratie et le carriérisme des dirigeants. Depuis septembre 2006 quand la centrale a paraphé le Pacte Economique et Social, peu de sollicitations ont été exprimées de sa part.
Quand les salariés, déshérités d’un syndicat représentatif, fassent des actions parallèlement aux structures de l’UGTA, les cadres de ce dernier affichent l’indifférence. Très souvent désapprouvent et dans certains cas ils mènent des descentes pour briser les requêtes venant des travailleurs, contrairement à l’inertie de la structure officielle.
Publié par argotheme à 09:35:22 dans Actualités | Commentaires (0) | Permaliens
Par N.E. Tatem avec ARGOTHEME
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Cet article a été publié par POPULISCOOP
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Se demander comment le Yémen est déclaré comme nouveau sanctuaire d’Al-Qaïda, relève de l’ignorance primaire. Ce pays plongé dans un indescriptible sous-développement présidé de corruption, il a fournit nombreux terroristes pour l’attentat du 11 septembre. Il est un maillon faible dans la conspiration d’assurer les intérêts américains dans la région
Les armes achetées par nombreux pays arabes serviront à abattre les terroristes de la nébuleuse Al-Qaïda. Souvent des citoyens insurgés contre l’autorité illégitime qui les dirige, n’ayant trouver comme encadrement que les islamistes. Là où la menace insurrectionnelle, ayant pour but l’application rigoriste de la théocratie est effective, l’utilisation de ces arsenaux fait tourner une industrie militaire occidentale...
Ce qui est étonnant dans l’affaire du terroriste d’origine nigériane embarqué en Hollande le jour de noël 2009, c’est son parcours. A commencer par la non-exploitation des informations le concernant par les services américains de sécurité. Parce que les USA nous ont habitués à même de mobiliser le FBI et la CIA pour que les agents proposent des armes aux suspects, afin de les identifier comme potentiellement dangereux et de les arrêter après s’être présentés, conspiration oblige, fournisseur et trafiquant d’armes.
La dénonciation de son propre père qui est un ancien ministre, et non un simple paysan africain, ne sert finalement qu’à blanchir son géniteur. Outre son inscription sur la liste américaine des personnes à suivre les gestes, il avait disparu pendant les mois de sa préparation par les formateurs d’Al-Qaïda au Yémen sans que l’on piste sa mise en branle et son passage à l’acte. Et finalement il voyage avec un explosif que les douanes n’ont pas détecté au moment de son accès à l’avion à destination de Détroit, et sans que l’on se rende compte de son retour au terrain de l’action. L’intervention d’un autre passager a déjoué son attentat, d’ailleurs avec une simplicité déconcertante.
Terrorisme: La stratégie US au Yémen
L’intéressement au Yémen par les Etats-Unis est né de ce fait. Un pays plongé dans une grande dans une pauvreté sans lendemain où même la corruption ne trouve pas grand-chose à se mettre sous la dent. Déchiré par un double conflit, au Nord les Houtis des chiites indiqués comme soutenus par l’Iran, et au Sud par des sunnites séparatistesremettant en cause la réunification (Yémen du Nord et du Sud) de 1990. Ces derniers, se revendiquant socialistes, ont été malmenés par des combats face à l’armée officielle soutenue par les Houtis du Nord à laquelle appartient le président Saleh.
Les menus revenus, de ce pays de plus de 19 millions d’habitants, proviennent d’une agriculture de plus en plus en difficulté, d’une modeste rente pétrolière, d’une pêche basée sur le microcosme marin du pays, ainsi que d’une aide internationale peu intéressée. Et de l’argent envoyé par les travailleurs expatriés notamment en Arabie Saoudite. Environ un million des ressortissants yéménites ont été expulsé quand leur pays s’est opposé à l’invasion de L’Irak.
L’ancrage de la pseudo-idéologie islamiste, au Yémen, étant grandement dû de l’absence de toutes formes modernes d’existence sociale. Le groupuscule de fanatiques « AQPA » Al-Qaïda dans la Péninsule Arabique donne plus de tournis à la lutte contre le terrorisme désormais, en visant la monarchie saoudienne, l’un des principaux alliés et fournisseurs énergétiques. Le nombre de Yéménites et de Saoudiens qui ont participé à l’attentat du 11 septembre est majoritaire, suivi aussi par les égyptiens. Ce pays devait être scruté depuis déjà une décennie…
Il est présenté comme un sanctuaire de l’organisation labélisant toutes les factions islamo-terroristes du monde. Une réunion internationale sur le Yémen, convoquée peu après l’attentat manqué de Noël contre un avion de ligne américain effectuant un vol Amsterdam-Detroit, se tiendra le 27 janvier à Londres.
Qasim Al-Raymi, qui était l’un des 23 membres d’Al-Qaïda à s’être évadés en février 2006 de la prison de sûreté de l’Etat à Sanaa, "est le principal artisan et l’idéologue d’Al-Qaïda au Yémen", selon les responsables yéménites. Déclaré mort lors d’un pilonnage duvendredi 16 janvier 2009, un communiqué repéré par les services de surveillance des sites islamistes sur Internet par la CIA a apporté le démenti. Il est encore celui qui se permet des apparitions publiques sans se soucier de se faire arrêter, comme le cas dernièrement lors d’un enterrement où il a été vu pendant tout un après-midi.
Anwar Al-Awlaki a vécu au Nouveau Mexique. Imam il a prêché dans des mosquées sur tout le territoire américain, y compris à San Diego en Californie, à Fort Collins dans le Colorado et à Washington. Maîtrisant l’informatique et surtout la langue anglaise, au point d’être l’« e-imam », avec un site Web très populaire où il publie des points de vue radicaux. Ce qui lui permet de toucher un public non-arabophone.
Saïd Al-Shehri est Saoudien, capturé en décembre 2001 au Pakistan. Il été détenu à Guantanamo. Transféré en Arabie saoudite, il a été soumis au programme de réhabilitation assuré par le Centre de soins et de conseils Mohammed Ben Nayef. Après avoir affirmé, et sa déclaration est consignée, que s’il était relâché, il se garderait de toute activité en travaillant dans le magasin familial de meubles d’occasion à Ryadh.
Nasser Al-Whayshi, alias Abou Bassir, est celui qui a perpétré, sinon organisé, l’attentat du 27 août 2009, contre le prince Mohammed Ben Nayef BenAbdel Aziz, le responsable de la lutte antiterroriste du royaume. Sa vidéo après ce coup reste historique, disant"Attendez-vous au pire !" Elle a été mise en le centre américain de surveillance de sites islamistes (SITE) pour assurer une authentification sans faille. Outre que sa conversation téléphonique avec le prince, légèrement blessé dans l’attentat, a été diffusée par le ministère de l’intérieur saoudien, le 1er septembre. Il prétendait repentir mais c’était pour faciliter son retour au Yémen, car il était pris en chasse.
Publié par argotheme à 23:04:50 dans Actualités | Commentaires (0) | Permaliens
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